Droits de scolarité : 57 jours de grève et toujours pas de négociations

Publication: 10/04/2012 09:19 Mis à jour: 10/04/2012 19:19

Manifetudiante
Les étudiants entament leur 9e semaine de grève contre la hausse des droits de scolarité. (Photo SRC)

(Radio-Canada.ca)

Une centaine d'étudiants en grève membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont occupé symboliquement le terrain devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Montréal.

Par ce geste, les étudiants ont dit vouloir inciter la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à négocier avec eux. Ils disent avoir des propositions à faire à la ministre pour améliorer le financement des universités sans hausser les droits de scolarité.

Ils affirment être prêts à rester sur place une bonne partie de la journée.

Des professeurs ont rejoint le groupe d'étudiants en milieu d'après-midi.

Plus tôt, quelques dizaines d'étudiants ont bloqué deux entrées du port de Montréal pendant plus d'une heure, dans une nouvelle action de perturbation économique pour dénoncer la hausse des droits de scolarité.

Vers 10 h, les étudiants se sont réunis à la station de métro Préfontaine, dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, avant de se rendre à la station Langelier pour ensuite rejoindre le port de Montréal à pied.

Arrivé rue Notre-Dame, le groupe s'est scindé en deux. Une partie des manifestants s'est dirigée vers l'entrée du port de la rue Bossuet, tandis que l'autre s'est rendue vers l'entrée de la rue de Boucherville.

Peu après 11 h, des policiers dépêchés sur place ont indiqué aux manifestants qu'ils devaient quitter les lieux. Les étudiants qui bloquaient l'accès de la rue de Boucherville se sont déplacés et sont allés rejoindre l'autre groupe. Sous la pression des policiers, ils ont ensuite quitté les lieux.

Il s'agissait de la troisième perturbation au port de Montréal depuis le début du mouvement de grève.

Par ailleurs, des étudiants ont observé un sit-in au coin de la rue Saint-Denis et du boulevard de Maisonneuve, bloquant ainsi la circulation. Une centaine d'autres étudiants ont pour leur part effectué un chemin de croix près de l'Université de Montréal.

Retour en classe pour certains, poursuite de la grève pour d'autres

Les cours ont repris mardi au cégep de Matane et au Collège d'Alma, qui ont voté la semaine dernière pour mettre fin à la grève. Des milliers d'étudiants aux 2e et 3e cycles de l'Université Laval à Québec avaient fait de même et sont aussi retournés en classe mardi matin. En tout, 4800 étudiants sont toujours en grève à l'Université Laval.

De leur côté, les étudiants de la faculté des lettres et des sciences humaines de l'Université de Sherbrooke se sont prononcés pour la poursuite de la grève.

Les 6000 étudiants du cégep de Sherbrooke se prononceront mercredi.

Environ 178 000 étudiants sont en grève dans l'ensemble de la province.

Pas de cours d'anthropologie pour Laurent Proulx

À l'Université Laval, un professeur d'anthropologie a refusé de donner son cours mardi après-midi, malgré l'injonction accordée la semaine dernière à un étudiant, Laurent Proulx. Le professeur a justifié sa décision par la trop grande présence des médias.

Session compromise?

La grève en est à sa 57e journée et certaines institutions ont déjà dit qu'au-delà du 10 avril, elles ne pourraient garantir que le trimestre pourrait être complété.

Selon le PDG de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian, « chaque jour qui s'ajoute rend la situation difficile pour sauver la session ou les cours pris par les étudiants ».

En entrevue dimanche à RDI, M. Zizian a expliqué que les deux tiers des étudiants suivaient leurs cours normalement, et qu'un certain nombre d'associations avaient voté pour une reprise des cours depuis la grande manifestation du 22 mars dernier.

Selon M. Zizian, les étudiants membres des associations ayant entrepris leur mouvement de grève à la mi-février sont dans la situation la plus difficile. Il a donné l'exemple de l'UQAM, qui a calculé qu'une reprise des cours mardi reporterait la fin de la session au 27 mai.

