Langue de travail: Québec contribue à angliciser les immigrants francophones

Loi 101

Première Publication: 1/04/2012 15:04 Mis à jour: 4/04/2012 12:27

QUÉBEC - Les immigrants francophones frappent un mur dès qu'ils se mettent à la recherche d'un emploi à Montréal: pas d'anglais, pas de job.

Ils décodent vite de la situation qu'ils doivent apprendre la langue qui, à leurs yeux, leur permettra de gagner leur vie au Québec.

C'est alors que Québec vient à la rescousse, en consacrant des millions de dollars de fonds publics pour angliciser les immigrants francophones, selon une recherche effectuée par La Presse Canadienne.

Il est reconnu de tous que l'emploi est la clé pour réussir l'intégration d'un immigrant. Bien que la loi 101, adoptée en 1977, devait faire du français «la langue normale et habituelle» du travail au Québec, il semble que la clé de l'intégration des nouveaux arrivants demeure, 35 ans plus tard, une clé anglaise.

Quand ils débarquent à Montréal, les immigrants sont souvent mal informés de la réalité linguistique du marché du travail. «Ils ne savent pas à quel point c'est parfois incontournable, quand on voit les offres d'emploi», de connaître l'anglais, estime le directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), Stéphane Reichhold.

Cette ignorance trouve écho dans le malaise que semble susciter cette question au gouvernement. Car l'anglicisation aux frais de l'État des immigrants francophones est un phénomène mal documenté et pratiquement tabou, même si trois ministères (Immigration, Éducation et Emploi) conjuguent leurs efforts pour faciliter la tâche aux immigrants qui se sentent tenus de maîtriser l'anglais pour travailler au Québec. Impossible, donc, de tracer un portrait global de la situation, puisque personne ne centralise l'information à ce sujet.

«C'est un peu tabou. Tout le monde fait ça un peu discrètement», convient M. Reichhold.

Le malaise tient au fait que, d'une main, Québec mise sur l'accueil d'un plus grand nombre de francophones pour assurer la pérennité du français, tandis que, de l'autre main, on les anglicise pour qu'ils répondent aux besoins d'un marché du travail où fleurit le bilinguisme.

Chez Emploi-Québec, l'apprentissage de l'anglais fait partie des mesures d'employabilité offertes aux immigrants lorsque la connaissance de l'anglais est jugée nécessaire pour occuper l'emploi convoité.

Ainsi, depuis 2008, 1095 immigrants, nouveaux arrivants (depuis moins de cinq ans au Québec) et réfugiés ont eu droit à des cours d'anglais. Coût de la facture pour les contribuables: 2,1 millions $.

Les données, obtenues en vertu de la loi d'accès à l'information auprès d'Emploi-Québec, ne sont pas disponibles pour les années antérieures, car elles n'étaient pas comptabilisées. Personne au ministère n'a pu expliquer pourquoi.

Une forte proportion (296) des immigrants qui ont bénéficié de ce programme habitaient Laval et environ le quart (255) Montréal. La ville de Québec _ francophone à 95 pour cent _ arrive troisième, alors que le ministère a consacré 235,186 $ de fonds publics depuis 2008 pour angliciser près de 200 immigrants de la capitale.

Fournie par le ministère, la liste (non exhaustive) d'emplois et de secteurs d'activités qui donnent accès aux cours d'anglais est longue: télécommunications (directeur de la transmission, installateur-réparateur), informatique (programmeur, concepteur Web, agent de soutien aux utilisateurs), services financiers (analystes financiers, représentants au service à la clientèle), secrétariat (secrétaire médicale ou juridique), ingénieur, technicien en génie civil, métiers de la construction, aéronautique (mécanicien et technicien de contrôle d'avionique), services (planificateur de congrès ou d'événements spéciaux, représentant en publicité, guide touristique, agent de voyage).

