NOUVELLES

A Moscou, la police ferme la Place Rouge et interpelle une cinquantaine de manifestants

01/04/2012 10:12 EDT | Actualisé 01/06/2012 05:12 EDT

MOSCOW - La police russe a interpellé dimanche une cinquantaine de manifestants aux abords de la Place Rouge à Moscou, qui avait été exceptionnellement fermée par les forces de l'ordre pour empêcher un rassemblement anti-Poutine.

Selon la police, environ 55 protestataires ont été interpellés.

Via les réseaux sociaux, des militants de l'opposition russe avaient fixé un rendez-vous sur la Place Rouge, le "kilomètre zéro", d'où sont mesurées en Russie les distances depuis Moscou.

Les sympathisants de l'opposition étaient appelés à arpenter la Place Rouge en arborant les rubans blancs devenus le symbole du mouvement de protestation contre le Premier ministre et président-élu Vladimir Poutine, afin de dénoncer des atteintes à la démocratie de ses 12 années de pouvoir.

La police a alors pris la décision exceptionnelle de fermer la vaste place pavée près du Kremlin. Quelque 300 manifestants se sont rassemblés à l'extérieur et, se donnant la main, ont formé une chaîne autour de la Place Rouge en scandant "c'est notre ville", "la Russie sera libérée" et "la Russie sans Poutine".

Certains protestataires ont alors exigé de pouvoir accéder à la Place Rouge. Ils ont été encerclés par la police qui les a alors interpellés, les traînant, ou parfois les portant, jusqu'aux cars de police qui attendaient non loin.

Des manifestations sans précédent contre le pouvoir de Vladimir Poutine ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans les mois précédant la présidentielle du 4 mars, après les législatives de décembre. Depuis sa victoire, les rassemblements sont moins fournis et régulièrement dispersés par les forces de l'ordre. Les personnes interpellées sont habituellement relâchées à la fin de la journée.

Vainqueur de la présidentielle du 4 mars, Vladimir Poutine va retrouver le fauteuil de chef de l'Etat qu'il a occupé entre 2000 et 2008. Il sera investi en mai pour un troisième mandat, désormais de six ans. AP

sb/v233

PLUS:pc