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Affrontements armés entre deux villes de l'ouest de la Libye

02/04/2012 05:36 EDT | Actualisé 02/06/2012 05:12 EDT

TRIPOLI, Libye - Des résidants de deux villes de l'ouest de la Libye, près de la frontière avec la Tunisie, ont déclaré lundi que des incidents avaient éclaté entre les milices rivales des deux cités.

La bataille entre Ragdalein et Zwara s'inscrit dans une série de conflits locaux qui démontrent l'impuissance du nouveau gouvernement libyen. Des affrontements impliquant des fusils automatiques et des chars ont éclaté, mais aucun bilan n'est disponible pour l'instant.

Le porte-parole des combattants de Ragdalein, Rami Kanaan, a précisé avoir capturé dimanche 34 hommes de Zwara, en représailles à des mois d'exactions par des hommes de Zwara, notamment des pillages.

Le chef du conseil local de Zwara, Abo-Bakr Taloa, a déclaré que 21 de ses hommes avaient été capturés. D'après lui, Ragdalein est un refuge pour les fidèles de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi.

Selon une source proche des autorités tunisiennes, les récents accrochages n'ont pas fait de victime et les personnes capturées ont été relâchées.

D'après la même source, le climat reste tendu dans la zone des combats, située à 60 kilomètres de la frontière tunisienne, où l'on craint une reprise des hostilités pour le contrôle du poste frontalier de Ras Jédir, principal point de passage entre les deux pays, aux mains des insurgés depuis la fin du mois de février.

«La situation est plutôt stable et il n'y a pas pour l'instant de développement particulier au niveau de la frontière», a déclaré le colonel-major de l'armée tunisienne, Mokhtar Ben Nasr, joint au téléphone par l'Associated Press.

Ces craintes ont poussé les ressortissants libyens qui veulent se rendre en Tunisie à fuir les turbulences dans cette zone pour s'orienter vers le poste-frontière de Dhéhiba, plus au sud.

«Ce point de passage connaît de ce fait une grande pression. Durant les dernières 24 heures, quelque 3850 libyens y ont transité, contre une affluence de quelque centaines de personnes par jour habituellement», a précisé Mohamed Hdia, un journaliste en poste dans la région.

Outre les raisons de sécurité, cette affluence est aussi attribuable à des raisons économiques. Nombreux sont les Libyens qui franchissent la frontière en famille, parfois pour faire demi-tour sur place après s'être fait estampiller le passeport, rien que pour justifier l'allocation touristique que vient d'accorder le gouvernement libyen à ses ressortissants.

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