Québec a déposé une requête pour maintenir les données du registre des armes

Long Gun Registry

Première Publication: 3/04/2012 11:12 Mis à jour: 4/04/2012 12:27

QUÉBEC - Incapable de faire fléchir Ottawa, le gouvernement Charest appelle la Cour supérieure à la rescousse pour empêcher la destruction des données québécoises du registre des armes d'épaule.

«Il y a péril en la demeure», a soutenu mardi le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, en conférence de presse à quelques heures du vote final par le Sénat sur le projet de loi C-19.

La pièce législative controversée consacre l'abolition du registre pour les armes d'épaule et la destruction quasi-immédiate des données qu'il comporte.

Flanqué de son homologue de la Sécurité publique, Robert Dutil, le ministre Fournier a confirmé le dépôt d'une requête en Cour supérieure afin de préserver et conserver les données des citoyens québécois inscrits au registre des armes à feu.

Non seulement le gouvernement fédéral «a fait la sourde oreille aux demandes répétées» du Québec pour le maintien du registre, il a aussi «outrepassé ses compétences» en projetant la destruction des données inscrites, a dénoncé M. Fournier.

«Nous n'avons pas d'autre choix que de recourir aux tribunaux pour faire respecter nos droits fondamentaux. Dans une fédération, un partenaire ne peut nuire à l'autre dans ses choix fondamentaux de politique publique», a-t-il dit.

Selon lui, il est «injuste et inéquitable» pour les Québécois qui ont contribué par leurs impôts à la création du registre «que les données les concernant soient détruites sans possibilité pour le gouvernement de les récupérer».

Sur le plan juridique, le gouvernement du Québec conteste la validité constitutionnelle de l'article 29 de la loi sur l'abolition du registre des armes d'épaule qui prévoit l'élimination des informations qui y figurent.

S'il obtient gain de cause, le gouvernement Charest déposera un projet de loi à l'Assemblée nationale pour la mise en place d'un registre des armes d'épaule exclusivement québécois, à partir des données obtenues d'Ottawa.

Dans sa requête, Québec invoque notamment le «tort irréparable» que causerait au Québec la destruction des données.

«Pensons par exemple aux impacts négatifs dans notre lutte collective contre la violence conjugale, à nos efforts pour prévenir le suicide et à la nécessité pour les policiers de consulter les données pour préparer leurs interventions ou poursuivre leurs enquêtes», a fait valoir M. Fournier.

Pour le ministre de la Justice, «il serait à toute fin pratique impossible» pour le Québec de repartir à zéro en reconstituant les données que le gouvernement fédéral veut passer à la déchiqueteuse.

En voulant détruire les informations, Ottawa tente d'empêcher les provinces de constituer leur propre registre, a analysé M. Fournier, qui accuse le gouvernement conservateur de nuire au bon fonctionnement du fédéralisme.

L'attitude du gouvernement Harper est «le contraire de la collaboration. C'est une action qui nie la collaboration et porte atteinte à l'exercice de nos compétences», a-t-il pesté.

À l'évidence, le fédéralisme de collaboration n'est pas la marque de commerce du gouvernement conservateur, a laissé tomber M. Fournier, dont le pèlerinage à Ottawa dans le dossier des jeunes contrevenants est demeuré vain, tout comme celui de ministre Dutil dans le cas projet de loi C-19.

«Il faut appeler un chat un chat: il y a une manifestation fédérale de ne pas considérer la collaboration comme valeur première qui motive les actions du gouvernement», a-t-il soulevé.

Le recours judiciaire intenté par Québec s'ajoute à une longue liste de dossiers que le gouvernement québécois a portés devant les tribunaux, faute d'entente avec Ottawa.

Parmi ceux-ci figurent les congés parentaux, le fonds de stabilisation des revenus agricoles et la commission pancandienne des valeurs mobilières.

Pour sa part, le ministre de la Sécurité publique a insisté sur l'importance de conserver les données inscrites au registre pour la lutte à la criminalité.

En 2010, 2561 armes ont été retirées à des détenteurs parce que cela représentait un danger pour eux-mêmes ou pour autrui, a relaté M. Dutil.

L'adoption du projet de la C-19 aura pour conséquence la perte de contrôle de plus d'un million et demi d'armes à feu sans restriction au Québec, soit plus de 91 pour cent de l'arsenal enregistré sur le territoire, a-t-il relevé.

