Watson défait Oosthuizen prolongation et remporte le Tournoi des maîtres

Publication: 8/04/2012 17:31 Mis à jour: 9/04/2012 00:27

AUGUSTA, États-Unis - Entouré par les arbres, Bubba Watson n'avait aucune chance. C'est une bonne chose qu'il soit un de ces golfeurs qui ne frappe jamais la balle en ligne droite.

Incapable de voir le vert à partir de l'endroit où il était, Watson a effectué un coup en crochet à partir des aiguilles de pins et sa balle s'est arrêtée en sûreté sur le vert du 10e trou, le deuxième de la prolongation. Il a ensuite sauvé sa normale et a remporté le Tournoi des maîtres, dimanche, après avoir battu le Sud-Africain Louis Oosthuizen.

«Je ne sais pas comment, mais les choses sont tombées en place aujourd'hui (dimanche), a dit Watson. C'est incroyable. Tout est flou, je ne me rappelle pas des neuf derniers trous. Je crois avoir pleuré toutes les larmes en moi.»

Watson a remporté un premier titre majeur et a fondu en larmes dans les bras de sa mère sur le vert du 10e. Il a gagné grâce à un coup de cocheur mémorable, un coup qui risque de faire oublier celui d'Oosthuizen au deuxième trou pour l'albatros, plus tôt dimanche. Ce pointage de deux sur une normale cinq avait permis à Oosthuizen de passer en tête en début de ronde finale.

Les deux joueurs étaient à moins-10 après 72 trous et Watson a signé une normale au deuxième trou supplémentaire pour remporter le tournoi par un coup.

«Je m'étais retrouvé là plus tôt dans la ronde, a expliqué Watson. J'étais donc habitué. Je savais à quoi m'attendre. La balle était bien placée et j'avais une ouverture. Je devais réussir un crochet d'environ 40 verges et je suis plutôt bon pour effectuer des crochets.»

Avec son bois rose et son habit blanc, Watson est un de ces golfeurs qui aime se distinguer et c'est exactement ce qu'il a fait sur le parcours du Augusta National. Après avoir raté un roulé de 10 pieds pour la victoire au premier trou supplémentaire, il a envoyé son coup de départ au 10e si loin vers la droite que la balle s'est arrêtée derrière les spectateurs.

Il était hors de question de simplement ramener la balle dans l'allée. Il a plutôt été agressif et quand Oosthuizen a raté son approche à partir de l'avant du vert, Watson n'avait qu'à conclure le trou en deux roulés pour triompher.

Il est venu bien près de caler son premier roulé — la balle a raté la coupe de quelques pouces. Alors que la foule commençait à l'acclamer, il a calmement réussi le court roulé et les larmes lui sont immédiatement montées aux yeux.

«Il a réussi un coup incroyable, a admis Oosthuizen. J'ai bien fait. Je n'ai pas l'impression d'avoir mal joué. Il a fait mieux et il mérite la victoire.»

Phil Mickelson a effectué un triple boguey au quatrième trou et a rapidement chuté au classement. Il a terminé à égalité au troisième rang à moins-8, en compagnie de Lee Westwood, Matt Kuchar et Peter Hanson.

Watson accusait quatre coups de retard sur le meneur après qu'Oosthuizen eut réussi son albatros, mais il a pu garder un oeil sur le meneur puisque les deux hommes étaient partenaires de jeu.

La remontée de Watson a débuté au 13e trou, quand il a calé un roulé difficile de six pieds pour le premier de ses quatre oiselets consécutifs.

Il a rattrapé Oosthuizen au 16e et après que les deux golfeurs eurent inscrit des normales au 17e, Watson était en meilleure position que son adversaire pour l'emporter au 18e. Il a tout juste raté son roulé de 20 pieds pour l'oiselet.

Les deux hommes ont été efficaces au premier trou supplémentaire, mais ont raté leur coup de départ au 10e, mettant la table pour une fin de tournoi mémorable.

Oosthuizen, champion de l'Omnium britannique en 2010, a envoyé son deuxième coup à court du vert et son troisième trop loin derrière le trou. Il a raté de peu son roulé pour la normale, ce qui aurait pu forcer la présentation d'un troisième trou supplémentaire.

Le Sud-Africain était peut-être encore sous le choc. Watson semblait n'avoir aucune chance à partir de l'endroit où il était posté, mais il a joué gros et son coup en crochet lui a permis de l'emporter.

«Je ne savais pas où il était, a dit Oosthuizen. D'où j'étais, quand la balle est sortie, on aurait cru une balle courbe. Un coup incroyable. Je me suis placé en position difficile avec mon approche. Je croyais qu'elle aurait plus de mordant. Le coup qu'il a réussi lui a certainement donné la victoire.»

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Publié par Jean-Philippe Cipriani  |