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Le Cirque du Soleil présente son nouveau spectacle de tournée «Amaluna»

04/04/2012 02:00 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Cirque du Soleil rend hommage aux femmes par le biais de son tout nouveau spectacle de tournée, «Amaluna». «Ama» pour mère et «Luna» pour lune, sont des symboles de féminité qui ont été exploités tout au long de la création de l'oeuvre.

Le spectacle animera les quais du Vieux-Port de Montréal à compter du 19 avril.

Il y a deux ans, le fondateur et guide artistique du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, avait donné à son directeur de création, Fernand Rainville, la mission de mettre sur pied un spectacle qui rendait hommage aux femmes. C'est pourquoi on ne compte que 14 hommes sur les 52 artistes de la distribution d'«Amaluna».

M. Rainville a découvert le travail de la metteure en scène Diane Paulus après avoir vu la comédie musicale «Hair» sur Broadway. Il a ensuite analysé toutes les oeuvres qu'elle avait mises en scène pour finalement décider que c'est elle qui aurait la mission de mener à terme «Amaluna».

«Guy et moi nous étions entendus sur le fait que c'était une femme qui devait faire la mise en scène du spectacle. Nous avons choisi Diane puisque nous étions convaincus qu'elle pouvait nous pousser à faire des choses que nous n'avions jamais faites», témoigne le directeur de création.

L'univers de la 32e création originale du Cirque du Soleil transporte le public sur une île mystérieuse gouvernée par des déesses. Amaluna se veut un hymne aux relations mère-fille et à la découverte de l'amour.

Diane Paulus s'est fortement inspirée de la mythologie grecque et des oeuvres de Shakespeare pour mettre en scène le nouveau spectacle. Le personnage principal du spectacle se nomme d'ailleurs Roméo.

Même si elle a plus d'une dizaine de mises en scène prestigieuses à son actif, il s'agit de la première fois que Mme Paulus travaille avec une distribution aussi importante.

«Ce que j'aime, c'est l'idée d'avoir réussi à créer un nouveau monde avec des dizaines de femmes provenant d'une multitude de pays, et ce, malgré la barrière de la langue. Cela démontre bien la force de l'art et du théâtre», explique-t-elle.

La mise en scène du spectacle représente un énorme défi sur le plan technique. Les concepteurs ont d'ailleurs décidé d'intégrer les barres asymétriques, une discipline olympique, dans un numéro de groupe.

Cette manoeuvre implique beaucoup de transport de matériel, ce qui a amené bien des épreuves à la mise en scène. De plus, les créateurs ont mis sur pied de nouveaux numéros ce qui les a obligés à renouveler leur façon de présenter le spectacle.

«Techniquement, ça a été un beau casse-tête parce que c'est un spectacle où il y a beaucoup d'équipements qui doivent entrer et sortir de scène. Trouver des nouvelles idées de présentation a été une réelle partie de plaisir», admet M. Rainville.

Après Montréal, «Amaluna» se déplacera au port de Québec le 26 juillet, avant de visiter les villes de Toronto et de Vancouver avant la fin de l'année.

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