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Un spécialiste européen de la vitesse démissionne après avoir été contesté

31/03/2012 12:50 EDT | Actualisé 31/05/2012 05:12 EDT

GENÈVE - Un scientifique à la tête d'une équipe européenne qui soutenait avoir découvert l'an dernier des particules voyageant plus vite que la lumière, a démissionné quelques semaines après qu'une équipe rivale eut remis en question l'exactitude de ses données.

L'Institut national de physique nucléaire d'Italie a fait savoir vendredi que le professeur Antonio Ereditato avait quitté la direction du projet de recherche appelé OPERA, acronyme de l'anglais pour Oscillation Project with Emulsion-tRacking Apparatus). Il s'agit d'une expérience internationale de physique des particules, destinée à observer et étudier le phénomène d'oscillation des neutrinos. Le neutrino une particule élémentaire du modèle standard de la physique des particules

La méthode appliquée pour mesurer la vitesse des neutrinos a été fortement remis en question lorsque les résultats ont été divulgués en septembre dernier.

Tout en confirmant sa démission à Associated Press, par courriel, Antonio Ereditato a précisé qu'il ne ferait aucun commentaire.

L'équipe d'Opera elle-même avait fait preuve de prudence en septembre en indiquant que les résultats devaient être vérifiés par des chercheurs indépendants puisqu'ils allaient à l'encontre d'une théorie de la physique moderne voulant que rien ne voyage plus vite que la lumière.

Cette découverte qui supplantait la célèbre théorie de la relativité d'Albert Einstein aurait pu ouvrir la porte à une nouvelle forme de physique ou le voyage dans le temps ou la vitesse supralunimique (warp) peuvent être possibles.

En février dernier, l'équipe d'OPERA a reconnu qu'une mauvaise connexion au niveau de la fibre optique aurait pu affecter la méthode de mesurer les particules, sans reconnaître que les résultats étaient faux.<

Plus tôt ce mois-ci, une équipe rivale appelée ICARUS située elle aussi à Gran Sasso, aurait démontré que les neutrinos voyagent à la même vitesse que la lumière mais pas plus vite que cette dernière.

OPERA, ICARUS et deux autres équipes vont tenter de résoudre ce problème une fois pour toutes en effectuant des tests à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire en mai.

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