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La CLASSE condamne la violence délibérée dans les manifestations

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(Radio-Canada.ca) - La CLASSE, réunie en congrès à Montréal, a adopté une résolution qui condamne toute violence physique délibérée commise lors de manifestations.

Cette condamnation était la condition posée par la ministre de l'Éducation Line Beauchamp pour accepter la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) à la table des discussions, aux côtés de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

La CLASSE avait jusqu'ici toujours refusé de condamner les actes de vandalismes et de violences, leurs porte-paroles disant ne pas disposer du mandat pour le faire.

Cette décision intervient quelques heures après l'annonce par la FECQ qu'elle était prête à entamer des discussions avec Québec, sans la CLASSE, si elle s'obstinait à ne pas condamner les actes de violence commis lors de manifestations étudiantes.La FECQ, réunie dimanche en assemblée, en Montérégie, avait adopté une résolution allant en ce sens.

« La résolution exige la participation de la CLASSE, mais à condition qu'elle condamne la violence. » — Léo Bureau-Blouin
« On pense qu'il est important que tous soient unis, mais si une association décide elle-même de s'exclure du processus de discussion en ne condamnant pas les actes de violence, nos associations nous ont demandé d'entamer un premier processus de discussion pour voir ce que la ministre de l'Éducation avait à offrir et de quelle façon on peut dénouer l'impasse » expliquait plus tôt aujourd'hui le président de la FECQ.

Le co-porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, s'était alors désolé de la nouvelle position de la FECQ. Il y voyait une erreur stratégique :

« C'est un affront et ça vient diviser le mouvement étudiant. Je crois que ça joue le jeu de la ministre, le jeu qu'elle voulait jouer en lançant ce fameux débat sur la condamnation. Malheureusement, il semblerait que la FECQ est tombée dans le panneau. C'est très dommage. »La Fédération étudiante universitaire du Québec FEUQ se limite pour sa part encore à soutenir que sans la CLASSE, il n'y aura pas de négociations.

M. Bureau-Blouin précise par ailleurs que sa fédération a l'intention de poursuivre le mouvement de grève, pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines : « La raison pour laquelle la ministre de l'Éducation porte attention aux revendications étudiantes, c'est parce qu'il y a des étudiants qui sont en débrayage. Si on arrête, le gouvernement n'aura plus de raison de nous accorder des concessions ».

Il insiste pour dire que l'impasse ne peut être dénouée sans discussion sur la hausse des droits de scolarité, ce à quoi Québec se refuse toujours.

Le président de la FECQ estime que les discussions doivent commencer au plus tôt pour voir ce que Québec a à offrir.

« Chaque jour qui passe, ce sont des jours qui compromettent le semestre de dizaines de milliers d'étudiants. C'est pourquoi on pense qu'on n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre au niveau du temps. » — Léo Bureau-Blouin
Dimanche encore, de passage à Gatineau pour un rassemblement partisan, le premier ministre Jean Charest a appelé les étudiants à négocier et réaffirmé du même souffle que son gouvernement ne pouvait pas accepter l'intimidation et la violence.

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