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Affaire DSK: pas d'immunité, plaide l'avocat de Diallo

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William Taylor, Amit Mehta et Hugh Campbell ont la charge de défendre DSK. (AP)
William Taylor, Amit Mehta et Hugh Campbell ont la charge de défendre DSK. (AP)

NEW YORK, 28 mars 2012 (AFP) - Dominique Strauss-Kahn ne peut prétendre à une immunité lorsqu'il "a brutalement agressé" Nafissatou Diallo en mai dernier, a affirmé mercredi l'avocat de la femme de chambre devant un tribunal du Bronx à New York.

Son immunité, en tant que directeur général du FMI, était limitée à "ses fonctions officielles", a déclaré l'avocat Douglas Wigdor, lors de la première audience civile consacrée à l'affaire, en soulignant que DSK n'avait par ailleurs pas cherché à faire valoir cette immunité lors de la procédure pénale.

Sept mois après l'abandon des poursuites dans le volet pénal de l'affaire, des représentants de DSK et de la plaignante se sont retrouvés mercredi devant la cour suprême du Bronx, pour une première audience dans la procédure civile, entièrement consacrée à la question de l'immunité "absolue", qui, selon ses avocats protège DSK de toute poursuite au civil.

"DSK n'était pas un diplomate, il avait une immunité limitée", a insisté après l'audience Kenneth Thompson, l'un des avocats de Mme Diallo lors d'une conférence de presse.

"Nous voulons un procès devant un jury du Bronx", a-t-il ajouté, estimant que la partie adverse ne cherchait qu'à retarder cette échéance.

Et il s'est refusé à envisager un accord négocié, qui généralement dans le Bronx, évite un procès dans les affaires civiles.

"Nous n'allons pas parler d'un règlement amiable, elle a le droit de venir (au tribunal) et que justice soit rendue", a-t-il insisté.

Mme Diallo "attend de pouvoir témoigner", a-t-il précisé, expliquant également que sa cliente, qui n'a jamais repris son travail au Sofitel, "souffrait toujours de l'épaule et du cou, et de troubles émotionnels", conséquence selon lui de l'agression sexuelle dont elle accuse Dominique Strauss-Kahn.

En réponse à une question, il a précisé qu'il suivait les développements en France dans l'affaire du Carlton - avec la mise en examen lundi de M. Strauss-Kahn pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" - mais qu'il était "surtout préoccupé par ce qu'il a fait le 14 mai à Nafissatou Diallo".

William Taylor, avocat de M. Strauss-Kahn, s'est lui contenté de dire après l'audience que le juge était "très préparé". Et il n'a pas exclu de faire appel, si la décision du juge McKeon, attendue dans les prochaines semaines, était défavorable à son client.

Il a, une fois encore, accusé Nafissatou Diallo de vouloir "plus d'argent. C'est évidemment une question d'argent", a-t-il dit.

Le juge a consacré la majeure partie de l'audience de 90 minutes à l'interrogatoire des avocats de DSK, mais M. Taylor n'a voulu y voir aucun signe, faisant valoir que parfois des juges pouvaient prendre des décisions "à l'opposé" de ce que pourrait laisser penser leur attitude.

DES IMAGES DE L'AUDIENCE...

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DSK - Première audience civile
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