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Les protestations étudiantes : injonctions et de grèves de la faim

31/03/2012 10:47 EDT | Actualisé 31/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les protestations étudiantes entrent dans une nouvelle phase: celle de la judiciarisation des grèves et celle des grèves de la faim rotatives.

Trois requêtes en injonction ont été déposées dans le but d'interdire les piquets de grève devant différents établissements d'enseignement. Ces injonctions visent l'Université de Montréal, l'Université Laval et le Collège d'Alma et sont adressées aux différentes associations étudiantes.

Pour l'instant, seule la procédure contre le Collège d'Alma a été acceptée, de manière provisoire. La cour étudiera la requête plus à fond le 10 avril.

Pour ce qui est de l'injonction concernant l'Université de Montréal, elle a été rejetée. Celle qui est destinée aux associations étudiantes de l'Université de Laval sera entendue lundi.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) entend répliquer en faisant appel à différents avis juridiques.

Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, se dit déçu de ce nouveau pas qui vient d'être franchi. Selon lui, les grèves étudiantes ont toujours été considérées comme un droit fondamental et il espère que les étudiants pourront continuer de manifester.

Au même moment, des étudiants du Collège Édouard-Montpetit à Longueuil ont décidé d'amorcer un mouvement de grève de la faim. Des étudiants ont décidé de se relayer pour des cycles de privation de 48 heures.

Pour Léo Bureau-Blouin, cette nouvelle forme de manifestation démontre que les jeunes sont prêts à tout pour se faire entendre.

La FECQ mentionne également avoir commencé à plancher sur sa stratégie électorale. Dix comtés libéraux, élus par une faible majorité, ont été visés. La FECQ compte par ailleurs s'assurer qu'un maximum de jeunes se prévaudront de leur droit de vote lors du prochain scrutin provincial.

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