Éventuelle rencontre entre Québec et les étudiants: encore rien de concret

Publication: 17/04/2012 11:37 Mis à jour: 20/04/2012 10:41

MONTRÉAL - Les discussions en vue d'une éventuelle rencontre entre les associations étudiantes et le cabinet de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp n'ont encore rien donné de concret.

Interrogée mardi à Québec, la ministre Beauchamp a confirmé l'existence de contacts entre son cabinet, d'une part, et la Fédération étudiante collégiale (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), d'autre part.

Mais elle est restée très prudente, affirmant que les parties ne faisaient que travailler à discuter d'une éventuelle rencontre. La date n'en est pas encore arrêtée.

Théoriquement d'ailleurs, la ministre veut parler plus largement de la gestion des universités, mais il est clair que la question litigieuse des hausses des droits de scolarité serait abordée.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSÉ) semble donc écartée de ces échanges pour le moment.

«Clairement, le gouvernement essaie de diviser pour mieux régner, parce qu'il sait très bien que si l'ensemble des organisations étudiantes sont à la table de négociation, il y a plus de chances de réussite», a commenté la coporte-parole de la CLASSÉ, Jeanne Reynolds, au cours d'une rencontre avec la presse à Montréal.

«Dans cette optique-là, oui, en ce moment, on fait face à un isolement. Mais je pense qu'on va être capable, si les organisations étudiantes respectent leur engagement, de faire reculer le gouvernement et qu'il nous invite finalement à cette table de négociation-là», a-t-elle ajouté.

Mme Reynolds a dit trouver ironique que la FECQ soit invitée à cette rencontre, alors que selon elle, la FECQ ne représente que 16 pour cent des étudiants encore en grève. La CLASSÉ, elle, en représente environ 48 pour cent.

La FECQ et la FEUQ font maintenant pression pour que la ministre de l'Éducation accepte de rencontrer toutes les associations étudiantes, incluant la CLASSÉ, mais la ministre refuse.

Interrogée à ce sujet, la ministre Beauchamp a répété que la position gouvernementale était déjà connue. Lundi, le premier ministre Jean Charest lui-même a affirmé que la CLASSÉ prenait des positions extrêmes dans le débat sur la hausse des droits de scolarité et a déploré le fait que ses dirigeants refusaient de condamner clairement les récents actes de violence qui ont marqué la campagne de protestation.

Pour Mme Reynolds, poser comme condition une nécessaire condamnation des actes de violence est un «faux débat». Elle a critiqué à son tour le fait que le gouvernement ne veuille pas dénoncer «la brutalité policière» qui a fait qu'un jeune qui a participé à une manifestation a été gravement blessé à un oeil, il y a de cela plusieurs semaines.

Pour sa part, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a fait une déclaration à l'Assemblée nationale pour dénoncer les différents gestes de violence et méfaits qui ont été perpétrés ces derniers jours: introduction par effraction, saccage de bureaux, vitres cassées, etc.

«La violence se répand. Comme un incendie, il est facile de l'allumer, mais difficile de l'éteindre. Parmi les gestes qu'il est nécessaire de poser pour en éviter la propagation, l'un de ceux-ci est la condamnation inconditionnelle de ces violences et intimidations, une condamnation sans réserve», a-t-il lancé.

«Nos désaccords avec les choix des personnes légitimement élues ne justifient pas la violence et l'intimidation», a-t-il ajouté dans cette déclaration ministérielle.

À son tour, la députée péquiste Marie Malavoy a dénoncé «tout geste de violence et méfait en guise de manifestation». Elle a toutefois invité le gouvernement Charest à «maintenir la paix sociale en ouvrant le dialogue» avec les étudiants.

Les étudiants qui débraient le font pour protester contre les hausses annoncées des droits de scolarité à l'université, de l'ordre de 325 $ par année pendant cinq années consécutives, à compter de l'automne prochain. Ces droits passeront donc de 2168 $ en 2011- 2012 à 3793 $ en 2016-2017.

