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Romney signe des victoires au Maryland, à Washington. D.C. et au Wisconsin

03/04/2012 05:24 EDT | Actualisé 03/06/2012 05:12 EDT

MILWAUKEE - Mitt Romney a signé un tour du chapeau politique et accentué son emprise au sommet de la course à l'investiture républicaine aux États-Unis, mardi, remportant les primaires organisées dans les États du Maryland et du Wisconsin et celle tenue à Washington, D.C., la capitale du pays.

Le scrutin primaire du Wisconsin représentait le gros lot de la soirée, et le seul État où Rick Santorum, le plus sérieux rival de M. Romney, a fait quelque effort que ce soit. Or, les résultats en provenance de 99 pour cent des bureaux de scrutin donnaient 42 pour cent des votes à M. Romney, 38 pour cent à M. Santorum, 12 pour cent à Ron Paul et 6 pour cent à New Gingrich.

Au Maryland, les résultats issus de 79 pour cent des bureaux de scrutin accordaient à Mitt Romney 49 pour cent des suffrages exprimés, comparativement à 29 pour cent pour M. Santorum. Newt Gingrich et Ron Paul suivaient à 11 et 10 pour cent, respectivement.

À Washington, D.C., où le nom de M. Santorum n'apparaissait pas sur les bulletins de vote, M. Romney avait amassé 70 pour cent des appuis, après le dépouillement de 99 pour cent des bureaux de scrutin, alors que Ron Paul et Newt Gingrich devaient se contenter de 12 et 11 pour cent, respectivement.

Avant les primaires de mardi, Mitt Romney comptait 572 délégués en vue de la convention nationale du parti, soit exactement la moitié des 1144 délégués nécessaires pour remporter l'investiture. Avec son triplé, mardi soir, il était sûr d'ajouter au moins 74 délégués, et il semblait en bonne voie de remporter tous les appuis nécessaires d'ici la fin de la saison des primaires, en juin. Rick Santorum comptait quant à lui 272 délégués, contre 135 pour Newt Gingrich et 51 pour Ron Paul.

Un total de 95 délégués étaient en jeu mardi, dont 42 au Wisconsin.

Plus tôt mardi, M. Romney avait aiguisé ses attaques contre Barack Obama, l'accusant notamment de s'appuyer sur l'Europe pour trouver son inspiration politique.

Le président démocrate sortant a répliqué en affirmant que les républicains voulaient appliquer une «vision radicale» du pays, lors d'un discours devant les éditeurs et les rédacteurs en chef de médias américains réunis pour la rencontre annuelle du conseil d'administration de l'Associated Press à Washington.

M. Obama a critiqué M. Romney pour avoir appuyé une proposition de budget de 3500 milliards $ US soumise par le représentant républicain Paul Ryan, du Wisconsin. Le plan de dépenses, approuvé par la Chambre des représentants la semaine dernière, est censé permettre de diminuer le déficit fédéral et la taille du gouvernement.

Le projet a toutefois peu de chance d'être approuvé par le Sénat à majorité démocrate. Barack Obama a qualifié le projet de «cheval de Troie» qui symbolise la vision des républicains pour le pays, lors d'un discours censé le présenter comme le défenseur de la classe moyenne.

Mitt Romney devait participer à un rassemblement de campagne avant de passer la soirée au Wisconsin. Il y a passé tout le week-end dernier à faire campagne pour tenter de remporter un autre État industriel sur lequel compte son rival Rick Santorum pour permettre à sa campagne de se poursuivre.

«La bonne chose pour nous, je crois, est d'avoir un candidat investi le plus rapidement possible pour nous concentrer sur Barack Obama», a dit Mitt Romney lors d'une entrevue sur Fox News.

Le meneur de la course à l'investiture républicaine a ignoré Rick Santorum au cours des derniers jours pour se concentrer sur le président sortant. Il a notamment déclaré devant des partisans que Barack Obama tirait «son inspiration politique des capitales européennes». Cette accusation, très prisée chez les républicains, sous-entend qu'un candidat est élitiste et déconnecté des préoccupations de l'Américain moyen.

M. Obama a répliqué en affirmant que le projet de budget appuyé par M. Romney visait à démembrer le programme Medicare — le programme public d'assurance-maladie pour les personnes âgées —, à diminuer l'impôt des riches et à faire des coupes radicales dans des programmes cruciaux comme l'aide aux étudiants et les projets ferroviaires et routiers.

«C'est un cheval de Troie. Sous l'apparence d'un plan de réduction du déficit, il s'agit vraiment d'une tentative d'imposer une vision radicale à notre pays», a dit Barack Obama. «Ce n'est rien d'autre que du darwinisme social à peine voilé.»

Mitt Romney est toutefois très en retard sur Barack Obama en ce qui concerne la collecte de fonds. Il n'a pas encore pu commencer à amasser des fonds en vue de l'élection générale à cause du long et laborieux processus des primaires.

À la fin du mois de février, l'équipe de M. Obama avait amassé 84,7 millions $ US pour la campagne, contre 7,3 millions $ US pour M. Romney. Barack Obama compte plus de 350 employés rémunérés dans son équipe électorale, contre une centaine pour son probable adversaire républicain.

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