Bras de fer au conseil d'administration de la CCQ

RCQC  |  Par Publication: 26/04/2012 12:55 Mis à jour: 26/04/2012 13:02

Diane Lemieux

Un bras de fer se joue présentement au conseil d'administration de la Commission de la construction du Québec. Au coeur des débats: l'utilisation de fonds devant normalement servir à la formation des travailleurs.

Un peu plus de 200 000 $ de ces fonds ont été engagés dans un processus de contestation judiciaire de la loi 33. Dans un extrait vidéo datant d'octobre dernier, le dirigeant syndical du Conseil provincial international, Donald Fortin, prévenait qu'il se battrait.

Mais ce qu'il ne disait pas, c'est qu'il comptait aussi utiliser des fonds destinés à la formation des travailleurs pour payer des avocats dans sa lutte contre la loi 33.

Donald Fortin parle des fonds de formation de l'industrie de la construction, soit plus de 185 millions de dollars. Jusqu'à l'adoption du projet de loi 33, l'argent était géré par deux comités composés de représentants de l'industrie et des syndicats. Mais les fonds et leur gestion sont maintenant transférés à la CCQ, et les deux comités de gestion sont abolis.

Les administrateurs des deux fonds s'y opposaient fortement et ont mandaté une firme d'avocats pour une possible contestation de la loi 33.

Le monde syndical est divisé. Pour la CSN-Construction, ces fonds ne doivent pas servir à des contestations judiciaires.

« C'est des fonds qui doivent être dédiés exclusivement, exclusivement à la formation professionnelle. » -- Aldo Miguel Paolinelli, D. G. CSN-Construction

C'est aussi l'avis de la CSD Construction.

Mais Donald Fortin, lui, ne voit aucun problème à utiliser ces fonds pour des frais d'avocats. C'était, selon lui, une décision autorisée par les administrateurs patronaux et syndicaux des comités de gestion.

La FTQ-Construction appuyait, elle aussi, l'idée de cette contestation juridique payée à même les fonds de formation.

En mettant fin aux activités des comités de gestion des fonds de formation, le conseil d'administration de la CCQ doit maintenant payer la facture des frais d'avocats controversés, soit plus de 200 000 $. Mais la PDG, Diane Lemieux, s'y oppose, en s'appuyant sur un rapport de vérification externe.

La CCQ préfère ne pas commenter le dossier. Mais selon nos informations, un deuxième rapport d'expert vient donner des munitions à Diane Lemieux. Ce rapport conclut que certains membres du C. A. de la CCQ sont en conflit d'intérêts, puisque ce sont eux, au départ, qui ont autorisé les dépenses controversées au coeur de ce litige.

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    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

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    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

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Publié par Jean-Philippe Cipriani  |