Réchauffement climatique: la chef du Wildrose ne compte pas changer pour gagner des votes

Publication: 17/04/2012 15:32 Mis à jour: 20/04/2012 10:56

CALGARY - La leader du parti albertain Wildrose, Danielle Smith, affirme ne pas avoir l'intention de changer sa personnalité ou ses positions dans le but d'attirer des électeurs lors du scrutin de lundi prochain.

Lors d'un débat en ligne, lundi, Mme Smith a dit croire que la discussion scientifique sur les changements climatiques n'est pas terminée, et qu'il revient au gouvernement de superviser le débat.

Mais du côté de la communauté scientifique, le réchauffement climatique n'est plus remis en question, a plaidé Andrew Weaver, l'un des modélisateurs en climatologie les plus respectés sur la planète.

«Il y a des centaines de scientifiques qui travaillent sur ce problème et s'il y avait un talon d'Achille, ils le trouveraient», a affirmé le climatologue de l'Université de Victoria depuis le Maroc, où il planche actuellement sur un rapport de l'ONU sur la question des changements climatiques.

Danielle Smith fait valoir qu'il est plus important de savoir que sa formation compte encourager la population à trouver des méthodes pour réduire sa production de gaz à effet de serre.

Elle se dit surprise que sa position sur les changements climatiques défraie soudainement les manchettes, puisqu'elle ne fait que répéter aujourd'hui ce qu'elle a dit dans le passé et ce qu'elle compte réaffirmer à l'avenir.

Selon le politologue Duane Bratt, la leader n'a effectivement d'autre choix que de maintenir le cap sur cette question. «Ses déclarations reflètent les positions des supporters du Wildrose — les gens au sein du parti, les gens qui financent le parti, pas nécessairement les électeurs. Je parle des candidats, des gens associés de près à la campagne électorale, les plus importants donateurs.»

L'actuelle première ministre et chef du Parti progressiste-conservateur, Alison Redford, a estimé mardi que le débat est clos et que l'Alberta devrait maintenant reconnaître que c'est sa réputation dans le monde qui est en jeu.

De son côté, le chef du NPD albertain, Brian Mason, voit difficilement comment Danielle Smith pourrait imposer des sanctions aux pollueurs si elle ne croit pas que l'activité humaine a un impact sur l'émission de gaz à effet de serre.

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Publié par Geoffrey Dirat  |