Les étudiants veulent que la ministre Beauchamp ouvre plus grande la porte

Manifestation Etudiante

Première Publication: 30/03/2012 10:11 Mis à jour: 30/03/2012 20:25

MONTRÉAL - De passage à Gaspé, vendredi, le premier ministre Jean Charest a justifié l'augmentation des droits de scolarité en alléguant que les étudiants allaient absorber 17 pour cent du coût, alors que dans les années 1960, les étudiants assumaient 25 pour cent du coût. Par ailleurs, les associations étudiantes ont salué l'ouverture de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp.

Les étudiants réclament toutefois une plus grande ouverture de la part de la ministre Beauchamp en vue de discuter des droits de scolarité, pas seulement de l'aide financière.

La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale (FECQ) ont rencontré la presse vendredi matin devant le Collège Rosemont, à Montréal, pour exprimer leur satisfaction de voir la ministre entrouvrir la porte à des discussions avec les étudiants en grève, mais exprimer aussi leur insatisfaction de voir qu'elle refuse d'emblée leur revendication de gel des droits de scolarité.

Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin estime que le noeud du problème se situe autour des droits de scolarité à l'université. Selon lui, la ministre ne peut donc pas occulter complètement cette situation-là.

En après-midi, vendredi, des centaines d'étudiants se sont rassemblés devant la maison de Jean Charest à Westmount, dans le but de sensibiliser les citoyens mieux nantis.

Ils étaient aussi nombreux à manifester un peu partout au Québec, dont à Gaspé, où le premier ministre Jean Charest était de passage pour faire la promotion du Plan Nord, et à Québec devant l'Assemblée nationale.

Toutefois, le premier ministre n'a pas fléchi. «Quand on inclut le calcul du crédit d'impôt auquel ont droit les citoyens québécois sur les droits de scolarité ça revient à une augmentation de 235 $ par année. À terme, quand seront terminées les augmentations, les étudiants vont assumer 17 pour cent du coût, alors que dans les années 60, les étudiants assumaient 25 pour cent du coût. Et c'est très raisonnable surtout quand on tient compte du fait que chaque étudiant coûte aux contribuables québécois 12 500 $ par année.»

Jeudi, la ministre Beauchamp s'était dite ouverte à discuter avec les associations étudiantes en grève, mais avait répété qu'il n'était pas question de gel des droits de scolarité, ce que revendiquent la FECQ et la FEUQ, ou de gratuité scolaire, ce que veut la CLASSÉ (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante).

En entrevue, vendredi, la ministre a réitéré sa position. Il n'y aura pas de discussions sur la base de la contribution financière des étudiants. «Je ne peux pas aller m'asseoir à une table avec les étudiants et dont le sujet de discussion est: 'à qui d'autre vous devez refiler la facture'. Non, je n'accepterai pas de refiler la facture à quelqu'un d'autre», a-t-elle dit.

La porte reste ouverte, a précisé Mme Beauchamp, si les étudiants veulent discuter de l'accessibilité aux études ou de la gestion des universités. Mais les fédérations étudiantes croient que la ministre ne peut pas limiter ainsi le cadre des négociations.

Entre-temps, d'autres actions sont à venir de la part des étudiants, notamment une autre grande manifestation à Sherbrooke, la circonscription du premier ministre Jean Charest, le 4 avril.

«On s'attend vraiment à plusieurs milliers d'étudiants. Le 22 mars, on a fait la plus grande manifestation de l'histoire de Montréal. On s'est donné le défi de faire la plus grande manifestation de l'histoire de Sherbrooke», a indiqué M. Bureau-Blouin.

Par ailleurs, les associations étudiantes FECQ et FEUQ, d'une part, et la CLASSÉ, d'autre part, qui ont traditionnellement vécu quelques tensions, semblent vouloir se rapprocher de façon plus formelle.

M. Bureau-Blouin a précisé que ces associations allaient discuter pour «mettre sur pied un comité inter-associatif de négociation», arguant que «c'est extrêmement important que les étudiants continuent de faire front commun, continuent d'être unis».

