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Iran: Ghosn affirme que le groupe Nissan-Renault respecte les règles

05/04/2012 09:21 EDT | Actualisé 05/06/2012 05:12 EDT

Le patron de Nissan-Renault Carlos Ghosn, interpellé par une association américaine anti-nucléaire iranien, a affirmé jeudi que l'alliance automobile qu'il dirige respectait les règles en vigueur des deux côtés de l'Atlantique liées au commerce en Iran.

"Je fais particulièrement attention à ce que tout le monde dans le groupe respecte strictement" les réglementations et embargo en vigueur pour le commerce avec l'Iran "quelle que soit leur évolution", s'est contenté de déclarer M. Ghosn lors d'une conférence de presse au Consulat de France de New York.

"Renault et Nissan respectent strictement les réglementations", et Renault en particulier "celles du gouvernement français et de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

Une porte-parole de Renault, interrogée par l'AFP, a de son côté indiqué que "le secteur automobile n'est pas inclus dans les sanctions envers l'Iran" et que "Renault travaille dans le respect de ces réglementations".

L'Iran est le 7e marché du Groupe Renault en termes de ventes, et le constructeur français est présent dans le pays par le biais de sa filiale locale, Renault Pars, détenue à 51% par Renault et à 49% par AID (entité composée du conglomérat iranien IDRO et de deux constructeurs iraniens, Iran Khodro et SAIPA).

Renault, dont la part de marché en Iran s'élève à 5,9%, a vendu 93.578 voitures dans la république islamique (83.243 Logan et 10.335 Mégane 2) en 2011, soit un quasi doublement comparé à 2010.

Dans une lettre ouverte à Carlos Ghosn, le groupe de pression United Against Nuclear Iran (UANI) affirmait mercredi que "les activités de Renault en Iran renforcent directement la capacité du régime iranien à développer son programme illégal d'armement nucléaire, à soutenir le terrorisme et à réprimer brutalement le peuple iranien".

L'UANI juge "troublant" que Nissan obtienne le juteux contrat du nouveau taxi de New York, qui devrait lui rapporter environ un milliard de dollars, alors que le groupe poursuit ses activités en Iran.

La semaine dernière, l'UANI s'en était prise à un autre constructeur automobile français, Peugeot-PSA. Il estimait que le nouvel investissement de GM dans Peugeot-PSA, dans le cadre de leur accord de coopération, devait faire l'objet d'une enquête pour voir s'il enfreint les sanctions américaines sur l'Iran du fait des ventes de PSA dans le pays.

ved/sl/sj

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