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Les Occidentaux encore otages au Sahel

05/04/2012 09:26 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

Treize Européens sont actuellement retenus en otage au Sahel, y compris six Français détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique au Mali, dont le Nord est aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes.

MALI

Deux Français, qui se présentaient comme des géologues, sont enlevés le 24 novembre 2011 à leur hôtel d'Hombori, entre Mopti et Gao, dans le Nord. Le 9 décembre, Aqmi fait publier deux photos des deux otages, venant en appui d'un communiqué publié la veille revendiquant l'enlèvement.

Trois Européens --un Suédois, un Néerlandais et un Britannique ayant aussi la nationalité sud-africaine-- sont enlevés le 25 novembre 2011 et un quatrième --un Allemand-- est tué en tentant de résister à son enlèvement à Tombouctou (nord). Les 8-9 décembre, Aqmi revendique les enlèvements puis fait publier des photos des otages.

NIGER

Sept personnes --cinq Français, un Togolais et un Malgache-- collaborateurs du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom, sont enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger. Aqmi revendique le rapt le 21 septembre.

La Française, malade, et les otages malgache et togolais sont relâchés le 24 février 2011.

Le 7 octobre 2011, un membre de l'équipe chargée de négocier assure que les quatre otages, qui sont séparés, "se portent bien" mais que "leur libération coince sur la question du retrait des troupes françaises d'Afghanistan".

ALGERIE

Le 2 février 2011, une touriste italienne, qui voyageait avec un chauffeur et un guide, est enlevée dans le sud de l'Algérie. Le 18, elle indique dans un enregistrement audio être aux mains d'Aqmi. Des preuves de vie ont été par la suite diffusées sous forme de vidéo.

Le 23 octobre 2011, deux coopérants espagnols et une Italienne sont enlevés dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf (ouest de l'Algérie), fief des indépendantistes du Front Polisario. L'enlèvement est revendiqué en décembre par le Mouvement unicité et jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une dissidence d'Aqmi, qui diffuse une vidéo des trois otages. Dans une autre vidéo, des membres de Mujao exposent leur idéologie, se référant à Oussama Ben Laden, chef d'Al-Qaïda tué par l'armée américaine au Pakistan et à des figures historiques de l'islam en Afrique de l'Ouest.

Les services occidentaux de renseignement estiment que les otages français ainsi que les deux Espagnols et l'Italienne kidnappés en Algérie ont été séparés et sont détenus dans des massifs montagneux du nord-ouest du Mali.

Par ailleurs, dans le nord du Nigeria, un ingénieur allemand est enlevé le 26 janvier 2012 dans la périphérie de Kano. Le 21 mars, Aqmi annonce dans un communiqué et une vidéo détenir l'Allemand qu'elle veut échanger contre une "femme musulmane" emprisonnée en Allemagne. Le 4 avril, un communiqué, non signé, reprend l'exigence d'Aqmi et menace l'Allemagne de frappes menées par "un autre Mohamed Merah".

Mohamed Merah a semé l'effroi en France, assassinant sept personnes entre le 11 et le 19 mars, dont trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse, avant d'être tué.

acm/stb

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