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Investiture républicaine: Romney réplique à Obama, Santorum refuse d'abandonner

04/04/2012 06:56 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le meneur de la course à l'investiture républicaine, Mitt Romney, et le président américain Barack Obama ont poursuivi leur joute verbale mercredi, comme si l'ancien gouverneur du Massachusetts avait déjà remporté l'investiture de son parti.

La victoire de Mitt Romney semblait encore plus certaine au lendemain des primaires organisées dans le Wisconsin, le Maryland et à Washington, la capitale fédérale, qui ont réduit les chances du principal rival de M. Romney, le conservateur Rick Santorum.

L'ancien sénateur de la Pennsylvanie a promis de rester dans la course, mais les plus récentes victoires de Mitt Romney renforcent la probabilité qu'il obtienne l'investiture avant la fin de la saison des primaires en juin, voire plus tôt.

Mercredi, Mitt Romney a prononcé un discours sur la même tribune où se trouvait Barack Obama la veille, quand il a directement attaqué son probable rival républicain. Le discours de M. Obama a été considéré comme le coup d'envoi de la course à la Maison-Blanche, qui se poursuivra jusqu'à l'élection du 6 novembre.

Pour un président qui brigue un second mandat, ce n'est pas le temps «de se cacher et de chercher» une stratégie, a déclaré Mitt Romney, estimant que Barack Obama induisait les Américains en erreur au sujet de son projet de système de défense antimissile en Europe et sur d'autres dossiers de politique étrangère.

Devant l'Association américaine des journaux et la Société américaine des éditeurs de journaux, M. Romney a aussi déclaré que M. Obama avait mal interprété les priorités budgétaires des républicains dans son discours de la veille lors de la réunion annuelle de l'Associated Press.

Mitt Romney a nié les allégations du président selon lesquelles le projet de budget mènerait à des coupes dommageables dans plusieurs programmes fédéraux. M. Obama avait fustigé un «darwinisme social à peine voilé» qui serait «l'antithèse de notre histoire en tant que terre de promesse et d'ascension pour quiconque est prêt à déployer les efforts nécessaires».

Le candidat à l'investiture républicaine a précisé que le plan budgétaire mènerait à l'élimination de programme ciblés, notamment la vaste réforme de la santé adoptée en 2010.

Mitt Romney devait ensuite participer à un événement de campagne en Pennsylvanie, où il espère porter le coup fatal à son adversaire lors des primaires du 24 avril.

Mitt Romney espère que la campagne des primaires prendra fin bientôt pour qu'il puisse se consacrer à la course présidentielle proprement dite. Barack Obama a bénéficié d'une embellie dans les sondages au cours des derniers mois, en particulier chez les femmes, tandis que les candidats républicains s'affrontent pour rallier le soutien de la base de plus en plus conservatrice du parti.

Le président bénéficie également des sondages qui montrent que les Américains sont de plus en plus optimistes quant à l'état de l'économie. Le taux de chômage a baissé au cours des derniers mois mais reste élevé, à 8,3 pour cent de la population active.

L'histoire montre que les républicains doivent se rassembler derrière un candidat s'ils veulent espérer remporter la présidence. Seul un républicain, Ronald Reagan, a été en mesure de défaire un président démocrate sortant au cours du dernier siècle. Et Mitt Romney affronte un président sortant qui a cinq fois plus d'employés et dix fois plus d'argent que lui pour sa campagne.

Le sénateur John McCain, défait par Barack Obama en 2008, s'est rallié mercredi aux nombreux républicains qui appellent Rick Santorum à abandonner la course.

M. Santorum devrait reconnaître qu'«il est temps de faire une sortie gracieuse», a-t-il dit sur la chaîne télévisée CBS. John McCain a aussi affirmé qu'il y avait plusieurs bons candidats à la vice-présidence et que le choix devrait se porter sur Sarah Palin, qui a été sa colistière il y a quatre ans.

Mais Rick Santorum a rejeté les appels de ses collègues républicains mercredi, en promettant de participer aux primaires en Pennsylvanie et aux autres primaires qui doivent avoir lieu le mois prochain au Texas, en Arkansas et dans certains États du Sud. Il avait prévu trois événements de campagne mercredi à travers la Pennsylvanie.

Mitt Romney a remporté 86 nouveaux délégués lors des trois primaires de mardi. Il a obtenu les 37 délégués du Maryland, les 16 délégués du District de Columbia et 33 délégués au Wisconsin, où Rick Santorum a en obtenu 9.

M. Romney compte maintenant 658 délégués sur les 1144 requis pour remporter l'investiture. Rick Santorum compte 281 délégués, contre 135 pour Newt Gingrich et 51 pour Ron Paul.

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