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USA: première étude prometteuse avec des nanoparticules contre le cancer

04/04/2012 12:48 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

Le premier essai clinique avec des nanoparticules programmées pour acheminer un traitement anti-cancer plus concentré et moins risqué directement dans la tumeur est jugé prometteur, selon des résultats préliminaires publiés mercredi aux Etats-Unis.

"Cette technique peut potentiellement bouleverser le traitement du cancer", a déclaré à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, le Dr Omid Farokhzad.

L'étude, dite de phase 1, a été menée auprès d'un groupe de 17 patients souffrant de cancers avancés.

Elle s'est avérée sûre et a produit des effets chez "virtuellement tous les participants", notamment six d'entre eux, indiquent les auteurs de cette recherche présentée lors de la conférence annuelle de l'American Association for Cancer Research réunie depuis samedi à Chicago, et publiée simultanément dans la version en ligne de la revue médicale Science Translational Medicine.

L'une des patientes a ainsi vu une réduction de sa tumeur du col de l'utérus tandis que cinq autres participants ont bénéficié d'une stabilisation de leur cancer du pancréas, de l'anus, du colon, du conduit biliaire et de la gorge.

Ce nano-traitement a produit des effets même avec des doses infimes d'anti-cancéreux, représentant seulement 20% de ce qui est normalement prescrit dans les chimiothérapies traditionnelles par voie orale ou en injections.

Ceci s'explique par le fait que les nanoparticules peuvent acheminer des doses de médicament anti-cancer dix fois plus concentrées. L'anti-cancéreux utilisé est le Docétaxel (commercialisé sous le nom de Taxotere).

La nanoparticule en question, baptisée BIND-014, a été mise au point par la firme BIND Biosciences basée dans le Massachusetts (nord-est des Etats-Unis).

"Le BIND-014 a montré pour la première fois qu'il est possible de produire des nano-médicaments programmables capables de concentrer les effets thérapeutiques démultipliés directement au coeur de la maladie", explique le Dr Omid Farokhzad, de l'hôpital Brigham and Women à Boston et professeur adjoint de médecine à l'Université de Harvard, l'un des principaux co-auteurs de l'étude.

js/sam/sj

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