Un sur quatre

À son arrivée à Montréal, un immigrant sur quatre _ environ 13 000 personnes par année _ ne peut s'exprimer en anglais. Un sur cinq _ plus de 10 000 personnes par an _ ne parle ni français ni anglais.

Chez les nouveaux arrivants, le taux de chômage était de près de 20 pour cent en 2011, soit plus du double de celui de la population en général, bien qu'ils soient plus scolarisés que la moyenne des Québécois.

Québec cherche donc, par divers moyens, à augmenter leurs chances de décrocher un emploi, surtout s'ils sont qualifiés.

«Au Québec, plus on monte d'échelon, plus l'anglais est nécessaire», constate M. Reichhold.

Le ministère de l'Immigration intervient par l'entremise d'organismes communautaires qu'il finance, tandis que le ministère de l'Éducation contribue au dossier à travers les commissions scolaires, qui prêtent gracieusement le personnel enseignant aux centres d'éducation des adultes et aux organismes communautaires qui offrent des cours d'anglais aux immigrants.

Québec verse quelque 18 millions $ par an aux organismes communautaires qui offrent divers services d'intégration à l'emploi, de francisation et, dans certains cas, des cours d'anglais.

L'un d'eux, l'organisme CARI Saint-Laurent, à Montréal, enseigne l'anglais à 80 immigrants et réfugiés francophones depuis un an, et ce, quasi gratuitement (ils ne payent que l'inscription et leur manuel).

Un autre, La Maisonnée, à Montréal, offre aussi toute une série de services, dont des cours de francisation et des cours d'anglais à 80 immigrants francophones par an, niveau débutant et intermédiaire.

Dans les deux cas, le personnel enseignant est payé et fourni par la commission scolaire English Montreal.

Le Centre d'éducation des adultes Marymount, à Montréal, qui relève de cette commission scolaire, fait partie des institutions très actives en ce domaine. Il dispense des cours d'anglais à quelque 2000 immigrants francophones par an, en ses murs, sans compter le prêt d'une dizaine d'enseignants à au moins cinq organismes communautaires qui leur offrent des cours d'anglais.

Pour les nouveaux arrivants, «la priorité, c'est de trouver un travail, et ils trouvent qu'ils ont besoin d'anglais pour trouver un travail», explique la directrice du Centre Marymount, Cynthia Koomas.

Dans un contexte où Québec accueille un nombre croissant d'immigrants (plus de 50 000 par an) et une proportion à la hausse de francophones, la demande pour l'apprentissage de l'anglais ira à l'avenant et risque de devenir un enjeu important au cours des prochaines années, selon M. Reichhold.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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16:45 sur 05/04/2012
« QUÉBEC - Les immigrants francophones frappent un mur dès qu'ils se mettent à la recherche d'un emploi à Montréal: pas d'anglais, pas de job. »

Depuis avril 2003 le Québec est gouverné par le parti des anglophones, le Quebec liberal parti. Le PM se nomme John James Charest. Les ministres de la famille et de l’immigration, Yolanda James et Kathleen Weil.

Il est donc normal de trouver maintenant que l'anglais soit imposé comme langue commune du Québec.

Les immigrants n'auraient pas ce problème, si les Québécois de souche française n'étaient pas colonisés. Donc bailingue.

Si, les souverainistes du PQ, Pauline Marois, Sylvain Simard, Bernard Drainville et autres n’auraient pas établit l’anglais langue commune, en répondraient en anglais aux anglophones.

Le parti des souverainistes francophones, le PQ, appuie et soutient l'obligation de l'anglais pour tous à l'école, au collège et à l'université française. Subséquemment sur les lieux du travail.

Devant cette belle unanimité des politiciens québécois, comment éviter la peine de mort ?... Pas d’anglais = pas d’emploi !...

