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Le bosseur Pierre-Alexandre Rousseau amorce une nouvelle carrière

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PIERREALEXANDRE ROUSSEAU
Pierre-Alexandre Rousseau en compétition. (AP) | Getty Images

VANCOUVER - Le bosseur Pierre-Alexandre Rousseau range ses skis et s'adonnera désormais à une nouvelle passion: le parachutisme.

Le Drummondvillois de 32 ans a connu une belle carrière au fil de ses 15 saisons au sein de l'équipe canadienne de ski acrobatique. L'ancien champion du monde a décroché 23 podiums en 147 départs sur le circuit de la Coupe du monde et il s'est classé cinquième aux Jeux olympiques de Vancouver.

«Jean-Luc Brassard m’a dit un jour, ‘le jour où tu en auras terminé avec le ski de bosses, tu le sauras’, a rappelé Rousseau, mardi. Cette année, juste avant l’épreuve en parallèle à Deer Valley (en février), en haut du parcours, c’est ce que j’ai ressenti.

«À cet instant, tout est devenu clair. J’ai skié jusqu’à mon entraîneur, Rob Kober, et je lui ai dit que c’était terminé.»

La carrière de Rousseau a failli prendre fin prématurément en 2002 lorsqu'il a été victime d'une fracture cervicale à l'entraînement à un mois des Jeux olympiques de Salt Lake City, où il faisait figure de favori.

À force de persévérance et de courage, il a réappris à marcher, à courir et à skier. Et un an après son accident, il a fait la démonstration qu'il était de retour au sommet en remportant la Coupe du monde de Tremblant devant les siens.

Après avoir connu une amère déception en ratant sa sélection pour les Jeux de Turin en 2006, il est devenu champion du monde l'année suivante.

«Cette victoire est arrivée à un moment où tout le monde croyait que c’en était terminé pour moi, a confié Rousseau. Mais j’ai prouvé à tous, et surtout à moi-même, que je pouvais y arriver.»

Rousseau, qui a effectué son premier saut en parachute en 1998, se concentrera désormais sur le parachutisme professionnel et l’enseignement.

«J’ai effectué mon premier saut en parachute en 1998. À l'époque, ce n’était qu’un hobby que je pratiquais pendant l’été. Le parachutisme a toujours été l’activité par excellence pour me sortir de ma petite dépression à l’issue d'une saison de compétitions. Puis, en 2007, j’ai commencé à faire du BASE jumping — un sport extrême qui consiste à sauter d'obstacles naturels ou artificiels — et ça n’a fait qu’alimenter davantage ma passion.

«Je suis vraiment chanceux et très reconnaissant, car très peu d’athlètes qui prennent leur retraite ont la chance de trouver quelque chose qui les passionne encore davantage que leur sport.»