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La croissance du PIB canadien a ralenti à 0,1 pour cent en janvier

30/03/2012 09:14 EDT | Actualisé 30/05/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'économie canadienne a débuté l'année sur une note positive, bien qu'un peu hésitante, le produit intérieur brut (PIB) ayant affiché une modeste hausse de 0,1 pour cent en janvier après avoir terminé 2011 en lion.

Cette croissance est conforme aux attentes des économistes, mais les marchés ont néanmoins été agréablement surpris par une révision à la hausse d'un dixième de point de la progression de décembre, qui s'établit maintenant à 0,5 pour cent.

Les analystes ne s'entendent pas sur la suite des choses à la lecture du rapport de Statistique Canada, mais certains s'attendent malgré tout à de meilleurs résultats pour les mois à venir.

«Ça a été plus faible, mais si on prend les deux derniers mois ensemble et fait une moyenne, on obtient une croissance économique de 0,3 pour cent par mois, ce qui représente en fait une solide performance», a noté l'économiste en chef de la Banque TD, Craig Alexander.

M. Alexander ne voit rien dans les données sur le PIB de janvier qui ne puisse le convaincre de changer ses perspectives économiques pour l'ensemble de l'année. Il a récemment révisé à la hausse sa prévision de croissance pour 2012, la faisant passer de 1,7 à 2,2 pour cent, essentiellement en raison des bonnes nouvelles en provenance d'Europe et de la reprise aux États-Unis.

Derek Holt, de la Banque Scotia, s'est quant à lui inquiété de la faiblesse de certains détails du rapport, notamment du recul de secteurs clés comme l'activité minière et l'extraction de pétrole, la foresterie et les pêches, la construction et l'administration publique.

L'étonnante vigueur des services publics et de la fabrication, particulièrement chez les constructeurs automobiles, a représenté la plus importante contribution au PIB.

Les revers connus par certains secteurs clés pourraient être attribuable à des facteurs temporaires. Statistique Canada a notamment évoqué le lock-out de l'aluminerie de Rio Tinto à Alma pour expliquer le déclin des ventes de métaux primaires. Le lock-out de Caterpillar à London, en Ontario, a aussi vraisemblablement joué un rôle, a noté Erin Weir, économiste pour le Syndicat des Métallos.

Le rapport publié vendredi par l'agence gouvernementale a mis en relief la cinquième hausse mensuelle consécutive du secteur de la fabrication, lequel a avancé de 0,7 pour cent.

La production de biens durables a progressé de 0,8 pour cent, avec une plus importante production de produits métalliques, de matériel de transport et de produits en bois.

Des hausses ont aussi été observées dans les secteurs de la finance et des assurances, des services publics, du commerce de gros, dans certaines industries liées au tourisme et dans le secteur public.

L'extraction pétrolière et gazière a cédé 0,9 pour cent, la chute prononcée de l'extraction de gaz naturel ayant plus que compensé les gains de la production de pétrole brut.

La production de biens non durables a avancé de 0,6 pour cent grâce à la vigueur de la production de produits chimiques et d'aliments.

Le secteur de la finance et des assurances a progressé de 0,4 pour cent, essentiellement grâce à une hausse des activités de gestion de fonds communs, des hypothèques résidentielles et des prêts aux entreprises.

Le commerce de gros a pris de l'importance tandis que le commerce de détail est resté stable.

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