«Entre chaque organisation, ça arrive des fois qu'il y ait de petits irritants, mais nous on veut vraiment abaisser ça au maximum. On pense que les étudiants n'en ont que faire des guerres de bannières. L'important, c'est de 'focuser' sur la cible», a plaidé M. Bureau-Blouin.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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Date de publication  | 
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17:05 sur 30/03/2012
Plusieurs CEGEP sont maintenant en grève illimité jusqu'à ce que la ministre entre en négociation avec les étudiants sur les frais de scolarité (pas les prêtes et bourses). Le ministre va plier ! Ne lâchez pas !
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
16:23 sur 30/03/2012
Le mouvement a dérapé de sa raison du moment que le PQ, QS et les Syndicats ont récupéré ce mouvement avec les amis de Radio Canada pour chercher à nuire au Gouvernement en place....G ouvernement démocratiquement élu.

Le problème aurait été réglé depuis longtemps si le PQ n'avait pas cherché à controller les Étudiants....impossible d'arriver à aucun accord surtout avec l'attitude désinvolte et intransigeante de nos profiteurs du système.

Je dis qu'il est temps de couper les prêts et bourse à ceux et celles qui n'étudient pas en ce moment.

Nous vivons des moments tragiques, parceque trop de monde pense que tout leur est dû...!
et au nom de quoi SVP ?
Surtout s'il n'y a aucun effort individuel en retour.

Le prochain Gouvernement devra s'inspirer des Politiques d'Ottawa et responsabiliser de nouveau tout le monde en retirant les tétines à des bébés de 29 ans qui vivent encore au crochet des parents, n'ont pas commencé à travailler et ce plaignent qu'on ajoute 2 petites années à l'âge de la retraite....
17:03 sur 30/03/2012
Cesser votre propagande, ce sont les étudiants qui ont votés massivement pour la grève, pas le PQ ni QS ou les syndicats. LES ÉTUDIANTS.
21:16 sur 30/03/2012
Vous avez tout à fait raison, en espérant que le prochain gouvernement ne sera aucun des partis de l'opposition qui les encouragent.
15:12 sur 30/03/2012
Ce n'est qu'à partir des années soixante que les québécois ont collectivement eu accès à l'éducation. Le ministère de l'éducation date de cette époque, de même que les Cégeps qui visaient à démocratiser l'accès aux études et aussi à améliorer la compétence des travailleurs québécois, afin de leur donner accès à de meilleures opportunités et en conséquence de développer notre économie. Car finalement tout se tient et réduire l'éducation supérieure à n'être qu'un choix personnel sans incidence sur la société est aussi stupide que de dire la même chose de l'éducation élémentaire ou secondaire et c'est encore plus vrai aujourd'hui que ce l'était il y a 30 ou 40 ans.

Personne ne remet en question la gratuité au niveau primaire et secondaire, celui qui le ferait serait considéré comme un barbare et un débile. Les québécois ont donc intégré collectivement ce principe qu'il est normal que la société défraie les coûts de l'éducation de sa jeunesse. Ils ont même admis, non sans réticences au début, le bien fondé de la gratuité au niveau collégial.

Il est évident et cette évidence s'est finalement imposée, que la société bénéficie des fruits de la scolarisation de sa jeunesse. Donc personne ne va accuser un jeune du primaire ou du secondaire d'être un paresseux ou un profiteur, parce qu'il étudie dans un système public subventionné.
15:11 sur 30/03/2012
Par contre, il semble que certains québécois ne soient pas encore passés à l'étape suivante qui consiste à considérer les études universitaires comme étant payantes pour la collectivité. Qu'est-ce qui motive cette tendance à considérer comme une aberration ce qui est normal aux trois autres niveaux ? Pourquoi refuser la gratuité ou au moins le gel des frais quand il s'agit des études universitaires ? Pourquoi cette levée de boucliers quand on sait que ceux qui font des études universitaires contribueront généralement plus que les autres en impôts et en taxes, sans compter les retombées économiques des découvertes et les fruits de la recherche ? D'où vient cette réticence à faire en sorte que les études universitaires demeurent le plus accessibles possible ?
15:11 sur 30/03/2012
En fait, dans le débat actuel sur les frais, on retrouve le même genre d'argument que certains faisaient valoir à l'encontre de la gratuité au collégial à l'époque et qui consiste à ne pas donner aux études supérieures de valeur économique autre qu'individuelle. Pourtant, la majorité comprend très bien la valeur économique collective des études primaires et secondaires, mais le blocage intervient avec les études supérieures. D'où vient ce blocage, de l'égoïsme de ceux qui ne veulent pas payer, d'un manque de vision des retombées de l'éducation au niveau de la collectivité, d'une mentalité à courte vue qui ne conçoit que les dépenses immédiates, sans être en mesure d'envisager les intérêts éventuels de l'investissement ou tout simplement d'un mépris de l'éducation supérieure perçue comme une affaire d'intellectuels et de snobs ?
15:10 sur 30/03/2012
Il est toujours intéressant de se questionner sur ce qui motive ceux qui ne voient pas l'éducation supérieure comme un investissement. Parce que c'est un investissement, sans doute le plus profitable que puisse faire une société, en particulier une société peu nombreuse et qui doit impérativement assurer son avenir. Il y a divers types d'investissements que peut faire une société, certains rapportent immédiatement, par exemple subventionner une entreprise pour la création d'emplois dans un secteur, d'autres rapportent sur une plus longue échéance, comme le développement hydro-électrique. Nous comprenons ces enjeux, quand il s'agit de questions économiques, mais nous ne semblons pas faire le lien entre l'éducation et les enjeux économiques de l'avenir, parce que c'est aussi de cela qu'il s'agit, de comment nous aurons ou non fait en sorte de maximiser nos chances de lendemains qui chantent en investissant dès aujourd'hui dans l'éducation supérieure.

