Sécurité de la vieillesse: Charest veut discuter «le plus tôt possible»

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Première Publication: 3/04/2012 12:59 Mis à jour: 4/04/2012 12:27

LAVAL, Qc - Le premier ministre Jean Charest souhaite commencer «le plus tôt possible» les discussions avec le gouvernement fédéral en vue d'obtenir une compensation pour les dépenses supplémentaires que le Québec devra encourir à l'aide sociale, à cause du relèvement de l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse.

Dans son dernier budget, déposé jeudi dernier, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a annoncé qu'il rehausserait graduellement l'âge d'admissibilité aux prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti de 65 à 67 ans, et ce, à compter d'avril 2023 et jusqu'au 1er janvier 2029.

Ce faisant, des milliers de personnes âgées de 65 à 67 ans risquent de se retrouver temporairement avec une baisse de revenus et devront dans certains cas avoir recours à l'aide sociale, qui est de compétence provinciale.

Le budget Flaherty évoque une compensation à verser aux provinces, sans donner plus de détails.

Interrogé à ce sujet mardi, alors qu'il était à Laval pour annoncer un investissement, le premier ministre Charest a fait part de sa volonté de discuter de la question avec le fédéral. «Ce serait une bonne idée de commencer le plus tôt possible», a-t-il d'abord commenté.

«Le fédéral a répondu à l'appel qu'on a fait. Moi, quand j'étais à Ottawa il y a plusieurs semaines, j'avais demandé au gouvernement fédéral qu'il reconnaisse qu'il y a un coût, pour le gouvernement du Québec, s'il y a un changement de 65 à 67 ans. Ils le reconnaissent; ils disent qu'il y aura une compensation. Assoyons-nous pour en discuter maintenant», a ajouté le premier ministre Charest.

Interrogé à savoir s'il croyait que Québec toucherait une «pleine» compensation, puisque le budget Flaherty ne mentionne qu'une compensation, sans être plus précis, le premier ministre a indiqué: «c'est tout ça qu'il faut discuter».

Et le premier ministre Charest ne veut pas limiter ses discussions au transfert de coûts vers l'aide sociale. «En même temps, on veut que le gouvernement fédéral puisse respecter le même principe de dialogue dans tous les transferts fédéraux. Ce qu'il y a de plus urgent que ça, parce que dans le temps, ça arrive plus rapidement, ce sont des ententes sur la santé et sur la péréquation qui arrivent à terme en 2014. Là, le gouvernement fédéral nous annonce des décisions sans qu'il y ait eu échange d'informations.»

M. Charest a réitéré sa volonté de faire front commun avec les autres provinces sur cette question plus large des paiements de transfert.

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Publié par PC  |