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Le vice-président irakien Hachémi arrivé à Ryad (haut responsable)

04/04/2012 10:39 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

Le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, recherché par la justice de son pays qui l'accuse d'avoir dirigé un groupe de tueurs, est arrivé mercredi en Arabie saoudite, après une visite de quatre jours au Qatar, a indiqué à l'AFP un haut responsable saoudien.

"Le vice-président est arrivé dans le royaume et a eu un entretien avec le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal", a-t-il déclaré, sous couvert de l'anonymat, sans donner plus de détails.

M. Hachémi s'est rendu à Ryad depuis le Qatar, où il était arrivé dimanche en provenance de la région autonome du Kurdistan irakien. Il réside dans cette région depuis le jour de l'annonce de l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre, le 19 décembre.

Son accueil par le Qatar a déclenché une salve de critiques à Bagdad. Le vice-Premier ministre irakien Hussein Chahristani a jugé lundi cette décision "inacceptable" et affirmé que le Qatar devait "le renvoyer en Irak".

Mais Doha a refusé de remettre M. Hachémi aux autorités irakiennes, estimant que cela violerait "les normes diplomatiques". "M. Hachémi est venu en sa qualité de vice-président, ce qu'il est toujours. Il n'a pas été limogé de son poste et n'a pas été condamné", a expliqué mardi le ministre d'Etat aux Affaires étrangères Khaled al-Attiya.

M. Hachémi a lui-même jugé à Doha illégale et inconstitutionnelle la demande de Bagdad. "Il n'y a aucune décision de la justice irakienne à mon égard et cette demande contredit l'immunité dont je jouis conformément à l'article 93 de la Constitution", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le vice-président irakien, qui avait rencontré lundi l'émir du Qatar, avait indiqué qu'il comptait se rendre, après sa visite à Doha, dans d'autres capitales de la région sans les préciser, avant de regagner le Kurdistan irakien.

M. Hachémi, un sunnite soupçonné d'avoir dirigé un groupe de tueurs, dénonce une chasse à l'homme à visées politiques du Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki.

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