CH
20:13 sur 03/04/2012
Je suis pas tout à fait en accord que le Québec paie pour de la formation anglaise à de nouveaux arrivants.Je comprends très bien il est de plus en plus difficile de trouver un emploi voir même impossible d'être embauché si l'on maîtrise que le français et pas seulement à Montréal c'est une norme. Aujourd'hui où la langue anglaise a un poids économique d'une ampleur énorme cela s'appelle la mondialisation des langues. C'est vrai que le PQ ne veut rien savoir de l'enseignement de l'anglais au primaire et secondaire ..donc les Québecois unilingue pourront toujours travailler pour les nouveaux immigrants bilingue, trilingue, ou quadrilingue ça c'est la réalité.
19:24 sur 02/04/2012
Quelqu’un écrira plus tard en guise d’épitaphe :
«Ci-gît, un peuple, une langue et une culture sacrifiés sur l’autel du mercantilisme et de l’individualisme. Il n’aura manqué à ce peuple qu’un peu de fierté, qu’une connaissance de son histoire, de solidarité et surtout de savoir que le conquérant savait ce qu’est une lutte de territoire».
Les fédéralistes applaudiront sans doute de soulagement. Peut-être qu’un étranger de passage ayant entendu cette histoire quelque part laissera tomber une gerbe de fleurs sur la stèle.
Les historiens diront que les années de pouvoir de Jean Charest auront été cruciales dans cette très lente mise à mort tout en douceur.
20:13 sur 02/04/2012
Bravo monsieur.....rien à ajouter.
14:06 sur 02/04/2012
Moin de 1 % des Japonais parle anglais et ils ont la troisième puissance économique de la planète!
L'innovation est la clée de la réusite et non pas le fait de savoir parler anglais.
Les Québécois qui aime être asservie par ce qu'ils croient être la clée de la réussite (L'anglais) sont sous cultivé.
Je ne vois pas comment ont peut se complaire dans celui d'être soumis a une majorité qui écrase sa minorité, moi je comprend pas cette propension a être un peuple si lâche,
Quand ont me répond en anglais dans un magasin je fait demi-tour et croyez moi la face de la vendeuse en dit long sur sont comportement déplacé.
Si tous les francophone auraient la même attitude croyez moi le francais reprendrait sa place. Mais les Québécois en général aiment se complaire en lêcheux, parler anglais pour beaucoup de Québécois est une facon de masqué leurs sous éducation et quand la discussion prend des propenssion plus élevé le retour au source revient au galop.
Ma femme est immigrante et n'aime pas les Québécois en général car peu éduqué et il se définissent trop sur leurs francais bien écrit sans contenue ou de leurs anglais qui est une fierté de conquis.
J'ai travaillé dans trois pays et trois langues officielle distinct et jamais je n'accepterai de me laissé asservir par lâcheté car le Québec est voué a mieux que ca par respect de nos ancêtre des pionniers qui ont travaillé dur pour rayonné dans le monde.
17:01 sur 02/04/2012
