Bombardements au Soudan du Sud (VIDÉO)

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SOUDAN
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Bombardements au Soudan du Sud

Selon un journaliste de l'Agence France-Presse présent dans la zone du raid aérien, de fortes explosions ont secoué la ville. Plusieurs bombes ont été larguées près d'un pont stratégique et d'un marché.

Au moins deux enfants auraient été tués au cours de l'attaque, selon le gouverneur de l'État sud-soudanais d'Unité, Taban Deng.

Le Soudan dément toute attaque

À Khartoum, le gouvernement d'Omar El-Béchir a nié être à l'origine de ce bombardement sur Bentiu. L'armée « dément toute sorte de bombardement sur la frontière du Soudan du Sud », a déclaré à l'AFP un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères.

Cette nouvelle flambée de violence survient peu de temps après que l'armée soudanaise ait repris la région frontalière de Heglig, où se concentrent d'importants gisements de pétrole. Cette région riche en hydrocarbures est l'objet d'une âpre dispute entre le Soudan et le Soudan du Sud qui a fait sécession en juillet 2011.

Incapable de s'entendre avec Khartoum sur le tracé d'une frontière dans cette région qui divise les deux États, le Soudan du Sud avait pris le contrôle militaire de la zone de Heglig le 10 avril dernier. Les forces soudanaises l'ont reprise 10 jours plus tard.

Le gouvernement du Soudan du Sud a affirmé avoir retiré volontairement ses troupes de la zone à la demande de la communauté internationale pour éviter une guerre ouverte avec son voisin.

Pas question de négocier, clame Omar El-Béchir

« Avec eux, nous négocions avec des fusils et des balles », a déclaré le président El-Béchir ignorant les appels au calme de la communauté internationale.

Les combats pour le contrôle de la zone pétrolière de Heglig ont fait plusieurs centaines de morts, sinon des milliers, depuis le mois de mars. Selon Khartoum, au moins 1200 soldats sud-soudanais ont péri dans les combats. Le gouvernement soudanais ne précise cependant pas l'étendue de ses propres pertes.

Quant aux infrastructures de la région qui fournissaient près de la moitié de la production pétrolière du Soudan avant la sécession, elles seraient lourdement endommagées, selon l'AFP.