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La sécurité n'est pas l'apanage de la droite, dit François Hollande

28/03/2012 02:21 EDT | Actualisé 28/05/2012 05:12 EDT

NICE, France - La sécurité n'est pas l'apanage de la droite, a déclaré mercredi le candidat socialiste à la présidence française, François Hollande, alors que le drame de Toulouse semble avoir réorienté la campagne sur ce thème, a priori plus favorable à son adversaire Nicolas Sarkozy.

«La sécurité, elle n'est pas l'apanage d'une formation politique ou d'un candidat», a lancé François Hollande, la définissant comme «une obligation pour tout gouvernement et tout chef de l'État».

Le président Sarkozy, qui brigue un second mandat, progresse dans les intentions de vote depuis qu'il a officialisé sa candidature à la mi-février. Cette tendance semble s'être accentuée après la fusillade dans une école juive de Toulouse le 19 mars et la traque de l'auteur des faits dans les jours qui ont suivi. Les sondages continuent néanmoins de donner François Hollande gagnant au second tour.

Par le passé, la gauche a souvent été taxée de laxisme ou de naïveté sur les dossiers liés à la sécurité. Le candidat socialiste a donc attaqué le bilan de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un rassemblement en plein air à Nice, François Hollande a ainsi rappelé qu'au cours des cinq années écoulées, les violences contre les personnes ont augmenté en France, tandis que les effectifs de police et de gendarmerie ont diminué.

«Nous rétablirons la police de proximité», a promis le candidat socialiste devant plus de 2500 personnes rassemblées au Théâtre de verdure, selon les chiffres publiés par son équipe de campagne.

François Hollande s'est engagé, s'il est élu en mai, à créer 1000 postes par an dans la justice, la police et la gendarmerie, des effectifs qui se concentreront d'abord dans les «zones de sécurité prioritaires» qu'il compte dessiner.

Le député de Corrèze a critiqué le bilan de Nicolas Sarkozy dans son ensemble. «Nous sortons d'un quinquennat marqué par l'échec», a-t-il affirmé.

«Échec face à la montée du chômage», a accusé François Hollande, en rappelant que le candidat Sarkozy avait promis en 2007 de ramener le chômage à 5 pour cent. Selon les derniers chiffres officiels, 9,4 pour cent de la population active est au chômage en France métropolitaine (9,8 pour cent en incluant les départements d'outre-mer).

«Quinquennat de l'injustice avec ces inégalités qui n'ont cessé de croître», a poursuivi François Hollande, en dénonçant les «faveurs» accordées aux privilégiés tandis que les classes moyennes et populaires voient fondre leur pouvoir d'achat.

Nicolas Sarkozy a «bien conscience de ses insuffisances, bien conscience de ses manquements, bien conscience de ses faiblesses, alors il veut occulter son bilan comme s'il n'avait jamais gouverné», a analysé l'ex-premier secrétaire du Parti socialiste. «Par moments dans cette campagne, je me demande si je ne suis pas le sortant!»

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