Le président de Toyota, Aiko Toyoda a fait ses excuses mondiales en japonais pour les voitures défectueuses. Plus tard, à la Chambre du Congrès des États-Unis, il a lu son allocution dans un anglais hachuré, après quoi, pendant toute la séance des questions, il a répondu en japonais assisté d’un interprète. Lui, il est constructeur d’automobile et pour cela l’anglais est inutile. Pour la vente, il a compris que personne ne peut mieux vendre une voiture à un Américain qu’un autre Américain. Le phénomène de diglossie n’existe pas là-bas. Voilà exactement ce que vous décrivez, ça s’appelle en terme de sociolinguistique la diglossie (on la retrouve chez les peuples colonisés et dominés). Ici, la diglossie est bien présente. La lecture de certains commentateurs sur ces pages ne laissera aucun doute. Il serait impératif que cette notion soit enseignée dans toutes les écoles du Québec, puisqu’elle décrit si bien les causes notre état linguistique. Les ministres Line Beauchamp et Christine St-Pierre l’ignorent totalement. Peut-être pourraient-elles suivre un petit cours entre deux achats chez Holt Renfrew?
20:18 sur 02/04/2012
Monsieur Dion.....s.v.p. pensez-vous que ces dames feront cela.....!
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richard in obihiro
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02:10 sur 03/04/2012
Il est faux de dire que la diglossie est propre aux peuples colonisés et dominés : avec plus de 6000 langues dans le monde et moins de 200 pays membres de l'ONU, ça fait pas mal de diglossiques colonisés et dominés, vous trouvez pas?
Pour ce qui est du fait que Toyoda a compris que rien ne vaut un Américain pour vendre à un autre Américain, il faudrait aussi ajouter que contrairement au Japon, le Québec exporte très peu de produits grand public que les États-Unis ne pourraient pas se procurer ailleurs, que le commerce du Québec avec les USA représente 75 % des exportations du Québec (contre moins de 20% pour le Japon), s'effectue le plus souvent directement entre la province et les USA (plutôt que par l'intermédiaire d'entreprises américaines ou américano-japonaises d'importation installées aux États-Unis) et qu'il s'effectue donc en anglais. Le Québec a donc le double avantage de pouvoir transiger directement avec son voisin et d'être situé en un lieu où tous ses résidents peuvent facilement apprendre l'anglais (depuis 5 ans que je suis au Japon, je peux vous assurer que cela est un avantage de taille). Cela ne veut aucunement dire que les Québécois sont forcés de s'angliciser et de perdre leur culture française pour autant, même s'ils sont, comme vous dites, «diglossiques».
19:48 sur 02/04/2012
Comparer la Québec au Japon, c'est comme comparer des pommes avec des écrevisses! Le Japon a une masse critique avec une population de 127 millions. Ils sont isolés géographiquement des pays anglo-saxons, ils ont une identité culturelle forte bâti sur plus de mille ans d'histoire. Les autres pays asiatiques sont leurs principaux clients et fournisseurs (Import/export). Les US représente 10% et 18% des imports/exports. Le Québec est enclavé dans un continent anglophone. On exporte à hauteur de 72% aux US et d'où on importe à hauteur de 31% (sans compter le commerce avec le ROC). On n'échappe pas à notre situation démographique, géographique et économique.
Ceci étant dit, je souscris au thème de diglossie du commentaire de Michel Dion et quand on ne me sert pas en français.
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11:27 sur 02/04/2012
Le travail de bras laissez ça au Québécois francophone ils sont chialeux, mais travaillants et ont une forte tendance a protéger ceux qui les exploites …
ET de plus ça les confortent dans leur folklore et pour qu'ils demeurent dociles donnez-leur du Hockey 24/24 toute l'année et ils seront bien heureux comme ça …

