Caisse de dépôt et placement: la rémunération de Michael Sabia a bondi en 2011

Publication: 18/04/2012 11:08 Mis à jour: 20/04/2012 10:54

MONTRÉAL - Le président et chef de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, a reçu une rémunération totale de 940 000 $ en 2011, ce qui constitue une augmentation considérable par rapport aux deux années précédentes.

Le salaire de base de M. Sabia est resté stable à 500 000 $, mais pour la première fois depuis son arrivée à la Caisse, en 2009, il a touché une prime de rendement. Au cours des deux premières années de son mandat, il avait de lui-même renoncé à toute prime.

En 2011, la prime de M. Sabia s'est chiffrée à 1,2 million $, indique le plus récent rapport annuel de l'institution, rendu public mercredi. Le dirigeant a touché 400 000 $ de la somme. La portion restante de 800 000 $ est différée jusqu'en 2014 et sa valeur évoluera en fonction des rendements de la Caisse. Michael Sabia a toutefois décidé de ne participer à aucun régime de retraite, ce qui entraîne des économies pour l'institution.

Quatre autres dirigeants de la Caisse ont touché des rémunérations plus élevées que M. Sabia en 2011. Celles-ci ont oscillé entre 946 667 $ pour Claude Bergeron, chef de la direction des risques, et 1,45 million $ pour Daniel Fournier, président du groupe immobilier.

En 2011, M. Bergeron a reçu, «en reconnaissance de sa contribution passée et continue à la gestion active et à la restructuration du dossier BTAA» (anciennement connu sous le nom de papier commercial adossé à des actifs), une somme de 266 667 $.

Pour leur part, M. Fournier et le vice-président aux déposants et aux initiatives stratégiques, Bernard Morency, ont eu droit à des «dédommagements» respectifs de 255 000 $ et de 250 000 $ pour avoir renoncé à leurs activités professionnelles antérieures.

Pour ce qui de la rémunération incitative versée à l'ensemble des employés de la Caisse, elle a totalisé 31,4 millions $ en 2011 alors qu'elle avait atteint 35 millions $ en 2010 et 20,9 millions $ en 2009.

L'institution a tenu à préciser mercredi que la rémunération globale de Michael Sabia «demeure inférieure de 43 pour cent à la moyenne de rémunération versée en 2011 aux présidents et chefs de la direction des principaux pairs de la Caisse», comme le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario et l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada.

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Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
22:44 sur 18/04/2012
APRÈS beaucoup de mécontentements face à son embauche et ensuite effaçés par une performance supérieur aux attentes, sa rénumération bien gagnée devrait-être suffisante. Sa prime ne devrait-elle pas se présenter comme une reconnaissance diplomatique plutôt que monétaire?
16:48 sur 18/04/2012
Encore cette pénible histoire de la parité avec les voisins. Sabia comme tous les autres gestionnaires au Québec devrait apprendre à vivre selon nos moyens ou à changer d'emploi. Il serait temps qu'on siffle la fin de la récréation pour les techniciens glorifiés et qu'on les ramène sur terre parmi ceux qui travaillent dur pour gagner leur croute et qui ne passent pas leur temps à réclamer des primes au rendement pour faire tout simplement leur travail.

S'il fallait que la main-d'œuvre québécoise fasse preuve de l'avidité de Sabia et consort, nos entreprises seraient en faillite. Cette mentalité des gestionnaires n'a aucun fondement et aucune justification que leur avidité, il serait temps d'y mettre un point final et de leur apprendre à se contenter d'un salaire qui représente déjà beaucoup plus que ce que gagne la moyenne des travailleurs québécois. Si lesdits travailleurs sont capables de faire leur travail avec professionnalisme et bonne volonté en échange d'un salaire raisonnable, qu'est-ce au juste qui empêche les gestionnaires de faire de même et d'où leur vient cette conviction d'avoir droit à des primes et autres avantages, dès qu'ils démontrent un peu de talent ou même parfois malgré le fait qu'ils ne fassent rien de particulier ou qu'ils fassent même preuve d'une complète incurie.
22:47 sur 18/04/2012
Et après cela le gouvernement dit qu'il n'a pas d'argent...
12:56 sur 19/04/2012
Le gouvernement a toujours de l'argent pour ses amis. Quand il a fini de leur faire des cadeaux, il n'en reste évidemment plus pour la population.
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
17:25 sur 19/04/2012
Vous etes dure des fois Chere Madame, pourquoi ne pas recompenser les bons coups, et aussi deduire les primes quand les resultats ne sont pas au rv?
On paye quand cela rapporte, et on fait l'inverse quand ce n'est plus le cas!
pierre m de ruelle
20:06 sur 19/04/2012
Êtes-vous d'accord avec moi pour dire qu'un gestionnaire n'est jamais complètement responsable de ce qui arrive dans l'entreprise quel que soit le type d'entreprise. Ces gens-là ont du personnel qui travaille sous leurs ordres et il me semble qu'il est déjà assez scandaleux de constater qu'ils gagnent je ne sais combien de fois plus que la moyenne des salariés, je ne crois donc pas qu'il soit utile ou pertinent d'en ajouter.

Le problème nous vient tout simplement du fait que les gestionnaires ont très bien vendu leur salade et que la population est sous l'impression qu'ils sont indispensables et que sans eux, la terre arrêterait de tourner. De là le fondement de leur chantage et de leur avidité sans bornes.

L'autre problème et nous le voyons régulièrement, c'est que les primes au rendement sont non seulement versées quand il n'y en a pas, elles donnent aussi lieu à une prise de décision à courte vue, qui ne vise qu'à améliorer les choses, souvent de manière artificielle ou temporaire, le temps de passer à la caisse et ce genre de décision peut même être préjudiciable à l'entreprise sur le moyen ou le long terme. Excellente illustration du proverbe qui veut que l'argent soit un bon serviteur, mais un mauvais maître.

Et quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, c'est le salaire qui devrait s'en ressentir.
20:06 sur 19/04/2012
Personnellement j'en ai ras le bol de ces techniciens glorifiés que nos universités produisent en si grand nombre que nous n'avons pas à nous inquiéter d'en manquer de sitôt, alors qu'ils se contentent d'un salaire que pourrait leur envier le travailleur québécois qui le leur paie et qu'ils imitent ce travailleur qui trime dur cinq jours par semaine et ne passe pas son temps à vouloir la parité avec l'Ontario ou la CB ou à vouloir une prime pour faire le travail qu'il a à faire.

J'ajouterais que si les gestionnaires étaient imputables, je pourrais concevoir un type de prime au rendement échelonné sur une assez longue période, ce qui nous éviterait les décisions ne visant que l'année courante, mais étant donné que ce sont des irresponsables, comme nous avons pu le constater avec Rousseau, Blanchet ou Roch Denis, je ne vois aucun intérêt à leur verser un cent de plus que leur salaire. Donc pas de prime de départ, sauf leur 4%, pas de prime au rendement, pas de parachute doré d'aucune sorte et pas de contribution du gouvernement à leur fonds de pension. What you see is what you get, point final et celui qui n'est pas satisfait peut toujours aller voir ailleurs le temps qu'il fait. Rien de plus facile à remplacer qu'un gestionnaire, nous en produisons treize à la douzaine. Il est juste temps de caller leur bluff.