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Sepp Blatter soutient les efforts de réforme en matière de corruption

30/03/2012 11:58 EDT | Actualisé 30/05/2012 05:12 EDT

ZURICH - La FIFA va changer sa manière d'enquêter sur la corruption et elle est prête à étudier tout élément de preuve «crédible» concernant des actes illégaux du passé, a promis le président Sepp Blatter, vendredi.

Qualifiant le tout de «journée historique pour le processus de réforme de la FIFA» qui survient après une série de scandales, Blatter a fait savoir qu'un comité d'éthique remodelé serait composé d'unités distinctes pour les enquêtes et l'application de sanctions, en plus de miser sur des dirigeants nouveaux et indépendants.

Blatter a déclaré que la proposition avancée par le conseiller anti-corruption de la FIFA Mark Pieth avait été endossé sans retenue par le comité exécutif, dont certains membres ont récemment été blanchis d'accusations de corruption par le comité d'éthique déjà existant — un comité souvent critiqué, d'ailleurs.

«Ils ont unanimement accepté cette nouvelle approche dans nos efforts, disons, pour avoir plus de transparence et d'intégrité», a déclaré Blatter lors d'une conférence de presse qui avait pour but de révéler les mesures qui seront entreprises pour assainir l'organisme de régie mondiale du foot.

Reste qu'on n'a pas fait directement allusion aux critiques acerbes de Pieth à l'endroit des carences de la FIFA en matière d'enquêtes, ces dernières années. Par ailleurs, l'échéancier pour mettre en branle le programme de réforme a été repoussé à 2013.

La réputation de la FIFA a été salie par des accusations de pots-de-vin qui auraient influencé le cours du scrutin lors de l'élection présidentielle de l'an dernier, ainsi que ceux en vue du choix du pays-hôte pour les Coupes du monde de 2018 et 2022.

La crédibilité de l'organisation a également été atteinte quand le comité d'éthique à une seule chambre n'a pas été en mesure de recueillir assez d'éléments de preuve pour permettre le dépôt d'accusations.

«La FIFA a... montré un manque de suivi pro-actif et systématique concernant des accusations», a écrit Pieth dans un rapport présenté à la FIFA au nom de son comité de 13 experts-conseils en matière de transparence et de gouvernance. «Dans certains cas, on n'a pas enquêté suffisamment.»

Le nouveau comité d'éthique pourrait commencer à travailler dès que les 208 nations membres de la FIFA en approuvent la mise sur pied, au mois de mai.

«Le nouveau comité d'éthique aura la possibilité d'ouvrir des enquêtes quand il y aura des accusations crédibles», a dit Blatter.

Pieth, un ancien enquêteur des Nations Unies, a recommandé dans son rapport que le nouveau comité d'éthique puisse entreprendre «des mesures organisationnelles et des procédures qui sont applicables à des comportements du passé».

L'une des demandes importantes de Pieth devrait être respectée, alors que la FIFA semble prête à accueillir des gens de l'extérieur, sans liens avec la «famille de football» de Blatter, pour surveiller le processus judiciaire.

La FIFA a fait savoir que Pieth choisira trois candidats — qui devraient être des «personnes vraiments indépendantes ayant un statut et une expertise de haut niveau» — pour présider chacune des deux chambres, celle responsable des enquêtes et celle en charge des jugements. Les pays membres voteront pour approuver les choix de Pieth lors du congrès du 25 mai à Budapest, en Hongrie.

Une fois en poste, les dirigeants enquêteront sur l'intégrité des candidats qui aspirent à des positions au sein de la FIFA.

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