NOUVELLES

Le Longueuillois Philippe Davies croit en ses chances d'aller aux JO

30/03/2012 02:41 EDT | Actualisé 30/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Longueuillois de 21 ans Philippe Davies va bientôt devoir réfléchir à son avenir et se dénicher un nouveau club — fort probablement en Europe. Mais d'ici là, il va se concentrer exclusivement sur le match de demi-finale que l'équipe canadienne des moins de 23 ans disputera au Mexique, samedi, lors du tournoi de qualification olympique de la CONCACAF.

Après tout, ce match-là sera on ne peut plus crucial. Une victoire contre les puissants Mexicains et les Canadiens se qualifieront pour le tournoi olympique de Londres. Ce serait la première fois depuis 1984 que le Canada participerait aux JO.

La sélection canadienne U-23 a fini deuxième de son groupe à la suite d'une victoire de 2-0 aux dépens des États-Unis et de matchs nuls face au Salvador (0-0) et Cuba (1-1). Davies s'est dit optimiste que les siens sauront afficher le même panache devant les Mexicains qu'ils l'ont fait contre les Américains.

«Ça va être dur, on le sait, mais en même temps on sait qu'on a causé une surprise contre les États-Unis, alors on peut le faire encore», a déclaré le milieu de terrain depuis Kansas City, là où sera disputée la demi-finale, samedi soir.

«L'approche sera un peu la même. Le Mexique va être un peu plus technique que les États-Unis, mais il va encore falloir fermer l'espace rapidement entre les défenseurs et les milieux de terrain, pour les empêcher d'exploiter les écarts entre les deux lignes. Et quand viendra le temps d'aller vers l'avant, il faudra le faire le plus vite possible.»

Ils sont plusieurs, à commencer par Davies, à être déçus que le Canada ait accordé un but tardif à Cuba et ainsi concédé une nulle alors qu'une victoire aurait permis de terminer premier du groupe et d'affronter le Honduras en demi-finale. Sauf qu'un tel affrontement n'aurait pas été tellement plus facile. D'une manière ou d'une autre, il aurait fallu que la troupe de l'entraîneur Tony Fonseca puise dans toutes ses ressources pour réussir à atteindre la finale de lundi.

Davies s'est dit confiant que les joueurs canadiens ont le caractère nécessaire. Ils l'ont d'ailleurs montré, selon lui, en disposant des États-Unis et en obtenant une place en demi-finale.

«Il n'y avait pas beaucoup de monde qui croyait en nous, a noté l'ancien joueur du FC Sélect de la Rive-Sud. Mais nous, les joueurs, ça fait longtemps qu'on se connaît. On sait qu'on peut faire quelque chose de spécial.

«Quand tu y penses, on est maintenant à un match des Jeux olympiques», a ajouté Davies. Les deux finalistes du tournoi obtiendront un laissez-passer pour les JO de Londres.

Un club bientôt

Davies connaît également Fonseca depuis un bon moment. Il a joué pour lui au sein de l'équipe canadienne U-20. Il a ainsi pu faire ses preuves aux yeux de celui qui l'a sélectionné pour les qualifications olympiques, même si le jeune athlète de six pieds n'appartient à aucun club en ce moment.

Davies ne restera pas libre très longtemps, par contre. Dès la fin du tournoi, il se rendra en Europe afin de rendre visite à au moins deux clubs intéressés à ses services. Question de poursuivre des négociations déjà entreprises avant le tournoi et de voir sur place, d'un côté comme de l'autre, si l'intérêt initial se confirme.

Davies n'a pas voulu révéler l'identité des clubs en question, mais l'un d'eux serait le club danois FC Nordsjälland, où le milieu actuel de l'Impact de Montréal Patrice Bernier a évolué de 2008 à 2011.

Cette liste pourrait s'allonger puisqu'après le match contre les États-Unis, au cours duquel Davies a été à l'origine des deux buts des siens, le téléphone de son agent s'est mis à sonner beaucoup plus souvent.

«Mon agent m'a parlé un peu des possibilités mais comme je lui ai dit, pour le moment je ne veux pas me concentrer là-dessus, je veux juste penser au match de samedi, et on verra après», a indiqué Davies.

L'Impact n'a pas communiqué avec lui. Il faut dire que si Davies revenait dans la MLS, les Whitecaps, son ancien club, auraient premier droit de refus. Le club de Vancouver a libéré Davies, à la demande de ce dernier, en janvier.

Que Montréal ne soit pas l'un des scénarios possibles ne dérange pas Davies, même si c'est sa ville d'origine.

«Je souhaite (à l'Impact) tout le bien parce que Montréal c'est ma ville, mais j'ai commencé ma carrière à Vancouver et pour moi, mon club en Amérique du Nord, c'est Vancouver et pas Montréal», a-t-il dit des Caps, où il a fait ses débuts en résidence à l'âge de 16 ans.

«C'est un peu ça, la différence entre le hockey et le soccer. Il n'y a peut-être pas, on pourrait dire, le même attachement (à l'Impact qu'au Canadien)», a-t-il ajouté.

Davies estime que l'Europe représente la meilleure option pour lui. Il n'a même pas voulu entendre parler d'offres de clubs de la NASL, en deuxième division nord-américaine.

«Il y a plus d'opportunités (en Europe), a-t-il avancé. Un phénomène qu'on retrouve ici en Amérique du Nord, c'est que même si tu as eu une bonne saison, ce n'est pas valorisé autant qu'en Europe.

«En Europe, si tu connais une bonne saison, après il y a beaucoup plus de possibilités qui s'ouvrent. Ici, un joueur comme Etienne Barbara, qui a été le meilleur marqueur de la NASL, ne pouvait même pas espérer avoir droit à de bonnes garanties (de contrat) en MLS. Et ce, même si c'est un bon joueur», a dit Davies de l'attaquant qui s'est joint aux Whitecaps avant la présente saison.

PLUS:pc