Mais les récriminations du Québec laissent de glace le gouvernement fédéral, qui maintient la ligne dure.

Les provinces peuvent faire ce qu'elles veulent mais Ottawa ne va pas les aider à créer leur propre registre, a prévenu Mike Patton, directeur des communications du ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews.

«Je ne peux pas commenter la procédure judiciaire, mais je peux affirmer que notre gouvernement est déterminé à détruire une fois pour toutes les données inefficaces et inutiles du registre des armes d'épaule», a dit M. Patton.

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QUÉBEC - Incapable de faire fléchir Ottawa, le gouvernement Charest appelle la Cour supérieure à la rescousse pour empêcher la destruction des données québécoises du registre des armes d'épau...
QUÉBEC - Incapable de faire fléchir Ottawa, le gouvernement Charest appelle la Cour supérieure à la rescousse pour empêcher la destruction des données québécoises du registre des armes d'épau...
Publié par Patrick White  | 
 
 
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Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
21:24 sur 03/04/2012
Qu'y a-t-il de si urgent de détruire ce registre des armes? Quelle sorte de bureaucratie possédez-vous donc? Ce sont uniquement des données informatiques! Avec toutes ces péripéties, vous n'éprouvez encore rien auprès des proches de la tuerie de la polytechnique! Peu importe de quelle allégeance politique, QUELQU'UN QUELQUE PART D'UN PARTI, fasse son travail pour éviter que ce dossier se perpétue!
18:47 sur 03/04/2012
Au lieu que ce cher $$$ gouvernement libéral de Jean Charest dépense notre argent en frais juridique (avocats-recherches-plaidoyers) sur le régistre Canadien des armes à feu, il devrait plustôt investir cet argent mal dépensé dans l'éducation, la santé et la mise en place d'une bonne gouvernance dans nos institutions publiques qui coutent de plus en plus cher à cause des multiples paliers administratifs qui ne sont jamais imputables de leurs erreurs et qui réussisent toujours a s'octroyer des bonus $$$ malgré leurs mauvaises performances. Encore une fois c'est de l'argent mal dépensé qui provient de nos taxes et de nos impôts qui serviront à payer de grosses firmes d'avocats.....Libérons le Québec des libéraux aux prochaines élections. Pendant ce temps nos jeunes étudiants doivent faire la grève pour obtenir, peut-être, la chance d'être écouté dans leurs pistes de solutions aux problèmes financiers de nos institutions éducatives à multiples paliers administratifs qui dépensent inutilement dans des projets de placement non éducatif. Assez c'est assez .....libérons l'éducation des libéraux aux prochaines élections. .
Rock Bourgault retraité et tanné des libéraux.....
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Mauja
18:42 sur 03/04/2012
Au contraire, je ne suis pas un supporteur des libéraux, mais ils ont raison. Parler aux policiers, ils vérifient le registre avant une intervention conjuguale, cela sauve des vies. On enregistre une auto, alors pourquoi pas une arme? Et un twit qui n'enregistre pas son arme, a peut-être autre chose en tête. Au moins ça permet au policier d'excercer un contrôle.
Pour les cowboys de l'ouest, je comprends, mais les statistiques de violences là avec les armes sont en croissance.
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ToMo OhKa
Lanceur,Frappeur Ambidextre/Pitcher,Switch Hitter
15:19 sur 03/04/2012
Cet entêtement de Québec est a l'image des Libéraux; Ridicule, nuisible, a l'encontre de nos intérêts et surtout inutilement coûteux.

Je souhaite de tout coeur que toutes les cours au pays finissent par débouter nos ministre arrogants et incapables qui sont sensé nous servir. Ha! Quelle blague...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
15:11 sur 03/04/2012
Nicole Bourget:

En autant qu'on peut nourrir notre infantilisme social et aller chercher des votes, le reste n'a pas d'importance.
12:48 sur 03/04/2012
Le registre des armes à feu est un gouffre financier depuis sa création. Alors creusons encore un peu plus le gouffre la dette du Québec en y ajoutant cet inutile et inefficace registre qui n'a jamais été réellement à jour. Au Québec, être dans le trou est devenu une culture dont certains se disent fiers. Si c'est ça être distinct, oh misère !
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
11:48 sur 03/04/2012
Et le ridicule continue...