Pour le travail intellectuel donnez ça aux Anglos eux y savent comment ça marche eux ils sont intelligent …. Pis Montréal francophone tu parles d'une niaiserie en Amérique une métropole c'est en anglais que ça se passe …
Pis en passent les universités francophones comme l'UQAM coupez donc ça … ça coute trop cher; donnez toute le cash public au Privé comme McGill ...

Speak white calvaire vous n’avez pas encore compris ?
10:31 sur 02/04/2012
Ça sent la grosse tempête dans le verre d'eau, comme à presque toutes les fois où on parle des immigrants! Surprise!

On dirait bien qu'Emploi-Québec offre de la formation gratos en anglais pour tous ceux qui ont du mal à se placer, souchiens comme immigrants!

Alors on se calme le pompon de l'identité!

http://emploiquebec.net/individus/emploi/formation.asp
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jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
18:11 sur 02/04/2012
Vous avez tord. C'est une question d'utilisation juste de notre argent de contribuable. Ce que l'article dit c'est que si le gouvernement du Québec n'utilise pas tout l'argent à sa disposition pour renforcer le français sur la place publique et dans les milieux de travail... qui au juste va le faire? Vous?
Bien sûr, quand ça touche les immigrants ou les anglophones il n'y a jamais de problèmes.
Ouch! Attention encore un mâle alpha Québécois qui défend trop ses droits. On a vraiment un problème de trop prendre sa place ici. (Je suis ironique.)
19:13 sur 02/04/2012
"tort" ne s'écrit pas avec un "d" !
07:44 sur 02/04/2012
Donc selon le titre de cette article ils faudraient qu'il y aille 2 classes de citoyens l'une qui a le droit d'apprendre l'anglais et l'autre qui n'a pas le droit ( les immigrants)
A partir du moment qu'un immigrant devient citoyen il a les meme droit que tous le monde nous sommes tous egaux et tant mieux pour lui s'il est plus vaillant que les Franco pour apprendre l'anglais
08:49 sur 02/04/2012
Qu'ils se paient leurs cours eux mêmes, ce n'est pas au gouvernement de payer pour ça. En ce qui concerne la vaillance des Francos, ce commentaire raciste et méprisant discrédite complètement votre opinion.
19:13 sur 02/04/2012
Vite, vite, c'est la course à l'anglais. Allez, plus vite encore, précipitez-vous. Vite, il nous faut ça pour que l'anglais devienne la langue commune à Montréal... Oh, oh!... vous n'aviez pas attaché vos lacets?
07:07 sur 02/04/2012
Article très vague, visant à semer la bisbille sur le dos des immigrants, un torchon!
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jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
18:12 sur 02/04/2012
Commentaire assez peu recherché et propos déplacés.
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Reflexion01
Reflexion 101
06:14 sur 02/04/2012
Du rêve à la réalité.
Oui pour certains métiers et certaines fonctions, l'Anglais est incontournable, surtout si on doit communiquer avec l'extérieur du Québec.

Si un immigrant à pour rêve de devenir un aide boulanger à Montréal ou un commerçant en Gaspésie, il pourra utiliser le Français.

Mettez les Lois et règlements que vous voulez, rien ni personne ne changera à la réalité à laquelle chaque individu doit faire face dans sa vie et pas seulement les immigrants.
Et c'est là ou le PQ cherche à tromper tout le monde en voulant créer une barrière linguistique d'isolation stérile et humainement dégradante pour mieux gerer "son monde".

Aussitôt qu'un immigrant réalise qu'il peut mieux faire dans la vie et surtout plus vite en parlant Anglais, c'est normal qu'il accélère ses activités dans cette langue, c'est la simple réalité, inutile de monter sur des grands chevaux de bois immobiles.

Attachons nous plutôt à l'importance et à la qualité de notre culture et à son faible niveau d'enseignement.
07:48 sur 02/04/2012
Parfait mais pas avec mes impots.
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richard in obihiro
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02:14 sur 03/04/2012
On a refait ma rue il y a 5 ans, avec une partie de vos impôts, et vous n'avez rien dit. Comment proposez-vous de départager ce qui est payé avec vos impôts de ce qui l'est avec ceux des autres?
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jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
18:17 sur 02/04/2012
À partir du moment où on paye des impôts, les services ne devraient pas être différents qu'on soit francophone ou anglophone sinon on encourage le racisme. Mêmes impôts, mêmes services selon la grandeur de la population.
02:11 sur 02/04/2012
Continuons de payer pour les autres comme de vrais petits cols bleus Québécois. Des porteurs d'eau. De pauvres francophones pas instruits... comme dans le bon vieux temps.

Donne de l'ouvrage physique au Québécois de souche, ils vont lécher le cul au foreman ça ne sera pas long, un vrai travailleur, pas un entrepreneur.

Dépolitisé à fond, coloniser et bientôt blokanisé.

