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Marine Le Pen accuse le gouvernement de minimiser le risque fondamentaliste

28/03/2012 02:57 EDT | Actualisé 28/05/2012 05:12 EDT

PARIS - Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidence française, a estimé mercredi que le «risque fondamentaliste» en France était «volontairement minimisé» par le gouvernement actuel.

Selon Mme Le Pen, le gouvernement chercherait à cacher les relations qu'avait Mohamed Merah avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et les «carences» de ce service dans le suivi du tueur présumé de Toulouse et de Montauban.

«Il va falloir que M. Guéant (ministre de l'Intérieur, NDLR) réponde à des questions» sur Mohamed Merah et le suivi dont il a fait l'objet, a-t-elle affirmé sur France-2.

«Comment a-t-il acquis la nationalité française? Comment vivait-il? Comment pouvait-il avoir un deux-pièces au moment où des millions de Français n'arrivent pas à se loger et que manifestement il touchait des aides sociales?», a-t-elle lancé.

«Quel petit voyou de banlieue du type de Mohamed Merah a le numéro de téléphone direct d'un policier de la DCRI, comme le révèle M. Squarcini» (le patron de la DCRI), a encore demandé la candidate du Front national, avançant l'idée que le jeune Franco-Algérien était «peut-être un indicateur de la police».

Pour Marine Le Pen, «on cherche à refermer la parenthèse Merah en disant que c'est une exception, que c'était un loup solitaire». Or, assure-t-elle, «ce n'est absolument pas un loup solitaire, des profils tels que celui-là, il y a en a (...) semble-t-il des milliers dans notre pays».

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