Le maire de Mascouche devrait se poser des questions sur son aptitude à siéger

Publication: 18/04/2012 14:49 Mis à jour: 20/04/2012 10:57

QUÉBEC - Sous le coup d'un mandat d'arrestation, le maire de Mascouche devrait se poser des questions sur son aptitude à siéger, a déclaré mercredi le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard.

Il était appelé à commenter la rafle de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) effectuée mardi.

Parmi les 14 personnes qui devront faire face à la justice figure le maire de Mascouche, Richard Turcotte, sur qui planaient des soupçons de corruption et de collusion. Il est actuellement en vacances à Cuba et devrait donc être arrêté à son retour.

La loi actuelle prévoit qu'un élu devient inhabile à siéger seulement une fois qu'il est reconnu coupable, a rappelé M. Lessard. Or actuellement Turcotte n'est qu'accusé.

Quant à savoir toutefois s'il doit se retirer de son poste jusqu'à ce que l'affaire soit entendue, le ministre a tout de même envoyé un signal.

«Les personnes en fonction auront ces questions à se poser et poseront des gestes, il leur appartient de le faire», a-t-il affirmé.

Les perquisitions réalisées par l'UPAC mardi ont eu lieu à Laval, Terrebonne et Mascouche. Les 14 personnes arrêtées feront face à 47 chefs d'accusations, notamment fraude, corruption, trafic d'influence et complot. L'hommes d'affaires controversé Tony Accurso se trouve notamment parmi les accusés.

Les perquisitions ont permis à l'escouade Marteau, de l'UPAC, d'établir qu'un système avait été mis en place il y a plusieurs années en vertu duquel des fonctionnaires et des élus obtenaient des avantages en échange de favoritisme dans l'octroi de contrats.

Ces contrats touchaient notamment la Ville de Mascouche, la Régie d'assainissement des eaux de Mascouche et Terrebonne, ainsi que la Régie d'aqueduc de la MRC des Moulins.

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    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

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    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

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  • Novembre 2010

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  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

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    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

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Publié par Patrick White  |