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Ginette Reno ne sera pas présente aux trophées Junos (VIDÉO)

29/03/2012 01:49 EDT | Actualisé 29/05/2012 05:12 EDT
PC

TORONTO - On entend souvent dire, dans les galas de remise de prix, qu'«être en nomination est déjà un honneur».

C'est une phrase que ne dira sans doute pas Ginette Reno, ce week-end, au gala des prix Juno à Ottawa. En fait, bien qu'elle soit nommée dans la catégorie du prix du public au côté de vedettes canadiennes très connues comme Justin Bieber, Michael Bublé et Nickelback, le porte-parole de la chanteuse affirme qu'elle n'assistera même pas à la cérémonie.

Pierre Raiche estime que la nomination prouve que l'organisation des Junos ne comprend pas vraiment ce qui se passe en musique au Québec.

Il considère la nomination «un peu comme une blague», parce qu'il croit que Ginette Reno, qui ne souhaite pas parler publiquement du gala, n'a aucune chance de gagner.

Raiche ajoute que la chanteuse n'«était pas vraiment contente (de la nomination) parce qu'elle croit vraiment qu'elle est dans la mauvaise catégorie».

La cérémonie des prix Juno se tiendra dimanche.

Si on voulait reconnaître le travail de Ginette Reno, on aurait dû inclure son dernier album, «La musique en moi» dans la catégorie de l'album francophone de l'année, affirme Raiche, au lieu de l'opposer à un groupe d'artistes anglophones bien connus, qui inclut également Arcade Fire, Avril Lavigne, City and Colour, Deadmau5, Drake et Hedley.

L'équipe de Ginette Reno n'en est pas à ses premières frustrations au sujet des Junos, bien qu'elle y ait remporté quatre trophées dans sa carrière et qu'elle ait aussi été nommée pour le prix du public en 2010.

«En 2009, nous avions célébré ses 50 ans de carrière avec un gros album, un gros retour (...) et au Québec, nous avions été nommés dans quatre catégories à l'ADISQ», rappelle Raiche. «Nous avions gagné les quatre prix. Et aux Junos? Nous n'avons pas été en nomination. C'est arrivé une fois et nous n'avons rien dit, nous n'avons pas fait de bruit, rien.»

«Puis, en 2011, la même chose se reproduit. Nous lançons («La musique en moi») en mars, nous gagnons l'album de l'année et le meilleur vendeur (à l'ADISQ). Et nous n'avons même pas été nommés aux Junos (pour cet album). C'est évident qu'il y a quelque chose d'étrange là-dedans», ajoute-t-il.

La président de l'Académie canadienne des arts et des sciences de l'enregistrement, Melanie Berry, croit que Ginette Reno mérite de se retrouver dans la catégorie du choix du public.

«Les nommés étaient auparavant toujours choisis selon les chiffres de ventes, et cette année, les ventes — qui sont très fortes pour Ginette Reno — ne comptaient que pour 50 pour cent», explique-t-elle, ajoutant que les autres 50 pour cent sont déterminés par la couverture médiatique et l'intérêt sur les médias sociaux, qui ont aussi été très forts pour la chanteuse.

Le vote des fans, en ligne, déterminera le gagnant du prix.