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Publié par Jean-Philippe Cipriani  | 
 
 
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10:59 sur 18/04/2012
Le saccage, le vandalisme, l’intimidation … ils sont tous des actes terroristes. La violence n’a pas de justification dans la société Québecoise. Il n’est pas la conséquence de ceux qui refusent de dialoguer avec les terroristes, sinon de ceux qui refusent de les répudier. Mme Marois est prompte à dénoncer ses adversaires politiques. Pour quoi ne veut elle pas dénoncer les actes de violence qui méritent la condamnation universelle?
22:29 sur 17/04/2012
Tous les gens de bonne foi ont déjà entrevu la solution à ce conflit, mais il semble que certaines personnes, des deux côtés, ont oublié comment on approche un problème et comment on le règle.

Tout ce temps perdu alors que la clé du problème tient au fait que le gel ne peut continuer et que l'ampleur du rattrapage, sur une seule génération d'étudiants, n'est pas acceptable. On lâche un chiffre comme ça... Rattrapage de 100% des coûts sur dix ans (10%/an) et indexation par la suite aux deux ans.

C'est parti, parlez-vous que Diable et négociez!
10:50 sur 18/04/2012
Les deux associations étudiantes concernées n'ont qu'à accepter. Tant qu'à la CLASSÉ, elle mérite la situation dans laquelle elle se trouve présentement.

Le gouvernement est prèt à discuter, les étudiants refusent, là en est la situation et plus le temps s'étire et plus il nous paraît évident qu'il n'y avait pas de projet. Ils avaient tendu un guet-apens à la ministre et en leur répondant oui mais avec les auteurs de ce projet seulement, elle a fait bifurquer leur plan qui devait les justifier de continuer cette grève.
21:01 sur 17/04/2012
Les étudiants voulaient une grève la ils en ont une vrais lâcher pas la fin du monde devrait arriver dans 200 a 300 ans
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
18:07 sur 17/04/2012
Pourquoi M. Charest a-t-il autant de diffilcultées avec le "concret" ?

« Un homme d'expérience ne devrait jamais s’égarer dans le concret. L'abstrait reste l'âme des affaires. »

de Michel Audiard
Dialogue du film Quand passent les faisans
15:29 sur 17/04/2012
Il devient de plus en plus évident que ce parti politique, qui a déjà négocié publiquement avec des Mohawks masqués sans avoir dû préalablement renoncer à la violence, n'a jamais eu l'intention de le faire avec des étudiants à visage découvert.
16:51 sur 17/04/2012
C'est drole dans mes souvenir non seulement la violence a été condamné mais on a utilisé l,armé pour mettre fin a la violence
17:03 sur 17/04/2012
Jamais le représentant du gouvernement libéral, John Ciaccia, n'a exigé de Lasagne qu'il enlève son masque et qu'il condamne publiquement la violence comme condition préalable aux discussions qui ont eu lieu en direct.
09:59 sur 18/04/2012
Vous savez, je commence à penser quelques-fois à cette solution. Je ne le souhaite et ne l'espère absolument pas, mais plus la situation dure et qu'on ne voit plus le temps où nous pourrons circuler n'importe où au Québec sans avoir peur que quelque chose n'éclate, par surprise, à côté de nous, plus je me prends à y penser.
14:05 sur 17/04/2012
Vous êtes dans le champs, même si des étudiants veulent recommencer leurs cours, ils ne le peuvent. Dans mon cas, le vote de reconduction de la grève est coopté par une bande zouf extrémistes dans des AG qui durent des heures et des heures. Les profs sont du côté des grévistes et l'université ne fait rien. Ceux et celles qui veulent étudier sont pris en otage!
16:00 sur 17/04/2012
Je perçois comme « extrémistes » ceux qui après avoir exercé leur droit de vote dans un exercice démocratique refusent un résultat majoritaire parce que contraire à leur choix.
20:55 sur 17/04/2012
Encore à mains levées.
16:12 sur 17/04/2012
Les étudiants sont vraiment pris en otages. Je ne comprends vraiment pas, il y a une injonction contre le CEGEP de St-Hyacinthe suite à la tenue d'un vote électronique.

Ils ne doivent pas dévoiler les résultats de la consultation électronique, et doivent détruire toutes les données informatiques individualisées et ce, pour 10 jours puisqu’il s’agit d’une injonction interlocutoire provisoire.

