NOUVELLES

Le Soudan du Sud affirme avoir abattu un MiG soudanais, Khartoum dément

04/04/2012 11:53 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

Le Soudan du Sud a affirmé que ses forces avaient abattu mercredi un chasseur MiG-29 de l'aviation soudanaise au-dessus de son territoire, une information aussitôt démentie à Khartoum par l'armée soudanaise.

Le négociateur en chef sud-soudanais à Addis Abeba, Pagan Amum, a accusé l'aviation soudanaise d'avoir bombardé mercredi après-midi la ville frontalière de Panakuach, en territoire sud-soudanais, raid au cours duquel l'appareil a été abattu.

"Alors qu'ils (la délégation soudanaise) partaient d'ici, le ministre de la Défense lui-même a ordonné à son aviation de bombarder le Soudan du Sud et en effet une escadrille de l'aviation soudanaise a attaqué le Soudan du Sud et la garnison de Panakuach (...) à 15H30" (12H30 GMT), a affirmé M. Amum à la presse, à l'issue de pourparlers infructueux avec les représentants de Khartoum à Addis Abeba.

"Les forces de la République du Soudan du Sud ont pu abattre et détruire un MiG-29" dont "les débris reposent devant la caserne" de Panakuach, a-t-il ajouté, estimant que "cela démontrait très clairement la position et la posture belliciste du gouvernement du Soudan".

A Khartoum, le porte-parole de l'armée soudanaise, Sawarmi Khaled Saad, a démenti ces allégations, qu'il a qualifiées de "totalement incorrectes", affirmant qu'aucun MiG-29, un chasseur de construction soviétique, n'était pas utilisé au-dessus de la zone concernée.

Le ministre soudanais de la Défense, Abdelrahim Mohammed Hussein, faisait partie de la délégations soudanaise aux pourparlers de sécurité ouverts depuis lundi à Addis Abeba, une semaine après des combats frontaliers entre les armées des deux voisins, les plus graves depuis l'indépendance du Soudan du Sud en juillet.

Ces négociations ont été ajournées mercredi sans accord formel, Juba accusant la délégation de Khartoum d'avoir quitté la table des discussions.

M. Amum a attribué l'échec des négociations à ces nouvelles violences. "C'est leur propagande belliciste qui les a empêchés de signer (un éventuel accord) et rien d'autre", a-t-il affirmé, à propos des représentants de Khartoum.

jv-ayv/bb/aub

PLUS:afp