Ce qui était suffisant pour réussir en 1960, l'est infiniment moins aujourd'hui et dans une économie d'avenir qui en sera largement une de savoir, continuer à penser que l'éducation supérieure n'est qu'une affaire personnelle, c'est échouer lamentablement l'examen d'entrée dans l'économie de demain.
14:28 sur 30/03/2012
Avant de pouvoir voter, il faut savoir penser.
André Meloche. Tribune libre de Vigile

"Vivre en démocratie, c’est laisser aller le pouvoir au profit de la grandeur. Quiconque maintient que l’éducation s’achète et se monnaye n’a rien compris à la connaissance. (...) Apprendre est un geste humain. Et si on marchandise le savoir, on asservit la pensée. (...)

Je suis totalement opposé à la hausse des frais de scolarité parce que ce savoir – y compris celui qui me traverse, qui me fonde mais qui ne m’appartient pas – que j’ai eu la chance de vivre est universel. (...)

Le monde marchand n’est pas généreux. Il est petit. À nous de supporter entièrement les étudiants, notre humanité de demain…"
http://www.vigile.net/La-gratuite-des-frais-electoraux
14:09 sur 30/03/2012
Hausse des droits de scolarité
Quand succès scolaire et gratuité universitaire vont de pair

(...) « Tout bon parent sait d’expérience que pour devenir un bon étudiant, il faut étudier. De la même façon, pour être un bon nageur, il faut nager. Un musicien qui ne ferait pas chaque jour ses gammes ne sera probablement jamais le bon musicien qu’il voudrait devenir.

Dans cet esprit, un parent intelligent souhaitera toujours que son enfant consacre davantage de temps à ses études qu’à un emploi.

Étonnamment, pas plus que les ministres du Gouvernement, les recteurs n’ont encore compris cela.

Bizarrement, ils ne demandent pas aux étudiants de consacrer plus de temps à leurs études pour qu’ils deviennent de meilleurs étudiants. Ils ne leur demandent pas non plus d’étudier et d’explorer le monde pour devenir des étudiants curieux. Ils ne leur proposent pas de leur donner plus de temps. Ils leur demandent honteusement de l’argent, juste plus d’argent.» (...)
http://www.vigile.net/Quand-succes-scolaire-et-gratuite
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Reflexion01
Reflexion 101
12:52 sur 30/03/2012
Négocier quoi ?
Je viens de compléter mon rapport d'impôt....avec le Provincial ça sert à rien de travailler au Québec, on devient des éponges sèches.

On est les plus taxés et il faudrait commencer vraiment à penser à l'utilisateur payeur.
Les babies boomeurs n'attendaient rien de personne et il n'y avait pas le 1/10 des services qu'il y a aujourd'hui.

On voit des étudiants en voitures parader avec drapeaux....partout en déplacement, avec resto etc....qui leur paye l'essence et les frais de déplacements au Québec ?
Les syndicats ? ces organisations mafieuses dont on faut se tenir loin....?
La caisse secrête du PQ ?

Le discours Étudiant est devenu un discours politique anti-libéral ...je suis certains que les étudiants massivement réprouvent cela !

