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Il ne faut pas conclure à une commotion trop vite, estime Randy Cunneyworth

03/04/2012 11:28 EDT | Actualisé 03/06/2012 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Conclure trop vite à la présence d'une commotion cérébrale, c'est courir le risque d'imposer pour rien un protocole de traitement très lourd et très long à un hockeyeur. C'est pourquoi le Canadien se limite à parler de maux de tête en évoquant les symptômes ressentis par Carey Price en ce moment, sans négliger de lui prodiguer les soins appropriés.

Voilà, en substance, ce qu'il faut conclure du bilan médical que l'entraîneur-chef du Tricolore Randy Cunneyworth a fait de l'état de santé du gardien de 24 ans, mardi, après l'entraînement des siens à Brossard.

Cunneyworth a reconnu que les clubs de la LNH ont tendance à éviter de prononcer les mots «commotion cérébrale», de peur de se voir obligés de suivre le protocole imposé par le circuit Bettman dans de tels cas.

«C'est un protocole qui est long, a-t-il souligné. Tu veux que le joueur suive le protocole s'il a vraiment (une commotion cérébrale), mais ça demeure un processus de longue haleine. Il y des contraintes. Reste que nous n'allons négliger aucun traitement. C'est juste que nous ne voulons pas poser le mauvais diagnostic, dans l'intérêt du joueur.

«Carey s'est plaint de maux de tête. Il reste à en déterminer la gravité. Mais il ne faut pas conclure automatiquement (à une commotion cérébrale) dès que quelqu'un a mal à la tête.»

Cunneyworth a par ailleurs expliqué qu'il est important de ne pas précipiter un diagnostic parce qu'il reste possible qu'une maladie soit confondue avec une autre. Il a noté que dernièrement, quelques joueurs du Canadien ont eu des symptômes qui permettaient de conclure à une commotion cérébrale, mais aussi à une grippe ou à une autre maladie. Il faisait ainsi allusion à Ryan White, qui est présentement aux prises avec les mêmes interrogations que Price, mais aussi à Mathieu Darche et Scott Gomez, voire Tomas Kaberle et même Travis Moen, qui ont récemment recommencé à s'entraîner.

«Nous allons continuer d'évaluer (Price). C'est un processus continu et c'est le cas pour les autres aussi, a indiqué Cunneyworth. Carey vit beaucoup de choses que les autres ont vécu aussi, et la voie à suivre en matière de traitement approprié n'a pas encore été déterminée, pour ce qui s'avère pour l'instant de simples maux de tête.»

Reste que la collision entre Price et David Desharnais, jeudi dernier à l'entraînement, a quand même été assez importante. Desharnais a alors chuté sur la tête de son gardien pendant un exercice qui consistait à faire preuve de combativité devant le filet.

«Je me suis même fait mal aux côtes en tombant sur son casque», a indiqué Desharnais, mardi.

«Nous savons qu'il y a eu collision mais c'est facile de sauter aux conclusions, a prévenu Cunneyworth. C'est dans les mains des soigneurs et des médecins. Il faut du temps pour diagnostiquer ce genre de chose.»

Le médecin d'équipe du Canadien, le Dr David Mulder, examinera Carey Price mercredi afin de déterminer si l'intervention d'un neurologue s'avère nécessaire.

Il est d'ores et déjà certain que Price n'enfilera pas l'uniforme, mercredi soir au Centre Bell, contre le Lightning de Tampa Bay. Le Tricolore a d'ailleurs rappelé le gardien Robert Mayer de son club-école de la Ligue américaine, mardi. Il agira à titre de réserviste et c'est Peter Budaj qui affrontera la formation de Guy Boucher.

Cunneyworth n'a pas exclu que Price dispute l'un des deux derniers matchs du calendrier, mais ce sera le cas seulement si le gardien est entièrement disposé à le faire, a insisté l'entraîneur du CH. Le Canadien rendra visite aux Hurricanes de la Caroline, jeudi, puis recevera les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell, samedi.

Dumont aussi

Le CH a aussi rappelé l'attaquant Gabriel Dumont, mardi. Il a été appelé en renfort puisque Petteri Nokelainen et White ont tous deux raté les deux premiers entraînements de la semaine, lundi et mardi. Gomez, Darche et Moen se sont encore entraînés avec leurs coéquipiers, mardi, mais la date de leur retour au jeu reste incertaine.

Cunneyworth a indiqué que le défenseur Tomas Kaberle reste le joueur qui est le plus près d'un retour au jeu, sans qualifier les chances des autres de jouer cette semaine. L'entraîneur a toutefois précisé qu'avant de recevoir le feu vert, ils devront non seulement être en bonne santé, mais aussi avoir une forme physique suffisante pour disputer un match.

«Je veux avoir des joueurs qui sont capables de donner leur meilleur niveau, qui seront enthousiastes à l'idée de jouer, et qui ne chercheront pas d'abord à agir par prudence», a souligné Cunneyworth.

Celui-ci a indiqué qu'il est «probable» qu'il fasse appel à Dumont, mercredi. Il a fait savoir que le hockeyeur québécois amorcera probablement la rencontre à la position de centre, même s'il pourrait éventuellement être muté à l'aile droite.

Mayer et Dumont devaient prendre un vol en direction de Montréal, mardi, en provenance d'Oklahoma City, où se trouvaient les Bulldogs en vue d'un match en soirée.

Mayer a disputé 35 matchs avec les Bulldogs cette saison, affichant un dossier de 12-16-1 avec une moyenne de 3,02 et un pourcentage d'arrêts de ,906. Nathan Lawson présente de meilleures statistiques — moyenne de 2,57 et taux d'arrêts de ,914 en 44 matchs — mais il est présentement blessé. Peter Delmas, qui n'a disputé qu'un match jusqu'ici cette saison avec Hamilton, devait obtenir le départ face aux Barons d'Oklahoma City, mardi soir.

Dumont a 13 buts, neuf aides et 51 minutes de pénalités en 55 matchs avec les Bulldogs cette saison. Il a un différentiel de moins-14.

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