Tout ça pour que la démocratie et le mandat de représentation des associations étudiantes soient respectés. Vous pouvez lire tous les détails en suivant le lien suivant.

http://www.fecq.org/Injonction-au-Cegep-de-Saint
12:40 sur 17/04/2012
Ce que les étudiants ne semblent pas réaliser, c'est que la session qu'ils sont en train de perdre va finir par leur coûter plus cher que les augmentations de frais qu'ils devront assumer. Et puis, avec leur vandalisme, ils sont en train de faire payer cette classe moyenne qu'ils voulaient supposément protéger de la hausse des frais de scolarité. Il fallait que tôt ou tard la politique à courte vue du gel des droits de scolarité soit abandonnée. Et puis la fameuse Classe, sans classe a déjà attaqué les bureaux de Line Beauchamp. Quand on mange la main qui nous nourris, cela finit par nous retomber sur le nez. La CLASSE a voulu jouer les gros bras, mais elle a rencontré plus fort qu'elle. Chose certaine, les groupes de gauche sont morts de rire. Ce sont les étudiants qui prennent les coups à leur place.
15:37 sur 17/04/2012
Ne méprisez pas ces étudiants en les décrivant d'incapables de comprendre l'ampleur et les conséquences, à court et long terme, des actions qu'ils posent. Des générations d'étudiants les ont précédés dans des revendications qui ont fait avancer l'État du Québec.

L'appui qu'ils reçoivent des intellectuels les plus éminents du Québec vient vous dire que tout ce beau monde en comprend beaucoup plus que le public en général en est capable.
22:24 sur 17/04/2012
Ouais mais c'est le public en général, la plèbe, qui va être pris avec cette autre facture, si on écoute nos intellos...
10:25 sur 18/04/2012
Comme vous dites, ils peuvent remercier les générations d'étudiants qui les ont précédés dans des revendications qui ont fait continuer le gel des droits de scolarité et mme Marois qui, malgré le fait qu'elle voyait très bien ce qui arriverait si le gel continuait, n'a pas sû avoir le courage qu'il fallait pour se tenir debout. Elle a préféré se reculer et s'incliner devant eux avec les résultats qu'on connait. Si ces générations d'étudiants avaient pris leur responsabilité et accepter de faire leur juste part, comme tout adulte doit le faire, à ce moment-là, la situation actuelle n'existerait pas.
12:16 sur 17/04/2012
Personne n’a pas obligé aux étudiants à reprende les classes. Ceux qui veulent étudier peuvent, et ceux qui ne veulent pas peuvent rester à la maison ou dans les rues. Les universités et les CEGEP les offrent un choix, quelque chose que les militants ne font pas avec ses intimidations, l’absence de votes secrets et démocratiques, ses tactiques violentes. Dans le monde réel les grèves ont des normes et des conséquences. Les entreprises restent ouvertes, les grevistes doivent respecter les droits des autres et ne peuvent pas les interdire le passage, et les employés qui ne travaillent pas perdent leur salaires. Si les étudiants ne veulent assister à class, ils doivent accepter et vivre les conséquences de cette décision: perdre la scolarité et l’année scolaire, et souffrir les sanctions pénales si ils font des actes criminels.
12:15 sur 17/04/2012
Personne n’a pas obligé aux étudiants à reprende les classes. Ceux qui veulent étudier peuvent, et ceux qui ne veulent pas peuvent rester à la maison ou dans les rues. Les universités et les CEGEP les offrent un choix, quelque chose que les militants ne font pas avec ses intimidations, l’absence de votes secrets et démocratiques, ses tactiques violentes. Dans le monde réel les grèves ont des normes et des conséquences. Les entreprises restent ouvertes, les grevistes doivent respecter les droits des autres et ne peuvent pas les interdire le passage, et les employés qui ne travaillent pas perdent leur salaires. Si les étudiants ne veulent assister à class, ils doivent accepter et vivre les conséquences de cette décision: perdre la scolarité et l’année scolaire, et souffrir les sanctions pénales si ils font des actes criminels.