Considérant que des locaux et des ressources seront alors requis pour la session printemps-été, cela pourrait poser problème. Des cours pourraient être annulés ou suspendus, c'est-à-dire repris dans une session ultérieure.

« Il n'y aura aucun compromis de la part des établissements universitaires à l'égard de la qualité de la formation », a résumé le PDG de la CREPUQ. « Les universités souhaitent pouvoir compléter la session dans des délais raisonnables, mais si on n'est pas en mesure de le faire compte tenu des éléments pédagogiques qui doivent être mis dans le cours, le cours sera soit annulé soit suspendu, c'est-à-dire repris à une autre session ».

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, affirme que la grève a coûté 100 millions de dollars jusqu'à présent au gouvernement. M. Zizian estime cependant qu'il est trop tôt pour faire de telles estimations.

Nouveau scénario à l'UQAM

La commission des études de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) s'est prononcée mardi en faveur d'un scénario prévoyant un retour en classe le 7 mai et un prolongement de la session jusqu'au 22 juin. Si les étudiants revenaient en classe la semaine prochaine (16 avril), la session serait prolongée jusqu'au 3 juin.

Des étudiants veulent intenter un recours collectif

Entre-temps, des étudiants regroupés au sein du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec comptent intenter un recours collectif contre toutes les institutions ou les organismes pouvant être tenus responsables de la grève.

Les universités, les cégeps, les associations étudiantes et les syndicats pourraient notamment être visés, indique leur porte-parole, Simon Talbot. « On va essayer de ratisser le plus large possible et vraiment trouver toutes les personnes qui sont responsables de cette grève-là », a-t-il expliqué mardi à RDI.

Selon lui, les institutions ont leur part de responsabilité puisqu'ils demandent à leurs professeurs de ne pas franchir les piquets de grève des étudiants et de ne pas enseigner s'il n'y a pas assez d'étudiants dans les classes.

M. Talbot affirme que le recours collectif arguerait que la grève va priver les étudiants d'un enseignement qu'ils ont pourtant payé et les privera aussi d'heures de travail durant l'été, en raison des sessions qui devront être prolongées.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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07:37 sur 11/04/2012
Ce qui'il y a de plus triste dans tous ça, mettez tous l'argent que vous voudrez en éducation ou en santé le résultat sera le même. Demandez à tous les gens du milieu, ceux près des malades et étudiants, ils vous dirons tous la même chose. L'argent ne se rend pas jusqu'à eux!! Comme vous semblez vous en balancé, ben payé les contribuables de "sucker". La seule chose qu'il y aura de plus, c'est des administrateurs et des meilleurs bonis. Les services et la qualité seront moindres. Alors, donnez en des millions et milliard et sans surprise, il n'y aura rien qui changera. Il y aura plus de civières dans les corridores, il y aura plus d'étudiant dans les classes avec moins d'ensignants et moins de ressources. Regardez comment les frais afférents grimper, regardez où va l'$ du fond dédié à la santé (les $200 de cette année et $400 l'an prochain). 18 ans pour fabriquer des bus électriques, avec les meilleurs engénieurs au monde, 11 ans pour envoyer deux gars sur la lune...c'est pas bizarre un peu?
Mais, vous préférez fermer les yeux et serrer les fesses. Alors, payer!!!
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23:31 sur 10/04/2012
Ici on en fume du bon.
C'est entre très initiés.

On parle de quoi au juste ?
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19:04 sur 10/04/2012
Sans vouloir faire le malcommode, me semble qu'un nom comme «Olivia's Oasis» ça ne fait pas très Loi 101.

Pas sortie du bois, cette madame.
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
17:51 sur 10/04/2012
Comprenez-vous l'attitude du "gouvernement" Charest dit "les deux mains sur le volant" qui laisse pourir la situation depuis 2 mois?

