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Victoria Poon veut faire sa rentrée dans l'équipe olympique par la grande porte

31/03/2012 09:03 EDT | Actualisé 31/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - C'est avec le couteau serré entre les dents que la nageuse Victoria Poon va attaquer le 50 mètres libre féminin, dimanche, à l'occasion de la dernière journée de la compétition de sélection olympique de l'équipe canadienne. Poon, de Lasalle, était visiblement insatisfaite, samedi, après avoir échoué dans sa tentative de se qualifier pour les Jeux de Londres au 100 mètres libre.

Le chrono de 54,86 secondes qu'elle a obtenu, à 59 centièmes de son meilleur, a été à court du temps requis. Seule Julia Wilkinson, gagnante de l'épreuve en 54,73, a mérité sa sélection.

Poon ira tout de même à Londres à titre de membre du relais 4X100 mètres. Heather MacLean (55:06), d'Etobicoke, en Ontario, soeur de Brittany déjà qualifiée aux JO, et la Québécoise Samantha Cheverton (55,24), de Pointe-Claire, complèteront le quatuor.

«Je suis déçue et contente à la fois, n'a-t-elle pas caché. J'aurais voulu faire en-deça du temps exigé. C'était difficile parce que c'était une première course pour moi et que Julia en était à sa troisième. J'ai bien l'intention de me reprendre au 50 mètres.»

La nageuse âgée de 27 ans va tenter de faire son entrée dans l'équipe par la grande porte, dimanche. L'athlète originaire de Hong Kong avait participé aux Jeux de Pékin en 2008, au 50 mètres. La varicelle qu'elle avait contractée avait toutefois affecté sa performance.

Cherverton, déjà qualifiée au 200 mètres libre, a accueilli comme une «agréable surprise» sa place dans le relais. Désavantagée en raison de sa petite taille, elle a tout juste coiffé d'un dixième de seconde une autre Québécoise, Sandrine Mainville, de Boucherville. Mainville, âgée de 20 ans seulement, a réalisé son meilleur temps (55,34), et elle aura l'occasion de se racheter.

Dans les autres courses, Charles Francis, de Cowansville, en Estrie, a terminé deuxième au 200 mètres dos, en 1:58,90 minute.

Francis a nagé de façon très détendue, le 200 mètres n'étant pas sa spécialité et étant déjà qualifié pour Londres au 100 mètres. Il s'était inscrit au 200, uniquement dans l'éventualité où les choses auraient mal tourné pour lui en début de semaine.

«C'était le plan B pour moi, au cas où, a-t-il expliqué. J'ai décidé d'y participer quand même. C'était un boni, et je ne m'attendais pas de nager aussi vite. Ça faisait un an et demi que je ne m'étais pas entraîné sur la distance. Je suis content de mon temps. Ç'aurait été la cerise sur le gâteau si j'avais obtenu ma qualification au 200.»

Tobias Oriwol, de Toronto mais résidant à Montréal, a mérité son laissez-passer pour Londres, en gagnant la course en 1:58,79 minute.

Pierse dévastée

L'élimination d'Annaway Pierse, détentrice du record du monde au 200 mètres brasse féminin depuis 2009, a fait des vagues à la piscine du Parc olympique.

Pierse, d'Edmonton, a pleuré toutes les larmes de son corps après n'avoir pu faire mieux que la cinquième place en 2:27,14, soit à plus de sept secondes de sa marque mondiale (2:20,12).

«Je suis totalement dévastée, a-t-elle affirmé. Je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Les deux dernières années ont été difficiles pour moi. J'ai connu beaucoup plus de bas que de hauts. Ce soir, c'est le plus bas.»

Pierse a été victime de malchances (poignet fracturé, maladie) et, à l'âge de 28 ans, elle a vu s'envoler ses derniers espoirs de participer aux JO.

Mercredi, une autre tête d'affiche de l'équipe canadienne, Mike Brown, de Calgary, avait subi le même sort, au 200 mètres brasse masculin.

L'épreuve féminine a été l'affaire de Tera Van Beilen, de Vancouver, en Colombie-Britannique, en 2:24,03. Van Beilen était déjà qualifiée au 100 mètres. Deuxième, Martha McCabe, de Vacouver, n'a pas volé sa place, à l'aide d'un temps de 2:24,81.

Au 100 mètres papillon, l'expérimenté Joe Bartoch, de London, en Ontario, a été l'unique qualifié londonien, en 53,01 secondes.

Finalement, au 800 mètres libre femmes, Savannah King, de Toronto, et Alexa Komarnicky, d'Etobicoke, ont ajouté leur nom à ceux des 28 autres athlètes déjà assurés d'aller en Angleterre, en juillet. King a gagné la course en 8:30,79 minutes. Komarnicky a suivi en 8:33,32.

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