La nageuse Audrey Lacroix obtient son billet pour les JO de Londres

Audrey Lacroix Londres Olympiques

Première Publication: 30/03/2012 20:49 Mis à jour: 30/03/2012 22:12

MONTRÉAL - Pendant un moment, Audrey Lacroix a eu un doute en portant son regard vers le panneau indicateur de la piscine du Parc olympique, vendredi. Puis, le visage de la nageuse de Pont-Rouge s'est illuminé en constatant qu'elle avait gagné la course. Londres me voilà, pouvait-elle se dire.

Lacroix n'a pas obtenu un temps inférieur à celui du standard A, en finale du 200 mètres papillon de la compétition de sélection olympique canadienne. Qu'à ne cela tienne, la victoire obtenue a été suffisante pour la faire monter à bord de «l'autobus des Jeux olympiques» de Natation Canada.

«Après avoir vu mon temps, j'ai cherché mon rang. J'ai finalement vu le chiffre un à côté de mon nom et j'ai été soulagée», a-t-elle confié.

Lacroix, âgée de 28 ans, a devancé sa jeune concitoyenne de Pont-Rouge, Katerine Savard, à l'aide d'un chrono de 2:09,01 - à environ trois secondes de son meilleur temps (2:05,95), qui est également le record canadien. Le temps de qualification était de 2:08,95. Savard, déjà qualifiée pour Londres au 100 mètres papillon, a suivi en 2:09,78. MacKenzie Downing, de Whitehorse, au Yukon, a fini troisième en 2:10,37.

Lacroix, qui en sera à ses deuxièmes JO de suite, avait fait craindre le pire en n'atteignant même pas la finale au 100 mètres, mardi. Vendredi, elle a doublé ses rivales au cours des 50 derniers mètres.

«L'objectif ce soir (vendredi) était de se qualifier, a-t-elle affirmé. C'est sûr que j'aurais voulu faire mieux que le standard A, mais je l'ai fait l'été dernier. L'important, c'était d'avoir mon billet et j'ai réussi.»

Savard, 18 ans, avait amorcé l'épreuve sur les chapeaux de roues, comme à l'accoutumée, arrivant à mi-chemin en une minute et plus.

«Il était temps que ça finisse, cinq mètres de plus et je me demande si j'aurais pu compléter la course, a soupiré Savard. J'ai eu de la difficulté dans mes 50 derniers mètres, mais ça m'arrive tout le temps. Je travaille sur mon endurance. Je vais améliorer cet aspect au cours des prochaines années.»

Au 100 mètres libre masculin, Brent Hayden, de Mission, en Colombie-Britannique, n'a pas eu à trop forcer la note, en nageant en 48,53 secondes. Ses trois plus sérieux poursuivants, Richard Hortness (49,21), de Medecine Hat, en Alberta, Colin Russell (49,69), de Burlington, en Ontario, et Thomas Gossland (49,98), de Vancouver, n'ont pas tout perdu puisqu'ils se sont qualifiés à titre de membres du relais.

Hayden, champion du monde en 2007, avait réalisé un temps de 48,68 lors des préliminaires. Le médaillé d'argent aux derniers championnats du monde n'avait qu'à concrétiser sa place dans l'équipe canadienne, à titre de pré-qualifié.

Au 200 QNI féminin, Julia Wilkinson, de Stratford, en Ontario, a vaincu la détentrice du record canadien Erica Morningstar, de Calgary, en 2:12,78. Mais Morningstar a assuré sa participation aux JO avec un temps de 2:12,99. Alexa Komarnycky, d'Etobikoke, en Ontario, a pris le troisième rang.

Huot rétablit l'ordre

Surpris dans les courses préliminaires du 100 mètres libre, le paranageur québécois Benoît Huot a pris sa revanche en finale face à Nathan Stein, de Surrey, en Colombie-Britannique.

Le détenteur du record du monde a signé un chrono de 53,22 secondes, 19 centièmes devant le jeune Stein, qui a de nouveau amélioré sa marque personnelle. En matinée, Stein avait coiffé Huot de 71 centièmes, en 54,76 secondes.

«Nathan a offert toute une performance ce matin, mais il m'a davantage surpris ce soir, a admis Huot, 28 ans. Je ne croyais pas qu'il pourrait faire mieux. Il m'a poussé à me surpasser, c'est positif. C'est bon de voir qu'il y a de la relève au pays.»

Au 200 QNI féminin, la triple championne paralympique Valérie Grand'Maison, de Montréal, est restée intouchable.

Il reste encore deux journées de compétition et l'entraîneur de l'équipe canadienne, Pierre Lafontaine, s'est dit confiant qu'on atteigne le total de 28 nageurs dans l'équipe olympique, comme à Pékin en 2008.

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Publié par Myriam Lefebvre  |