Nous prépare-t-il "subtilement" une mascarade électorale anti-étudiante dirigée par leur bourreau en chef lui-même, devenu durant quelques semaines, un innocent et souriant Joker attirant pour des médias compatissant ?

S'apprête-t-il à déclencher des élections générales à la fin avril, avec un programme électoral musclé à la Legault, sur le faux prétexte que les étudiants en grève seront enfin mâtés ainsi que leurs alliés syndiqués et politiciens "irresponsables" ?

Peut-il descendre aussi bas?
20:12 sur 10/04/2012
Le gouvernement du Québec n’est pas l’employeur des étudiants et les étudiants ne sont pas des employés du gouvernement du Québec
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Godefroi
Honni soit qui mal y pense
22:13 sur 10/04/2012
Vlous avez raison mais il y a tout de même des grèves depuis deux mois!!! Avez-vous une solution?
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
16:02 sur 10/04/2012
Ce qui est le plus "illuminé" de tout ça, c'est surement la fierté de Mme Desjardins d'avoir coûté 100 millions à la société québécoise. Il faut croire que la valorisation de l'éducation pour nos étudiants n'inclut pas la capacité d'évaluer les dommages qu'ils font à tout le monde.
14:24 sur 10/04/2012
Un rassemblement ayant pour slogan "Line ta yeule"....et les dirigeants disent vouloir discuter !!! Vous n'avez même pas retenus les bases de la simple politesse que vos parents vous ont inculqués.
13:37 sur 10/04/2012
Le mouvement s’essouffle car les étudiants découvrent qu'ils ont étés bernés par un leader de la CLASSE qui en fait est un anarchiste qui veut tout jeter par terre...revenir aux valeurs marxistes....écouter son intervention du week-end au regroupement de gauche à MTL et vous comprendrez quel est le réel but de ce jeune chef de la CSN....
Donc, les droits de scolarité, ce n'est qu'un prétexte pour les gens de cette sorte la....Faites commme 60% des étudiants le font déjà, retournez en classe !
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13:50 sur 10/04/2012
C'est vrai. Son discours c'était un appel à la révolution.
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17:02 sur 10/04/2012
Le mouvement ne s'essouffle pas, il y a toujours 178 000 étudiants en grève, le plus grand mouvement de l'histoire.
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Reflexion01
Reflexion 101
12:58 sur 10/04/2012
De petits groupes de plus en plus clairsemés...malgrès les efforts de Radio Canada, le soulèvement s'essoufle et la raison prend le pas sur l'intransigeance de jeunes activies manipulés par le PQ et les Syndicats.

Les études sont toujours 2 à 6 X moins couteuses qu'ailleurs en Amérique pour une qualité inégalée.
Les Étudiants dans le besoin sont couvert par les Régimes de prêts et Bourses.
La réalité et la responsabilité nous rattrapent tous un jour...même si les activistes des années 70 et 80 nous chantaient la pomme de l'irresponsabilité et que les Gouvernements providence veilleraient à tout....?

En écoutant l'Émission de RDI "les Ex" je me marrais....heureusement qu'ils ne sont plus que des ex. de nos jours.
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
12:16 sur 10/04/2012
A moins que je me trompe, il n'y a jamais ete question de negociations.

Alors plusieurs perdront des revenus puisqu'ils devront etudier cette ete au lieu de travailler. Ou bien ils devront "repayer" (mais plus cher) en septembre pour reprendre cette session de perdue.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
13:01 sur 10/04/2012
Du pétage de mouche organisé par la Gauche militante pour faire tomber la démocratie, ils devront assumer le résultat de leurs actions.
La population massivement en a assez de ce pseudo conflit entretenu par le réseau National et à nos frais !

Ils sont même allés en Ontario faire parler 2 ou 3 Étudiants mécontents de leur sort pour essayer d'envenimer le conflit....une honte !