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Le pétrole se stabilise à New York, dans un marché toujours vulnérable

05/04/2012 07:24 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole se stabilisaient jeudi à New York après leur très forte chute de la veille, dans un marché toujours pénalisé par un dollar fort et inquiet pour la demande.

Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai grappillait 29 cents par rapport à la clôture de mercredi, à 101,76 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours avaient chuté de 2,54 dollars mercredi, plombés par l'annonce d'un rebond spectaculaire des stocks pétroliers aux Etats-Unis et par un renforcement du dollar.

Malgré de relativement bons chiffres hebdomadaires sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis, de bon augure avant le rapport mensuel sur l'emploi attendu vendredi, les cours du brut ne regagnaient que peu de terrain jeudi.

Les nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont en effet poursuivi leur baisse, atteignant leur niveau le plus bas depuis quatre ans, le département du Travail ayant estimé à 357.000 les demandes d'allocations déposées lors de la dernière semaine de mars.

"Le marché du brut est toujours vulnérable au lendemain d'une très forte chute causée en grande partie par le (rebond) des stocks américains, mais les commentaires mardi de la banque centrale américaine (Fed), qui ont apparemment exclu de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire (à court terme), jouent encore beaucoup", a estimé Tom Bentz, de BNP Paribas.

Des injections de liquidités diluant habituellement la valeur du billet vert, ces propos de la Fed continuaient à soutenir la devise américaine, rendant moins attractifs les achats de matières premières libellées en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

Autre facteur de pression sur les prix, des chiffres du Département américain de l'Energie (DoE) ont fait état mercredi d'une progression de neuf millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 30 mars, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 1,9 million de barils seulement.

Les prix du brut restent cependant toujours soutenus par les tensions persistantes entre l'Iran et les pays occidentaux, qui laissent redouter des perturbations de l'offre mondiale en raison des sanctions internationales contre Téhéran.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a averti mercredi l'Iran que le temps de la diplomatie n'était pas "illimité" et que "toutes les options" restaient sur la table si Téhéran refusait de négocier sur son programme nucléaire controversé.

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