Des cégeps dévoilent des scénarios de prolongation et implorent leurs étudiants

Publication: 13/04/2012 11:13 Mis à jour: 13/04/2012 16:27

MONTRÉAL - À leur tour, des cégeps touchés par la grève étudiante ont dévoilé vendredi leur scénario de prolongation de la session, souvent les soirs, les fins de semaine, plus tard ce printemps. Mais ces scénarios moins pénibles ne seront possibles que si les étudiants reviennent bientôt en classe, ont-ils prévenu.

Vendredi, 85 000 étudiants de 22 cégeps du Québec étaient toujours privés de cours, certains depuis 30 ou 32 jours. C'est environ un cégep sur deux. Au total, avec les universités, ils sont environ 180 000 à boycotter leurs cours, dans certains cas depuis huit semaines.

La Fédération des cégeps du Québec a réuni cinq directeurs de cégeps, vendredi, pour lancer cet ultime appel aux étudiants: portez votre débat politique et social sur une autre scène et revenez suivre vos cours en attendant.

Les cégeps ont rappelé qu'ils n'ont guère le choix: en vertu de la loi, ils doivent dispenser leurs cours. Ils n'écartent donc pas la possibilité de prendre les moyens qu'il faudra pour assurer le libre accès aux collèges touchés, avec les tensions qui risquent de s'ensuivre. Mais les fédérations étudiantes disent alors craindre les actes de violence.

«L'alternative immédiate, ce sont des injonctions demandées par des étudiants et des parents, a dit le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne. Ce n'est pas une alternative qu'on souhaite, d'où l'appel pressant aux étudiants ce matin. En bout de piste, on prendra nos responsabilités. Nous, on n'est pas exempté des obligations du Régime d'études collégiales, on doit respecter ces obligations-là.»

Interrogé à savoir si les cégeps allaient dispenser leurs cours si le boycott étudiant se maintient au-delà de la date butoir fixée dans chaque cégep, M. Beauchesne a ouvert la porte à cette éventualité. «Si le boycott se maintenait, dans le coffre à outils des collèges, (on a) tous les moyens à la disposition pour qu'on reparte les cours. Ça fait partie des possibilités pour les collèges, effectivement.»

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, prévient qu'agir en ce sens risquerait de provoquer des affrontements. «On n'a pas eu d'information à l'effet que tous les collèges allaient vouloir rouvrir leurs classes tous en même temps. Mais pour l'instant, la stratégie reste la même: on va s'assurer que les mandats de grève soient respectés. Si c'est la stratégie qui était adoptée par les collèges, c'est vraiment une stratégie qui est très dangereuse, parce que là, ça va virer en guerre civile, là, vraiment. Et c'est ce qu'il faut éviter à tout prix», a-t-il dit.

La FECQ et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) reprochent au premier ministre Jean Charest d'«encourager la violence» en poussant les directions de cégeps et d'universités à rouvrir leurs portes malgré les votes de grève des étudiants.

«Nous, notre inquiétude maintenant, c'est que les gestes, disons que les violences s'exacerbent, deviennent de plus en plus présentes, dans un contexte où le premier ministre semble encourager ça», a soutenu M. Bureau-Blouin.

Dans certains cas, comme au Collège de Valleyfield, cela a causé des échauffourées entre étudiants favorables et opposés au boycott des cours.

M. Beauchesne a indiqué qu'il recevait tous les jours des mises en demeure ou des courriels de la part de parents, d'étudiants qui veulent que les cours reprennent. Certains étudiants ont recours à des requêtes en injonction devant les tribunaux. Les cégeps se disent pris entre l'arbre et l'écorce et veulent sauver la session.

«Pour l'ensemble des 22 collèges où il y a une période de boycott, c'est à peu près généralisé: les mises en demeure, les courriels, les demandes de parents. Même à la Fédération des cégeps, j'en reçois à tous les jours des dizaines. Effectivement, c'est un phénomène qui prend de l'ampleur actuellement», a commenté M. Beauchesne.

Encore vendredi, à Valleyfield, les quelque dizaines d'étudiants qui protestaient contre la hausse des droits de scolarité sont parvenus à y faire annuler les cours pour une deuxième journée de suite.

La direction du collège avait annoncé, cette semaine, que l'enseignement reprendrait malgré le boycott des cours décrété par des étudiants. Jeudi et vendredi, des piquets ont été dressés autour de l'immeuble et les professeurs n'ont pas voulu les franchir.

Pour éviter des affrontements, la direction a de nouveau choisi d'annuler les cours vendredi.

De son côté, la CLASSÉ (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante) a tenu le même discours que la FECQ et la FEUQ, affirmant vouloir «prendre tous les moyens nécessaires pour que ces décisions (de mandats de grève) soient respectées». Elle ajoute que «ce n'est ni la Fédération des cégeps, ni les injonctions, ni les décrets autoritaires des administrations collégiales et universitaires qui viendront briser la solidarité étudiante».

Les étudiants protestent ainsi contre les hausses annoncées des droits de scolarité de l'ordre de 325 $ par année pendant cinq ans, à compter de l'automne prochain. Ces droits passeront ainsi de 2168 $ pour l'année scolaire 2011-2012 à 3793 $ en 2016-2017.

