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La Banque Royale acquiert la pleine propriété de RBC Dexia pour 1,1 milliard $

03/04/2012 07:56 EDT | Actualisé 03/06/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Banque Royale du Canada (TSX:RY) a annoncé mardi son intention de s'emparer de la participation de 50 pour cent qu'elle ne détient pas dans la coentreprise RBC Dexia pour 1,1 milliard $ en espèces.

La Royale obtiendra ainsi le plein contrôle de l'institution franco-belge, qui se trouve en difficultés financières depuis le début de la crise du crédit.

RBC Dexia offre des conseils et des services à des investisseurs institutionnels, dont la garde de titres internationaux, l'administration de fonds et de caisses de retraite, des services aux actionnaires et des services de trésorerie.

«L'opération annoncée aujourd'hui présente pour nous une valeur stratégique importante qui va au-delà de l'acquisition d'une entreprise distincte, en raison de la complémentarité de celle-ci avec les autres activités de RBC», a affirmé dans un communiqué le président et chef de la direction de la Royale, Gordon Nixon.

La transaction, qui devra être approuvée par les autorités réglementaires, devrait être conclue au milieu de cette année.

Le partenaire de la Banque Royale, anciennement connu sous le nom de Dexia Internationale à Luxembourg, avait indiqué il y a plusieurs mois son intention de vendre sa moitié de la coentreprise et RBC a annoncé en octobre être en négociations pour acquérir le plein contrôle de RBC Dexia.

Dexia, qui a été renommée Banque Internationale à Luxembourg, est l'une des victimes de la crise des dettes en Europe et de l'effondrement du crédit en 2008 déclenchée par la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers.

Dexia avait été la première banque européenne d'importance à nécessiter un sauvetage en 2011 en raison de craintes sur la crise des dettes souveraines. Elle avait constitué ce partenariat avec la Banque Royale il y a environ six ans.

Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes, M. Nixon a estimé que le moment choisi pour l'acquisition et le montant de la transaction étaient «très alléchants» pour la Royale.

«Grâce à notre longue expérience dans les activités mondiales de garde, nous avons acquis une compréhension approfondie de la solidité du secteur de la garde de titres internationaux et des occasions de croissance qu'il offre», a-t-il argué.

Des sauvetages du Luxembourg, de la Belgique et de la France l'année dernière visaient à secourir les activités de Dexia en promettant des milliards de dollars pour aider à nationaliser l'institution en déroute.

L'acquisition de RBC Dexia «nous permet d'être beaucoup plus dynamique dans la conclusion de nouvelles affaires», a affirmé Jim Westlake, chef de groupe des opérations internationales et des assurances.

«Cette entreprise très extensible est déjà dotée d'infrastructures et de processus de premier plan. Elle est en bonne posture pour tirer avantage de la hausse des taux d'intérêt et des marchés», a-t-il fait valoir.

L'analyste de Barclays John Aiken a dit croire que la transaction devrait ultimement être profitable à RBC, si elle est en mesure de continuer à faire croître ces activités.

À la Bourse de Toronto, l'action de la Banque Royale a cédé mardi 1,64 $ pour clôturer à 57,10 $.

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