Le PQ veut un débat sur le financement politique entièrement assumé par l'État

CP  |  Par Publication: 25/04/2012 15:53 Mis à jour: 25/04/2012 19:45

QUÉBEC - Pour redorer le blason des élus, l'opposition péquiste propose d'étudier l'abolition du financement populaire des partis politiques.

Pour le porte-parole de l'opposition en matière de réforme des institutions démocratiques, Stéphane Bédard, le temps est venu d'explorer une nouvelle avenue de financement politique assumé à 100 % par les contribuables.

«Je pense qu'il faut ouvrir le débat autour du financement totalement public, a-t-il dit. Il y a tellement eu d'histoire autour du financement politique, il faut casser ça, il faut arrêter ça.»

Les récentes révélations de Radio-Canada, à l'effet que l'entrepreneur en construction Lino Zambito et la firme de génie Roche avaient organisé des soirées de financement pour la ministre Nathalie Normandeau, alors aux Affaires municipales, ont porté un autre dur coup à la réputation des parlementaires, a déploré M. Bédard.

«On nous met tous dans le même paquet, or ce n'est pas vrai. Le Parti québécois, ce n'est pas le Parti libéral. Moi, je n'ai jamais sous-traité un cocktail de financement à une firme d'ingénieurs, je n'ai jamais même pensé à faire ça, on n'est pas tous dans la même 'gimmick'», a-t-il soutenu.

Le Parti québécois s'est déjà engagé, s'il est porté au pouvoir, à ramener de 1000 $ à 100 $ le don maximal autorisé à une formation politique. Le but visé est de court-circuiter la capacité des lobbyistes d’influencer les partis politiques par des contributions massives.

Néanmoins, un sondage Léger Marketing publié plus tôt cette semaine tend à démontrer que cette mesure ne suffit pas à dissiper l'image de corruption qui colle à la peau de la classe politique. À 53 %t, les répondants ont dit croire que la majorité des députés sont impliqués dans des affaires de corruption.

Pendant la période de questions à l'Assemblée nationale, le député de Chicoutimi a plaidé en faveur d'un nouveau coup de barre pour lutter contre le cynisme. Il a suggéré au gouvernement de tenir un débat sur l'abolition du financement populaire des partis politiques et son remplacement par un financement entièrement public basé sur les résultats électoraux.

«Depuis un an, le climat s'est adouci un peu ici mais pas ailleurs au Québec. Le cynisme autour de la classe politique est réel et les données du sondage d'hier (mardi) interpellent tout le monde. Il faut poser des gestes, et ce n'est sûrement pas le fait de sous-traiter un cocktail de financement à une firme d'ingénierie qui va ramener la confiance des citoyens», a-t-il justifié.

La partie ministérielle n'a pas donné suite à la requête du député de l'opposition.

Servant la réplique, le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, a rappelé le bouquet de mesures adoptées ces derniers mois pour faire échec au financement frauduleux.

Il a cité la loi «anti prête-noms» (la loi 113), les amendes quintuplées, la déclaration obligatoire du donateur et l'abaissement de la contribution autorisée de 3000 $ à 1000 $.

Ces «progrès» font «une différence», a soulevé M. Paquet, pressé de clore le débat.

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Huguette
07:52 sur 26/04/2012
Je suis d'accord comme ça les libéraux ne pourraient plus tricher.

Ils n'auraient plus à récompenser leurs ti-amis et pourraient gouverner pour le peuple au lieux de gouverner pour le parti libéral comme fait Jean Charest.
03:09 sur 26/04/2012
Le PQ a l'air de commencer à trouver que c'est plus difficile qu'ils le pensaient de contourner la loi 113.

Maintenant, ils veulent nous obliger à leur fournir l'argent qu'ils ont besoin, sans qu'on puisse rien faire pour refuser. Je donne à mon parti, parce que je VEUX donner à mon parti. Mais, jamais je n'accepterai d'être FORCÉE à donner, même si ce n'est que par mes taxes, à un parti que je n'aime pas et que je ne veux pas appuyer.

Ils essayent vraiment n'importe quelle façon, pour pouvoir nous imposer le plus possible, leur volonté, en nous laissant le moins possible, la possibilité de refuser.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
21:48 sur 25/04/2012
La démocratie ne doit jamais être une affaire dargent mais bien de valeurs et d'idées.

Il faut aussi contourner le libre arbitre des médias en cette matière.
23:35 sur 25/04/2012
Il y a juste comme un petit problème, c'est devenu une affaire d'argent.

Personnellement, je ne suis pas vraiment d'accord avec le financement à 100 % public et il me semble que le nœud du problème il est avec le financement des partis politiques, alors pourquoi ne pas y mettre un terme tout simplement et le transformer en financement de la démocratie politique.

Fini les collecteurs de fonds attachés à un parti, tout le monde y compris les entreprises pourrait donner et il n'y aurait aucune limite, sauf évidemment pour le crédit d'impôt.

Comme les dons ne seraient pas attribués à un parti, mais qu'ils serviraient à financer tous les partis, on aurait plus à se préoccuper de limites, de qui donne quoi à qui et pourquoi. Les compagnies pourraient même utiliser le fait qu'elles contribuent à la démocratie politique dans leur publicité.
23:35 sur 25/04/2012
Quand il n'y aurait pas suffisamment d'argent en caisse, la différence serait assumé par les fonds publics et comme les québécois adorent les loteries, rien n'empêcherait Loto Québec d'organiser une loterie de la démocratie politique deux, trois ou quatre fois par année, pour renflouer la caisse. On pourrait organiser des bingos, des tournois de golf et des cocktails pour la démocratie politique. Les fonds seraient administrés et distribués par le DGE ou par le VG et tout serait public, avec publication mensuelle des résultats et un bilan annuel complet pour chaque parti.

Il y aurait une somme de base attribuée à chaque parti qui parvient à récolter un certain pourcentage du vote, puis on aurait une somme supplémentaire basée sur le nombre de votes obtenus et on pourrait penser à une somme pour assurer à chaque député les moyens nécessaires à entretenir son bureau de comté.

On devrait modifier la loi pour avoir des élections à date fixe, cela permettrait d'augmenter le budget des partis lors d'une année électorale.

Mais quoi qu'il en soit, il m"apparaît de première évidence qu'il faut éliminer le financement des partis et passer à autre chose qui soit plus démocratique.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
AndreLegare
Carpe diem
01:01 sur 26/04/2012
La première partie ok mais pour le reste ...organiser tant d'événements avec les frais d'administrations grassement payés aux administrateurs avec prime de départ et bonus de rendement?
L'autre problème c'est les nouveaux partis. Sans savoir si ils seront élus comment déterminer les montants et comment éviter qu'il ne se forme pas une infinité de partis voulant tirer profit de cette stratégie?
Pas aussi simple...
08:27 sur 26/04/2012
Je trouve ton idée très bonne du financement de la démocratie politique où as-tu trouvé cette idée ?