L'anglais n'est pas l'avenir, utile, mais pas l'avenir. Le mandarin est sûrement l'avenir. La démographie est en plein changement, imaginez le Québec dans 100 ans avec 80 millions d'habitants comme la France, on s'en calice tu de l'anglais avec 80 millions d'habitants francophones? L'anglais dans 100 ans il va être où?

Cessons d’idolâtrer l'anglais.
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Reflexion01
Reflexion 101
06:16 sur 02/04/2012
Il ne s'agit pas d'idolatrer une langue, mais de réalité, pour beaucoup de métiers, si les personnes veulent moindrement réussir dans la vie à faire autre chose qu'un bum sur la main...
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jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
18:19 sur 02/04/2012
L'anglais c'est excellent. Ce qui manque au Québec c'est pas des cours c'est des programmes d'échanges et d'immersion. Pour les immigrants qui doivent se trouver du travail mais aussi s'intégrer, est-ce qu'on peut leur laisser la chance de s'intégrer aussi?
07:04 sur 02/04/2012
Donc votre conclusion c'est qu'on devrait enseigner le mandarin aux nouveaux arrivants?
15:31 sur 03/04/2012
a jdbegin

...ah-ah-ah... est bonne!....mais y'en-a pleins, de mandarins a Ottawa...et vous avez vu juste.......ils parlent tous anglais....! almost...où bientôt
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richard in obihiro
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00:50 sur 02/04/2012
Hum. Angliciser. Est-ce qu'angliciser ne signifie pas abandonner sa langue première au profit de l'anglais? L'anglais est un outil indispensable dans bien des emplois. Donner des cours d'anglais aux nouveaux arrivants, c'est leur fournir cet outil, qui leur permettra de décrocher un emploi dans le Québec tel qu'il existe aujourd'hui, à l'ère de la globalisation. Ce n'est pas les angliciser!
06:47 sur 02/04/2012
Effectivement, l'usage du verbe angliciser est du sensationnalisme. Ça amène le débat vers le sempiternel axe anglais-français plutôt que les seules questions qui soient pertinentes ici : est-ce que ces mesures sont efficaces?
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jfjoubert
Le pire n'est pas toujours certain.
18:25 sur 02/04/2012
Oui il faudrait surtout pas que nous soyons obliger de nous défendre nous même face à une utilisation malvenue de nos impôts surtout s'il s'agit du ce dossier dont nous ne devons pas prononcer le nom.
07:46 sur 02/04/2012
Parfait, mais pas avec mes impots!
Pourtant je suis d'accord a ne pas hausser les frais de scolarite..
22:37 sur 01/04/2012
A tous!!! A NOUS, les quebecois, a tous les etudiants a qui on refuse d'ecouter!!! Je suis contre une hausse des frais de scolarite...et contre le fait de "payer" avec mes impots de cours d'anglais seulement aux nouveaux arrivants... Si on le fait.. Va faloir le "donner" a tous.

Je ne peux pas croire que des organismes gouvernementaux servent a financer des cours d'anglais aux nouveaux arrivants. On se tente de recruter des nouveaux arrivants provenant de pays francophones. On a un organisme, l'Office quebecois de la langue francaise qui manque de budget...

Que les nouveaux arrivants passent par le systeme regulier et ils vont payer comme les autres mais je contre une hausse drastique des frais de scolarite. Je suis pour l'equite, la promotion du francais et non de de l'anglais.
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Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
23:34 sur 01/04/2012
"Je ne peux pas croire que des organismes gouvernementaux servent a financer des cours d'anglais aux nouveaux arrivants"

mdr

Vous etes au Quebec mon cher!
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richard in obihiro
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00:55 sur 02/04/2012
''Si on le fait.. Va faloir (sic) le ''donner'' a (sic) tous.''
Mais on le fait déjà. L'anglais est enseigné dans toutes les écoles du Québec, à tous les niveaux du secondaire, parfois même à partir de la fin du primaire. Alors qu'est-ce que vous voulez de plus?