Les prix du pétrole ont ouvert en baisse à New York, dans un marché déçu par les chiffres de l'emploi américain en mars et gardant l'oeil sur les relations entre l'Iran et les pays occidentaux.
Vers 13H00 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai cédait 1,62 dollar par rapport à la clôture de jeudi, à 101,69 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
"Le marché réagit en différé aux mauvais chiffres de l'emploi (aux Etats-Unis publiés vendredi) qui pourraient se traduire par une demande moins solide que souhaité" dans le pays, a expliqué Bart Melek, de TD Securities.
Le taux de chômage aux Etats-Unis continue de baisser, à 8,2% en mars contre 8,3% en janvier et février, mais les créations d'emplois ont nettement ralenti, à 120.000, quand les analystes tablaient sur 200.000, selon les statistiques publiées vendredi par le département américain du Travail. Les marchés étaient alors fermés en raison du week-end pascal.
"Ces chiffres semblent suggérer que (le président de la Banque centrale américaine) Ben Bernanke avait raison de s'inquiéter, car les créations d'emplois (...) ont enregistré leur plus faible augmentation depuis le mois d'octobre", a relevé de son côté Phil Flynn, de PFG Best.
En outre, un dollar plus fort pénalisait les cours de l'or noir lundi, l'appréciation du billet vert rendant moins attractifs les achats de matières premières libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.
Les investisseurs étaient également rassurés par "un certain apaisement de la tension sur le front géopolitique (...) à la suite de l'annonce d'une reprise des discussions entre l'Iran et (les pays occidentaux) sur son programme nucléaire", a continué Bart Melek.
Les négociations entre l'Iran, deuxième producteur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, France, Chine et Allemagne) doivent reprendre samedi prochain à Istanbul.
"Nous sommes parvenus à nous entendre pour engager des discussions à Istanbul le 14 avril", a annoncé lundi le porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton. "Nous espérons que cette première réunion donnera des résultats permettant de progresser", a-t-il ajouté.
Toute avancée dans ces discussions apaisera certainement les craintes liées à l'offre, ce qui fera baisser les prix.
Les cours des matières premières étaient enfin pénalisés par les chiffres de l'inflation en Chine, plus élevés que prévu, "ce qui amoindrit les chances d'une nouvelle vague d'apaisement monétaire en Chine", et donc de nouvelles mesures de relance de l'activité économique, accentuant les craintes pour la demande dans le deuxième pays consommateur mondial de brut, a poursuivi Bart Melek.
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Publication: 9/04/2012 08:00 Mis à jour: 9/04/2012 11:09