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Wall Street ouvre en net repli, anxieux avant un long week-end pascal

05/04/2012 08:09 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a ouvert en net repli jeudi, abordant avec anxiété la fin de la semaine avant un long week-end pascal: le Dow Jones perdait 1,22% et le Nasdaq 0,07%.

Vers 13H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 160,60 points à 13.038,95 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 2,03 points à 3.066,06 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 perdait 0,22% (-3,04 points) à 1.395,92 points.

Wall Street s'était fortement repliée mercredi dans le sillage des bourses européennes, les investisseurs s'inquiétant pour la zone euro: le Dow Jones Industrial Average avait cédé 0,95% à 13.074,75 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,46% à 3.068,09 points.

"En dépit de nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage à leur plus bas depuis le mois d'avril 2008, la Bourse qui entame sa dernière journée avant un long week-end pascal est (...) plombée par des craintes de récession et de crise de la dette en zone euro", ont résumé les experts de Charles Schwab.

Le marché sera fermé vendredi, jour où seront publiés les chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, perçus comme un indicateur clé de la vigueur de la reprise économique au sein de la première économie mondiale.

Les chiffres hebdomadaires des nouvelles inscriptions au chômage, publiés jeudi, en ont donné un avant-goût: lors de la dernière semaine de mars, ils ont poursuivi leur baisse, atteignant leur niveau le plus bas depuis quatre ans à 357.000, un chiffre conforme aux attentes (355.000).

D'autre part, le marché de la dette en Europe inquiétait encore, les taux obligataires espagnols et italiens continuant à s'apprécier, dans un contexte d'inquiétude pour l'Espagne qui peine à convaincre les investisseurs de sa capacité à sortir de la crise.

L'incapacité de la place new-yorkaise à rebondir malgré l'absence de mauvaises nouvelles au Etats-Unis était perçue par les analystes comme un phénomène plutôt sain, après un premier trimestre de hausse historique et une belle performance des grands indices de la place new-yorkaise depuis octobre.

Loin d'être alarmante, cette correction est "quelque chose qui peut arriver après une hausse du S&P 500 de 29% en six mois seulement. C'est un fait ordinaire de la vie des marchés boursiers", a fait valoir Patrick O'Hare.

Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 2,191% contre 2,243% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,333% contre 3,380%.

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