France: dernier grand rassemblement pour François Hollande avant le premier tour (PHOTOS)

Publication: 20/04/2012 14:58 Mis à jour: 20/04/2012 17:41

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES, France - Lors de son dernier rassemblement avant le premier tour de l'élection présidentielle en France, le candidat socialiste François Hollande a exhorté les électeurs, vendredi, à ne laisser aucun répit à la droite et à voter pour lui dès dimanche.

Pour lancer cet appel, il avait choisi Charleville-Mézières, une ville où Nicolas Sarkozy avait formulé des promesses qui, selon son principal adversaire, n'ont pas été honorées.

«Ne laissez aucun répit à la droite, offrez-lui simplement le repos qu'elle mérite», a plaidé le candidat socialiste lors de ce rassemblement en plein air sur la place Ducale. Il a demandé aux électeurs de lui «donner la force nécessaire pour qu'il n'y ait plus de doutes, plus d'inquiétude» sur l'issue de la présidentielle.

Il a une nouvelle fois mis en garde contre la dispersion des voix de gauche.

«Je suis le seul capable d'être au second tour et de battre la droite», a affirmé François Hollande, dans une allusion à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche. Il a aussi appelé au «sursaut républicain» pour convaincre les électeurs tentés par l'extrême droite de ne pas voter pour Marine Le Pen, du Front national.

Le candidat socialiste, donné favori par les sondages, a dit qu'il avait appris à se «méfier de l'euphorie».

«Une victoire électorale, elle se mérite, elle se conquiert, elle s'arrache, et c'est ce que nous allons faire», a-t-il promis aux centaines de personnes rassemblées sur la place Ducale.

Il a expliqué qu'il avait tenu à terminer sa campagne du premier tour dans les Ardennes, «le département le plus ouvrier de France». Et qu'il avait choisi une ville «où il y a des promesses qui n'ont pas été honorées».

Lors d'une visite à Charleville-Mézières durant la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis «à la France qui souffre» qu'il ne la «trahirait pas» et ne l'«abandonnerait pas». Élu chef de l'État, il brigue à présent un second mandat.

Pour sa dernière journée de campagne vendredi, François Hollande a effectué un déplacement marathon dans l'est de la France, sur des terres plutôt favorables à la droite, voire à l'extrême droite.

«Je suis confiant parce que je sens qu'il y a un mouvement qui s'est levé depuis plusieurs mois», a-t-il déclaré à la presse lors de sa première étape, à Vitry-le-François (Marne). Le candidat socialiste y a déjeuné, entouré de jeunes, à La Malterie, un centre d'intégration où des adultes handicapés mentaux ont participé à la préparation du repas.

«C'est dans les dernières heures que ça va se décider», a souligné le socialiste. «Je veux aller jusqu'au bout de cette campagne.»

Il s'est ensuite rendu à Saint-Dizier (Haute-Marne). Durant son parcours dans les rues, des sympathisants se sont pressés pour lui serrer la main, le prendre en photo ou lui glisser «bonne chance». Des passants plus à l'écart ont lancé «Sarko dégage», ou encore «Sarkozy, t'es fini».

Le candidat a effectué le trajet entre ces deux villes dans l'autocar qui transportait les journalistes. Une occasion pour lui de rappeler que «dans une élection, on n'est jamais sûr de rien». Le score de Marine Le Pen est selon lui la grande inconnue du premier tour.

Pour dimanche soir, François Hollande a envisagé trois scénarios: un scénario noir, où la droite créerait la surprise; un scénario gris avec des résultats serrés; et un scénario rose, où il remporterait une avance confortable. Mais «le plus probable est de ne pas être en tête», a-t-il estimé. En cas de scores serrés, le débat va être décisif entre les deux tours, a-t-il souligné.

Durant les deux semaines qui précéderont le second tour du 6 mai, il compte faire campagne tous les jours, avec trois grands rassemblements à Limoges, Paris et Toulouse. Dès lundi, il ira à Quimper et Lorient. Et samedi prochain, il assistera à la finale de la Coupe de France de football entre l'US Quevilly et Lyon.

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Publié par Patrick White  |