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MONTRÉAL - À leur tour, des cégeps touchés par la grève étudiante ont dévoilé vendredi leur scénario de prolongation de la session, souvent les soirs, les fins de semaine, plus tard ce printe...
MONTRÉAL - À leur tour, des cégeps touchés par la grève étudiante ont dévoilé vendredi leur scénario de prolongation de la session, souvent les soirs, les fins de semaine, plus tard ce printe...
Publié par Jean-Philippe Cipriani  | 
 
 
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10:39 sur 14/04/2012
Le parti libéral, péquisse et la caq ont clairement dit a RDI midi par des représentants élus qu'ils sont absolument contre la gratuité, contre le gel et pour une hausse. Donc les manifestations contre la hausse c'est assez. Vous irez vous assoir pour demander des accomodements.
Ça demeure la minorité qui veut imposer à la majorité son opposition et ses propositions. Ils seront poursuivi c'est clair. les étudiants on des droits et ils ne pourront dire qu'ils ne le savaient pas. Et ils briment les droits des étudiants et son en train de leur causer un préjudice grave. On a été très patient. Mais si nos enfants perdent leur session c,est sur qu'on va s'inscrire dans un recours collectif contre les syndicats qui ont organisé et financé ce mouvement et tout les autres partenaires qui font parti de la coalition.
19:53 sur 23/04/2012
Vous avez raison à 200% Les étudiants sérieux, intelligents, ont aussi des droits, qui présentement sont brimés et assurément que c'est un préjudice grave que tout cela va causer aux étudiants. Votre idée de s'inscrire à un recours collectif contre ceux qui sont à la base qui ont organisé et financé ce mouvement; manifester comme des sauvages, briser tout ce qui leur tombe sous la main, de cette manifestation sauvage. C'est fou, illogique, irresponsable, irrespectueux, débile faire perdre une session d'études pour seulement $325.00.
09:37 sur 14/04/2012
De plus en plus présentes, les acte de violence, les tensions, les affrontements, des échauffourées entre étudiants, allant même à une menace de guerre civile, C'est complètement illogiques, débiles, cons, irresponsables faire une grève pour 325.$ par année, 27.08$ par mois ou 6.25$ par semaine. Ma petite-fille a commencé à 16 ans à travaillé, mais avant ça elle avait le coeur de passer des journaux, circulaires, catalogues; elle allait garder soirs et fin de semaine; elle offrait à des personnes âgées de faire leur petit ménage, et elle mettait son argent à la banque en vue de ses études collégiales et universitaires. Ce n'est pas un enfant qui gaspille en s'achetant un iPod, iPhone, iPad, cellulaires avec mille et une fonctions, auto récente quand de l'année, resto, golf, vacances en Floride, ski etc. Elle a un simple cellulaire de base et elle fait une soirée d'équitation par semaine comme loisir, resto que dans de rares occasions, elle a une auto 1992, elle voyage en autobus pour économiser sur l'essence. Elle gère très bien son argent, mais elle a déjà plus de 6,500$ de ramasserpour son université . Que les étudiants cessent d'être des enfants ROI, des enfants gâtés, des enfants qui veulent tout sans rien payer. Ils sont loin d'êtres matures agir comme ils le font.
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02:02 sur 15/04/2012
La hausse est de 1625 par année en passant
02:28 sur 15/04/2012
1625. $ oui mais pour 5 ans. Disons qu'au bout de 5 ans le coût sera plus élevé de 135.$ par mois ou de 31.25$ par semaine.

Trouvez-moi un étudiant qui ne dépense pas 135.$ par mois en cochonnerie. Voyages, ski, golf, resto, bière, l'essence pour toutes leurs sorties en petite gang, cellulaire avec mille et une fonctions, qui coûte env. 75.$ par mois

Coupez un peu dans le gras, en plus dans 5 ans n'oubliez pas que le salaire minimum va augmenter. Ils sont vraiment très exigeants, ils veulent tout iPod, iPhone, iPad, automobile de l'année ou encore très récente. Ils veulent tout sans payer, sans le moindre effort.

J'écoutais une représentante d'association dire que la Ministre ne les avait pas contacté, elle ne leur a pas demandé leur avis avant d'augmenter les frais de scolarité. Est-ce que vous avez déjà vu un Ministre nous contacter pour savoir si on est d'accord pour hausser les impôts, ou hausser quoique ce soit.

C'est complètement fou, illogique, débile, insensé, con. ces associations n'ont aucun respect pour leur membre. Ils se foutent carrément de l'année scolaire de lrus membres. Ils ne respectent même pas eux-mêmes les étudiants qui sont sérieux et qui veulent assister à leurs cours. Ils sont brimés, c'est ça le respect
07:32 sur 16/04/2012
La grève empêche des étudiants sérieux qui veulent réussir, obtenir leur diplôme et vous faites la grève sans savoir exactement pourquoi.

La hausse est de 1625.$ p/a. étalée sur 5 ans; lis, informe-toi, au lieu de véhiculer n’importe quoi. Une grève pour 325.$ p/a; 27.08$ p/m ou 6.25$ p/sem. Vous vous faites fourrer. Vos dirigeants parlent de 1625.$ sans parler du 5 ans.

Dans 5 ans le salaire minimum aura augmenté; stage, travail d’été dans ton métier, t’es super bien payé. Comptabilise le coût d’une session manquée !!! Jugement, raisonnement, analyse déficients.

Ma petite-fille est acceptée à l’université. Si la grève d’imbéciles continue et que son année de CEGEP est perdue; sans DEC, non inscrite pour la session d’automne, ne peut entrer à l’université. En reprenant sa session en janvier 2013, elle perd un an. Qui va la rembourser tous les frais, les déboursés de la session manqué, d’inscription à l’université??? Déjà ça vaut plus que 1625$ sur 5 ans

Parce que des imbéciles, des cons, des détraqués font la grève, que fera-t-elle de son temps??? travailler au salaire minimum??? À 18 ans elle a déjà en banque + de 6,500$ d’économiser pour ses études; ce n'est pas ses parents qui payent pour elle, mais elle sait épargner, gérer, économiser, dépenser son argent avec jugement pas pour des cochonneries. C'est pas une enfant "ROI" ne claque pas du doigt pour tout récolter sans effort, sans travailler. SUITE………….