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Le système parlementaire fonctionne au Canada, dit le ministre Flaherty

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JIM FLAHERTY SYSTEME PARLEMENTAIRE
Le ministre des Finances Jim Flaherty (Getty) | Getty Images

OTTAWA - Le ministre des Finances Jim Flaherty affirme que le Canada possède un avantage sur les États-Unis en matière de gestion de l'économie, soit un système gouvernemental qui peut prendre des décisions.

M. Flaherty a vanté mardi les vertus du système parlementaire à des journalistes à New York après avoir participé à une conférence sur les impôts à l'Institut George W. Bush.

Interrogé à savoir si son modèle pour réduire l'impôt des sociétés pourrait être étendu aux États-Unis, le ministre a déclaré qu'un gouvernement majoritaire rendait le tout plus simple, mais il a admis qu'il avait été en mesure de faire adopter d'importantes politiques alors même que les conservateurs étaient minoritaires.

Dans un échange qui pourrait surprendre les Canadiens, le ministre Flaherty a expliqué que les conservateurs avaient été en mesure de travailler avec l'opposition pendant cinq ans et de faire adopter des politiques primordiales, y compris des baisses d'impôts.

Il s'agit d'un point de vue différent de celui adopté par le gouvernement alors qu'il était encore minoritaire, du moins, en public. Le gouvernement Harper se plaignait alors régulièrement d'obstruction de la part des libéraux et du Nouveau Parti démocratique.

Le premier ministre Stephen Harper a déclenché des élections en 2008, violant l'esprit de sa loi sur les élections à date fixe parce qu'il affirmait que le Parlement était devenu dysfonctionnel.

M. Flaherty a toutefois pu faire adopter ses cinq premiers budgets à la Chambre des communes sans devoir réaliser de concessions.

Le ministre n'a pas explicitement fait référence au blocage à Washington que plusieurs blâment pour l'incapacité du pays à gérer ses déficits importants et sa dette massive dans sa réponse, bien que l'implication contenue dans la question était plus que claire.

S'il n'a pas voulu donner son avis sur les problèmes touchant les États-Unis, M. Flaherty a toutefois mentionné qu'Ottawa avait engrangé des revenus supplémentaires en réduisant les impôts des entreprises.

«Faites croître l'économie. Plus de profits pour les entreprises, plus d'impôts», a-t-il dit pour s'expliquer.

«Nous ne deviendrons pas riches en augmentant les impôts, alors nous sommes allés dans le sens inverse. Et cela a marché.»

M. Flaherty a décrit la reprise économique du Canada comme étant fragile, mais a ajouté qu'il espérait que le pays pourrait atteindre une croissance encore plus forte, cette année, que l'estimation de 2,2 pour cent qu'il a utilisée dans le budget déposé le mois dernier.

Le ministre des Finances a également rejeté les suppositions voulant qu'il soit prêt à intervenir sur le marché immobilier canadien soumis à une poussée de croissance pour limiter l'endettement des ménages.

«Nous sommes intervenus trois fois en six ans de gouvernement et le marché s'est quelque peu modéré récemment.»