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Syrie/ONU: le Conseil de sécurité entérine la date limite du 10 avril

05/04/2012 07:46 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est mis d'accord sur une déclaration qui demande à Damas de respecter l'échéance du 10 avril pour cesser ses principales opérations militaires et à l'opposition de faire de même au plus tard le 12 avril, selon des diplomates.

Dans cette déclaration, qui sera adoptée formellement jeudi matin, le Conseil se déclare prêt, au cas où ces conditions seraient respectées, à autoriser le déploiement d'observateurs de l'ONU pour contrôler la cessation des hostilités.

Les 15 pays membres du Conseil avaient juqu'à ce jeudi matin pour objecter à cette déclaration et aucun ne l'a fait, a précisé un diplomate.

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan avait annoncé lundi que Damas avait accepté la date limite du 10 avril pour prendre une série de mesures de désengagement militaire pouvant mener à une cessation des hostilités en Syrie et il avait demandé au Conseil de l'appuyer de tout son poids.

Dans sa déclaration, le Conseil "invite le gouvernement syrien à appliquer de manière urgente et manifeste ses promesses" de désengagement militaire et "à les mettre en oeuvre dans leur intégralité au plus tard le 10 avril 2012".

Il rappelle que Damas a accepté le 1er avril de cesser tout mouvement de troupes en direction des centres urbains, de renoncer à utiliser des armes lourdes dans ces centres et de "commencer le retrait de ses concentrations de troupes" des villes rebelles et de leur périphérie. La date limite pour avoir réalisé ces engagements est le 10 avril..

Le Conseil, ajoute le texte, "appelle toutes les parties, dont l'opposition, à cesser les hostilités sous toutes leurs formes dans les 48 heures suivant la mise en oeuvre complète par le gouvernement syrien" de ces mesures.

Si les combats ne cessent pas dans les délais prévus, "le Conseil envisagera toute autre mesure qu'il jugera appropriée".

En prévision d'une éventuelle cessation des hostilités, le Conseil demande au secrétariat général de l'ONU de préparer dès que possible "un mécanisme de supervision crédible et efficace" afin de contrôler "la cessation de la violence sous toutes ses formes par toutes les parties", se disant "disposé" à autoriser ce dispositif si ces violences cessent.

Selon des diplomates, il s'agirait d'une mission d'observation forte d'environ 250 hommes non armés mais il faudrait au préalable une résolution du Conseil pour autoriser leur déploiement.

avz/gde

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