Ozzie Guillen écope d'une suspension de cinq matchs pour ses propos sur Castro

Publication: 10/04/2012 10:45 Mis à jour: 10/04/2012 18:57

MIAMI - Le gérant Ozzie Guillen des Marlins de Miami est sous le coup d'une suspension de cinq matchs à la suite de ses commentaires au sujet de Fidel Castro. Et il s'est de nouveau excusé et a promis de faire tout en son pouvoir pour rétablir les ponts avec la communauté américano-cubaine, choquée par ses remarques.

Cette suspension imposée par l'équipe prend effet immédiatement. Elle a été annoncée peu avant une conférence de presse de Guillen pour offrir ses explications.

Le Vénézuélien de 48 ans a confié au magazine Time qu'il aime bien Castro et respecte le leader cubain, aujourd'hui à la retraite, pour être demeuré au pouvoir si longtemps. En réaction, au moins deux responsables locaux ont mentionné que Guillen devrait être congédié.

En conférence de presse, Guillen a mentionné que ses commentaires ont été mal interprétés par le journaliste et qu'il n'aime pas ou admire le dictateur.

«J'ai dit que j'ai du mal à croire que quelqu'un qui a fait du mal à tant de gens est toujours en vie», a mentionné Guillen en conférence de presse.

Mais Guillen a pris le blâme pour cette controverse et a ajouté qu'il en est triste et embarrassé. Il a également déclaré qu'il acceptait la sanction de l'équipe.

«Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé, a poursuivi Guillen, qui est à la barre des Marlins depuis cinq matchs seulement. Je ferai de mon mieux pour me racheter.»

Devant l'entrée du nouveau stade des Marlins, une centaine de manifestants a demandé le départ de Guillen et crié son mécontentement pendant la conférence de presse. Le président des Marlins David Samson a précisé que l'équipe n'envisage pas de congédier son gérant ou de demander sa démission.

«Nous croyons en lui, a dit Samson. Nous croyons en ses excuses. Nous estimons que tout le monde mérite une seconde chance.»

Les Marlins et les Phillies bénéficient d'une journée de congé et ils poursuivront leur série à Philadelphie, mercredi. L'instructeur sur le banc Joey Cora agira comme gérant par intérim.

«Les Marlins reconnaissent la gravité des propos attribués à Guillen, lit-on dans un communiqué de l'équipe. La douleur et la souffrance causées par Fidel Castro ne peuvent pas être minimisées, en particulier dans une communauté qui compte de nombreuses victimes de la dictature.»

Le commissaire du baseball Bud Selig a dit appuyer la décision des Marlins de suspendre Guillen. Il a qualifié les commentaires d'«offensant pour une partie importante de la communauté de Miami et d'autres à travers le monde» et «n'ont pas leur place dans notre sport.»

«Comme je l'ai souvent dit, le baseball est une institution sociale avec d'importantes responsabilités sociales, a ajouté Selig dans un communiqué. Nos 30 équipes jouent un rôle important au sein de leurs communautés locales, et je m'attends à ce qu'elles représentent le Baseball majeur avec le genre de respect et de sensibilité que toutes les cultures méritent.»

Samson a souligné qu'il ne s'attendait pas à des sanctions additionnelles de la part du Baseball majeur.

La tempête politique s'est enchenchée peu de temps après l'inauguration du nouveau stade des Marlins la semaine dernière dans le quartier de la Petite La Havane, en banlieue de Miami. L'équipe tente de reconstruire sa base de partisans avec l'aide de l'importante communauté cubaine installée dans le sud de la Floride.

Francis Suarez, président de la commission municipale de Miami, a déclaré que Guillen devrait être congédié. Joe Martinez, président du bureau des commissaires du comté de Miami-Dade, a suggéré que Guillen démissionne.

Les commentaires controversés ne sont rien de nouveau pour Guillen, qui a déjà utilisé une injure gay à l'endroit d'un journaliste, a défendu les immigrés clandestins et, la semaine dernière, a dit boire sans modération après les matchs à l'étranger et cela depuis des années.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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00:59 sur 11/04/2012
Cette même Floride où des juges ont statué par le passé, et faits l’histoire du « vote démocratique » de ce pays, suite à des résultats d'élection très serrés pour déclarer élu par la « peau des dents », un certain Georges W. Bush en tant que 43e président des USA. Ce Georges W. Bush maintenant inscrit avec son ex Vice Président, Dick Cheney, et son ex ministre de la Défense, David Rumsfeld, sur une liste internationale pour enquête en tant que criminels de guerre (agressions armées en Irak et en Afghanistan) mais aussi, incitations à la torture comme à Guantanamo; enquête exigée par la crédible ONG, Human Rights Watch (HRW) dont le siège social mondial est situé à Washington.

Le même Georges W. Bush aussi qui, durant toutes ses années en tant que gouverneur du Texas - et ex copropriétaire lui aussi d’une équipe de baseball professionnelle, les Rangers (sic) du Texas - a refusé de commuer une centaine de cas de peines de mort, pour la plupart de prisonniers noirs; ce châtiment inhumain, irréversible et dégradant interdit aujourd’hui dans 108 pays.
00:58 sur 11/04/2012
Une Floride sénile de liberté d’expression.

Est-ce cela le professionnalisme américain : un gérant général d’une équipe de baseball, les Marlins, suspendu 5 matchs pour avoir encensé le « méchant, sénile et reclus» Fidel Castro? Castro 88 ans qui, dans un texte récent citant une ingénieure en environnement révélait que 60 % des capitaux des mines en Amérique centrale viennent des minières canadiennes et qu’à ce titre, le Lider maximo se demandait si Stephen Harper est bien chef d’une colonie, d’une république ou d’une monarchie britannique? Est-ce bien cela LE modèle de liberté de pensée prévalant aux USA et dans cet état de la Floride habitué de chasser les réfugiés et tous ces « boat people » haïtiens?

Cette Florida où, aujourd’hui, ce notoire Jeffrey Loria - toujours propriétaire d'une équipe de baseball professionnelle grâce à sa fortune faite en tant que collectionneur d'œuvres d'art new-yorkais - vient tout juste d’inaugurer un tout nouvel amphithéâtre, « Village des Schtroumfs » dysneyworldisé. Le même Jeffrey Loria qui, en septembre 2004, profitait d'une vaste « vente de garage » pour spolier la concession des Expos de Montréal dans cette ville peu friande d’un nouveau stade afin de délocaliser l’équipe dans sa « propre » arrière-cour gorgée de « keys » remplis de crocodiles.