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Droits de scolarité: un étudiant porte son combat contre la grève en Cour supérieure

29/03/2012 07:44 EDT | Actualisé 29/05/2012 05:12 EDT
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MONTRÉAL - Ce ne sont pas tous les étudiants qui applaudissent à la grogne contre la hausse des droits de scolarité ayant vidé les salles de classe à travers le Québec — et l'un d'entre eux va même jusqu'à combattre en cour les prétendues grèves étudiantes.

Guillaume Charette soutient que les étudiants qui ont payé pour des cours devraient avoir le droit de les suivre sans obstruction ou harcèlement.

L'étudiant en droit de l'Université de Montréal était en Cour supérieure jeudi pour faire valoir des requêtes en injonction contre des associations étudiantes, l'université et un regroupement au coeur des protestations un peu partout dans la province.

En marge de la grogne des étudiants contre le gouvernement, un contingent moins bruyant s'est élevé contre les grèves. Certains de ces jeunes ont dit avoir subi des menaces pour s'être opposés au mouvement contre la hausse des droits de scolarité.

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Guillaume Charette a dit n'avoir pu se rendre en classe lors de deux journées en particulier au cours de la dernière semaine. Il a soutenu que la notion de «grèves étudiantes» ne fait aucun sens car les étudiants sont davantage des consommateurs que des travailleurs syndiqués.

Le jeune homme argue que des étudiants ont le droit de protester, mais que cela ne devrait pas contraindre tous à suivre la même voie. Il demande aussi à l'Université de Montréal de reprendre les cours annulés durant les protestations.

La requête vise la «déclaration des droits des étudiants d'avoir accès à leurs cours sans obstruction, harcèlement, intimidation ni dérangement».

Guillaume Charette doit obtenir son diplôme cette année. Pour obtenir une injonction préliminaire, il doit démontrer l'urgence de sa requête et prouver qu'il a subi des préjudices irréparables.

L'action en cour vise l'Association des étudiants en droit, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et la vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable de l'Université de Montréal.