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Egypte: l'armée réaffirme qu'elle cèdera le pouvoir après la présidentielle

04/04/2012 01:31 EDT | Actualisé 04/06/2012 05:12 EDT

Les militaires, qui exercent le pouvoir en Egypte depuis la chute d'Hosni Moubarak, ont réaffirmé mercredi qu'ils allaient le céder après l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévue les 23 et 24 mai.

"L'armée va remettre le pouvoir à un président élu, même si l'élaboration de la Constitution n'est pas achevée", a déclaré le général Mamdouh Chahine devant la commission chargée de rédiger la future Constitution, dont il est membre.

L'armée, portée aux nues pendant le soulèvement de janvier-février 2011, est devenue la cible des militants ayant mené la révolte contre l'ancien régime, qui l'accusent de mal gérer la transition et de réprimer la liberté d'expression.

La déclaration du général intervient en outre alors que les relations se sont tendues ces dernières semaines entre le conseil militaire au pouvoir et les Frères musulmans qui réclament avec de plus en plus d'insistance le départ du gouvernement nommé par les militaires.

Les partis laïques ont annoncé de leur côté leur retrait de la commission constituante, estimant que leur présence ne faisait que servir de caution aux islamistes pour la rédaction d'une loi fondamentale reflétant leurs options politico-religieuses.

La commission, formée de 100 personnes désignées par le Parlement, est principalement composée de membres des Frères musulmans et de fondamentalistes salafistes, très largement majoritaires parmi les députés et sénateurs.

Al-Azhar, la grande institution de référence de l'islam sunnite, a également annoncé son retrait de même que l'église copte orthodoxe.

Mais lors de la réunion mercredi de cette commission, son président Saad al-Katatni, aussi président de l'Assemblée du peuple, a indiqué qu'un "délai d'une semaine a été accordé aux parties qui se sont retirées pour les convaincre de revenir sur leur décision".

mon/hj/cco

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