Le Gouvernement doit penser à commencer à annuler les prêts et bourses des étudiants qui foute la pagaille ici et les envoyer travailler pour prendre un peu de maturité !
13:14 sur 30/03/2012
Organisations mafieuses ? Elles sont du côté de John James Charest.
13:44 sur 30/03/2012
Arrete !!!!!
Tu vas me faire pleurer
Pour reprendre les propos de certains sur les étudiants
On en voit plein de contribuables sur les plages dans le sud l'hiver doivent pas etre si cassé que ca.
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Reflexion01
Reflexion 101
16:14 sur 30/03/2012
Ils ont travaillé ces contribuables eux...au moins !
21:21 sur 30/03/2012
Peut-être pas, mais eux, leurs vacances ils les ont mérité par leur travail, et pour les payer, ils ne quémandent rien à personne.
11:14 sur 30/03/2012
Ils sont vraiment de mauvaise foi et jamais ils seront contents, peut importe ce que fera le gouvernement.
11:29 sur 30/03/2012
Au contraire, ils savent ce qu'ils veulent d'une part et, d'autre part, à l'instar de plus de 70% de la population du Québec, ils ne peuvent s'offrir le luxe de faire confiance à cette troupe de manipulateurs-menteurs du gouvernement. La ministre, au nom de son gouvernement, ne cherche qu'à sauver le peu qu'il lui reste de face...
11:51 sur 30/03/2012
Savoir ce que l'on veut ne suffit pas, il faut avoir raison de l'avoir. Ce qui n'est pas clair dans ce cas. Il est normal et justifiable dans une société équitable que les frais de scolarité augmentent comme tout autre frais de la vie. Dans ce cas, ils font preuve d'une fermeture en ne voulant pas négocier une hausse raisonnable de frais de scolarité.
12:34 sur 30/03/2012
je sais ce que je veu, je veu la lune... est ce raisonnable?

NON alors il y aura hausse et au minimum celle qu'a annoncé la ministre, le reste çà ce discute.

et que ces étudiant retournent aux étude, le gouvernement doit se tennir debout haut droit et fort.
13:03 sur 30/03/2012
Exact, la mauvaise foi des étudiants qui manifestent est évidente et les coûts de tout ça seront encore refilés sur le dos des contribuables. Réalisent-ils qu'ils sront eux-mêmes contribuables un jour.....quand le système va éclater à force de quémander à l'État et de vivre au dessus de nos moyens.
13:49 sur 30/03/2012
Vous venez de placer le doigt sur un point central en affirmant « qu'un jour ils seront aussi contribuable ». D'ici là, ils ne le sont pas; ils s'y préparent aux études. Et pour y réussir, l'étudiant doit étudier le plus possible et non consacrer ce temps là au travail. Ce qui est vrai à tous les niveaux d'étude.

L'incohérence de ce gouvernement est d'une part, chercher à limiter le temps travailler chez les ados du secondaire afin de baisser le taux de décrochage scolaire, et d'autre part, placer le même étudiant devant l'obligation de travailler de ses heures d'étude une fois arrivé aux études supérieures.

L'État est celui qui retire le plus de ses citoyens instruits. Il est du devoir de l'État d'encourager le plus grand nombre aux plus hautes études. Ce n'est pas en promouvant le décrochage faute de moyens financiers qu'on y arrivera. Tous les scénarios catastrophes, que la propagande mensongère que signent les incompétents du gouvernement, sont démentis chez de nombreux États ou l'étude est gratuit à tous les niveaux.
15:37 sur 30/03/2012
Est-ce que vous questionnez la mauvaise foi du gouvernement quand il utilise notre argent pour subventionner des folies ou des projets qui ne rapportent qu'a certains, mais jamais aux contribuables ? Que pensez-vous des entreprises d'informatique qui nous coûtent des centaines de millions et ne produisent aucun résultat ? Que pensez-vous des 4,5 millions pour la campagne publicitaire de Revenu Québec ? Que pensez-vous du gouvernement qui investit plus de 3 millions pour installer des bancs et autres conneries dans le secteur de l'Îlot Voyageur ? Que pensez-vous de tout l'argent jeté par les fenêtres en extras et autres folies au niveau de la construction ? Selon vous Rousseau et patapouf étaient-ils de bonne foi dans les magouilles avec Coventry qui se sont soldées par 40 milliards de pertes ?

Qui est de bonne foi dans ce débat ? Ceux qui refusent de rendre des comptes ou ceux qui en demandent ?