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Le PLQ et le PQ doivent éradiquer leur«culture de corruption», selon Québec solidaire

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Amir Khadir et Françoise David, ont dévoilé la mise à jour d'un rapport sur les contributions politiques effectuées par des employés de la firme de génie-conseil Roche (CP/Archives) | CP

MONTRÉAL - Le Parti libéral et le Parti québécois doivent s'atteler à éradiquer la «culture de corruption» qui gangrène leur financement, a martelé lundi Québec solidaire.

En conférence de presse à Montréal, les coporte-parole du parti de gauche, Amir Khadir et Françoise David, ont dévoilé un nouveau rapport sur les contributions politiques versées par des employés de la firme de génie-conseil Roche.

Selon les calculs de QS, des employés de Roche ont versé plus de 40 000 $ au PLQ en 2009. Ce montant a toutefois chuté à 10 000 $ en 2010 et à moins de 5000 $ en 2011.

Du côté du PQ, les contributions provenant d'employés de Roche ont totalisé 5000 $ en 2009, un peu plus de 3000 $ en 2010 et environ 2500 $ en 2011.

Québec solidaire attribue les baisses enregistrées en 2010 et 2011 à l'«outrage public face à ces pratiques», et à l'abaissement de 3000 à 1000 $ de la limite des contributions aux partis politiques, entré en vigueur le 1er janvier 2011.

S'appuyant sur le témoignage d'un ancien vice-président de Roche, Gilles Cloutier, Radio-Canada a révélé la semaine dernière que la firme a recouru à des centaines de prête-noms pour financer des partis politiques, dans l'espoir d'obtenir des contrats publics.

Roche nie pour sa part toute malversation.

Contrairement au PQ, QS ne prône pas une abolition complète des contributions populaires aux partis politiques. Pour mettre fin à la situation actuelle, la formation presse plutôt les «vieux partis» de changer leur «culture».

«Ce sont vraiment des milliards de dollars que coûte aux contribuables québécois cette culture des vieux partis politiques», a lancé M. Khadir, en évoquant des études qui ont établi que des appels d'offres viciés se traduisaient par une hausse des coûts des travaux publics.

S'il resserrait le financement des partis politiques et l'attribution des contrats publics, le gouvernement pourrait économiser des millions de dollars et annuler la hausse des droits de scolarité, a ajouté le député de Mercier.

«Ce gouvernement (...) n'a aucune légitimité pour exiger des étudiants une hausse des droits, a-t-il insisté. Il devrait faire le ménage dans sa cour et faire la guerre à la corruption plutôt que de mener une guerre contre le mouvement étudiant.»

La semaine dernière, la chef péquiste Pauline Marois a assuré que son parti n'a jamais accepté que des prête-noms soient utilisés pour remplir ses coffres.

Reconnaissant toutefois qu'il y avait «un certain problème», la chef de l'opposition officielle a promis que si des gestes non conformes aux règles du PQ ont été posés, «les gens en subiront les conséquences­».

Le premier ministre Jean Charest a quant à lui juré qu'il n'y avait «pas de lien entre l’octroi des contrats et le financement du Parti libéral du Québec».