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Syrie: pas de retrait préalable des forces gouvernementales, souligne le régime

31/03/2012 07:06 EDT | Actualisé 31/05/2012 05:12 EDT

BEIRUT - Les forces gouvernementales ne se retireront pas tant que la situation ne reviendra pas à la normale en Syrie, a déclaré samedi un porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdessi.

C'est la première réponse des autorités syriennes aux déclarations de l'émissaire des Nations unies et de la Ligue Arabe Kofi Annan, qui a enjoint vendredi au régime alaouite de cesser au préalable ses opérations militaires, en tant que "partie la plus forte" et "en signe de bonne foi".

Les forces syriennes sont "en état de légitime défense et protègent les civils", a affirmé Jihad Makdessi à la télévision publique. "L'armée syrienne n'est pas heureuse d'être présente dans les zones d'habitations. Une fois que la paix et la sécurité prévaudront dans ces secteurs, l'armée ne restera pas, ni n'attendra que Kofi Annan parte. C'est une affaire syrienne", a-t-il ajouté.

La Syrie a accepté mardi le plan de paix présenté par Kofi Annan, prévoyant notamment un cessez-le-feu des forces gouvernementales, une trêve de tous les combats deux heures par jour pour évacuer les blessés et fournir une aide humanitaire, et l'ouverture de pourparlers entre toutes les parties pour chercher une solution politique. Mais le régime syrien n'a pas mis en oeuvre le plan et la répression se poursuit.

Le Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a déclaré mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU que le conflit en Syrie avait fait "plus de 9.000" morts. La précédente estimation de l'ONU faisait état d'un bilan de plus de 8.000 morts depuis le début de la contestation dans le pays à la mi-mars 2011.

Le mouvement initialement pacifique s'est radicalisé face à la violence des forces de sécurité et a été rejoint par des déserteurs de l'armée. Le régime alaouite du président Bachar el-Assad affirme que l'opposition est manipulée par l'Occident et qu'il affronte un complot terroriste de l'étranger visant à déstabiliser le pays. AP

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